‹ BruxellesChapitre 34 sur 46 · I . K 0 1' A R ï I F. R NORD- E S T · texte numérisé non relu

I . K 0 1' A R ï I F. R NORD- E S T

lions pittoresques et très modernes tiue Ton atteint la j(jlie pièce d'eau dont les Ijords offrent au jironieneur des échap])ées de vue absolument charmantes sur ce lac improvisé, où nao-ent les cyg-nes majestueux, s'ébattent les c^anards turliulents et où se mirent les coquettes villas groupées sur ses rives. Nombre de oens encore se souviennent de ce quartier, d'apparence si lointaine dans leur jeunesse; l'étang, alors, baignait les tours de ce qui avait été la maison de plaisance du chancelier Granvelle ; d'où les noms de rue du Cardinal et de rue d(;s

Square Frère-Orban. Ancien palais du roi Albert de Belgique.

Deux-Tours donnés aux voies nouvelles tracées sur une partie de ses anciens jardins. L'auteur de la transformation, le baron de Jamblinne de Meux. est toujours vivant.

Au plateau supérieur du square Ambiorix. un groupe de sculptures du comte de l.alaing, domine l'exèdre de la jolie promenade. Ces figures évoquent les stades de l'humanité ; la Barbarie, la Société organisée, la Société ornée.

Dans le prolongement du square, à l'avenue Palmerston. nous trouvons le groupe de la Folie clniiison, de L-àmbesLUx, puis, à mi-côte, dominant la cascade d'un bassin à triple chute, le Cheval ù l'abreuvoir, un remarquable bronze de Constantin Meunier. Nul ne regrettera, pensons-

lîRL'XH r.LES

nous, de s'être, au prix d"un faible détour, procuré les agréments divers de la promenade.

Le Quartier Léopold. en dépit de la froideur engendrée par ses rues spacieuses et régulières, se coupant à angles droits, ne laisse pas d'impressionner par un caractère de noblesse indiscutable. Le sc[uare Frère-Orlxin. où, face d la rue Guimard. s'élève, signée : Ch. Samuel, la statue en

fï^*^

■■■^ffiaLéM

ÉHIÉ^^^Sr

mamm

l'iii.'io Neurdeiii-

Square Frère-Orban et église Saint-Joseph.

inarijre l)lanc(lu grand liomme d'Etat, estdominé au sud par l'église Saint- Joseph.

Conçu dans le style de la Renaissance italienne, par T.-J. Suys, et, rappelant l'église de la Trinité-des-3lonts, à Rome, ce bel édifice date de l'année 184g. Le (Juartier Léopold n'existait encore c|u'à l'état rudimentaire. L'on peut donc mesurer exactement. ])ar cette circonstance, le rapide développement de Bruxelles par l'appropriation des terrains disponibles vers l'est. Chose assez peu fréquente, l'église est, tout entière, à l'extérieur, revêtue de pierres de taille, sans aucun recours à la j^ierre blanche, même pour les sculptures de la façade. .

C'est dans Saint-Joseph c^ue Wiertz. toujours hanté par le souvenir de Rubens voulut placer sa vaste toile de la Fuite en Egypte par laquelle

Page 1