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MUSIQUE

Pour être complet, il faudrait ajouter au chapitre sur les Beaux- Arts aussi (juelques lignes sur la musique roumaine. Tout ce qu-elle produit peut se repartir en trois catégories; la musique ecclésiastique, la musique populaire et la musique sà-

y^jjfp M- Olanescu-Ascanio.

La première a pour point de départ le chant gré-

L'Universul.

gorien et n'est pas la propriété exclusive des Rouma puisqu'on la trouve identique chez les Serbes, les Grecs, les Russes et les Bulgares; ce qui appartient en propre à la Roumanie c'est d'avoir développé cette musique chorale. Le choeur de la Métropole de Iassy, reformé et réorganisé par M. Mouzicesco, jouit d'une renommé particulière qui ira bien au-delà des frontières; celui de Doamna Balasha à Bucarest est moins célèbre, bien que très digne d'attention.

Lesétrangers ne doivent pas man-

M. Virgil Daresco.

Directeur de l'Universi

quer de se rendre à ce culte le dimanche matin. La seconde catégorie se compose du Folklore musical, une collection de complaintes lyriques, les daines et de danses variées (hora) et d'airs traditionnels. Il y a dans tous ces chants des trésors, des mélodies qui pourraient être mises en œuvre par un grand musicien dès quil se trouvera. Mais la Roumanie n'a pas encore eu la chance d'avoir, comme la Hongrie son Liszt et son Brahms.

Outre le chant, il convient de citer la musique instrumentale qui est surtout le fait des lautars ou ména-

s'est les plus distingué et qui a cherché de donner à ses compositions un cachet roumain, c'est Alexandre Flechtenmacher, le premier directeur du Conservatoir de muzique de Bucarest. Il a non seulement recuelli des airs populaires mais il a su en saisir le caractère et s'en inspirer dans ses romances ses danses, ses opéras. A côte de lui, il est juste de rappeler le directeur actuel du Conservatoire de musique M. J. A. Wachman l'organisateur des

triers tziganes. Le lautar, il est vrai peut aussi bien être un chanteur qu'un jouer de violon, de flûte, ou de Cobza.

Ces trois instruments con-

stituent le fond de tout orchestre populaire. Il est à noter à ce propos que la flûte de Pan, a plusieurs tuyaux ; la cobza est une sorte de mandoline un peu plus grande que celle des Italiens.

Le pavillon d'instruments musicals <le la maison N. Mischonzniky

à l'Exposition.

La troisième catégorie comprend les œuvres nouvelles des compositeurs roumains, malheureusement plus nombreux qu'instruits plus prétentieux qu'originaux. Celui qui

concerts symphoniques à Bucarest et Ludovic-Wiest ; enfin de M. D. Vulpian dont la collection de chants populaires, malheureusement pas entièrement publiée, restera comme un précieux document.

Comme chansonnier, il faut citer Anton Pan du commencement de ce siècle, et comme compositeurs G. Çtefanesco et L. Çtefanesco ; mai celui qui les surpasse tous est, le jeune symphoniste Enesco sorti du Conservatoire de Paris.

Si de la musique nous passions au théâtre, nous aurions à mentionner comme artistes dramatiques pour ne nous arrêter qu'aux grand snoms, Millo, Aristitza Romanesco, Nottara. N'oublions pas à ce propos que

M-mes Barsesco et Théodorini qui se sont acquis une belle renommée à l'étranger sont d'origine roumaine.

M. J. A. Wachman.

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