LE COMMERCE
Nos grandes maisons de commerce ont été et sont encore en majeure partie des entreprises individuelles datant déjà de longues années et qui conduites avec habileté et capacité ont su traverser toutes les crises, parfois redoutables de notre commerce commençant; plus tard quelques unes de ces maisons voyant le cercle de leurs opérations s'agrandir et voulant étandre encore davantage leurs entreprises, ont cherché à augmenter leur pouvoir d'action en adoptant la forme des sociétés en comandite ou par actions. Parmi nos grandes maisons citons :
Le comptoir Franco-roumain — rue Lipscani No. 8, qui s'occupe d'importation et exportation a été fondé en 1 88 1 par A. Carissy qui s'associa en 1904 à Mr Lévy- Straus pour rormer le dit comptoir commandité par là banque Marmorosch, Blanc et C-ie. Actuellement le fonds de roulement est de 600.000 frs, mais qui doit passer à 1.000.000 aussitôt la transformation de la société en comman lite, en société par actions.
La maison de commission Zweif el et C-ie — Calea Mosilor No. 31 et 33 — conduite par MM. Thomas et H.
Zweifel et représentant des fabriques et des maisons commerciales de tous les pays, date de 1872, lorsqu'elle fut fondée au capital de 20.000 frs et n'avait que 2 employés; à sa mort Thomas Zweifel 1897,
Le pavillon de la maison de commission laissait Sa maison au
Zweifel et C-ie à l'Exposition. Capital de 200.000 frs,
et avait 30 employés et de nombreuses succursales. Aujourd'hui la maison est au capital de 500.000 frs, possède plus de 60 employés et fait pour près de 25.000.000 frs d'opérations par an. A l'Exposition de 1906 elle a obtenue la médaille d'or avec diplôme pour son produit „L'engrais phosphatique Thomas".
La maison Wyss-Iselin & C-ie — rue Teilor No. 9, date de 1869, lorsqu'elle fut fondée par Math. Iselin pour devenir Iselin et C-ie en 1888 et la raison actuelle en 1900; comme on le voit c'est une de nos plus anciennes maisons de commission qui représente les usines silésiennes et allemandes et nombreuses autres fabriques de l'étranger et de Roumanie. La maison est conduite par MM. H. Wyss-Iselin et F. Staeger-Haussmann.
La maison Paul Schuele, — rue Doamnei No. 14 — fondée; en 1899 représente dans le pays les fabriques d'articles de fer, les tissus, coloniaux, articles techniques, l'industrie du pétrole et l'agriculture, la commission en général avec l'étrangér.
Enfin il est juste de parler de deux grandes maisons de commerce dont le bût est justement de faciliter les
opérations de transport qui suscitent d'habitude tant d'entraves au commerce.
La maison d'expéditions internationales Schenker & C-ie de Vienne date de 1872, la filiale de Bucarest — elle en a 31 — a été crée en 1879. Cette maison a organisé des services directs pour les expéditions d'Angleterre, d'Allemagne, de France, d'Autriche et d'Italie, c'est à elle que fut confié le transport de France à Bucarest des 17.000.000 kgr. de matériel pour les fortifications de la Capitale. La maison possède plus de 500 wagons spéciaux pour ses transports et a participé à la formation des sociétés de navigation maritime Adria et Austro-américaine de Fiume et de Trieste, et de navigation fluviale de l'Allemagne de sud qui est entendue aujourd'hui avec le service de navigation roumain pour leurs transports.
Toujours en 1879 fut fondée à Bucarest la maison de transports Kohn & Mittler, les premiers transports à cette date consistaient en transports par grands chariots qui apportaient les marchandises de Bra§ov à Bucarest et autres villes du pays à travers des chemins impossibles. Cette maison au fur et à mesure de l'amélioration des routes et des moyens de transport, en même temps qu'avec le développement du commerce et de l'industrie, prit chaque jour plus d'extension et en 1905 fusionna avec la société ci dessus qui devint la société anonyme internationale des transports au capital de 2 millions.
Le Norddeutsche Lloyd société de transport qui a une succursale à Bucarest, fut fondée en 1857 en société par actions à Brème et fut reconnue sitôt par le gouvernement comme personne juridique. Le capital fut de 3.000.000. Le bût de la société fut dès le commençement d'organiser un service régulier de ses bateaux à vapeur pour les trajets de l'Europe sur fleuve et sur mer. Dans ces 50 ans depuis sa fondation réalisa les plus grande progrès possibles facilitant tous les moyens de transport soit pour marchandises soit pour voyageurs d'une manière comode et en
peu de temps. Les bateaux à vapeur de la compagnie sont très luxueux et bien aménagés.
La société est représentée très dignement à Bucarest par M. Lucasievici qui a arangé pour ce service un élégant bureau sur la Calea Victoriei au coin de la rue Régala.
Le bon goût, aujourd'hui société par actions, occupant son propre local — rue Lipscani No. 8 et rue Stavro-
poléos 1 1 ,— maison de blanc
et de confections, modes, nouveautés etc. dont les riches devantures sont pour les nombreux promeneurs de la rue Lipscani, des objets continuels de curiosité et d'admiration, a été fondée en 1880 par Mr Al.
Ascher; elle devient en 1895 la propriété de MM.
Ascher et Alb. Lévy puis bientôt — 1904 — fut formée en société en commandite sous la raison sociale Dannhauer, Delettre & Co.
. „ ,x„ La maison G. S. Be-
Les grands magasins „Au bon gout".
rue Lipscani. cheanu & I. ïliescu — rue
Lipscani No. 26 — a été fondée par S. Becheanu en 1851, c'est une des plus anciennes et en même temps des plus solides maisons de commerce de Bucarest; en 1895 le fils G. Becheanu s'associant Mr ïliescu, vieil employé de la maison, la raison sociale devint Becheanu et ïliescu. L?. maison lait le commerce de manufactures et confections de tout genre.
Les frères Iancu ont fondé en 1885 une maison de manufactures en gros, rue Decebal et Bara^iei, sous la
raison sociale „fra^i Iancu" qui occupe son local propre et dont les opérations s'étendent dans tout le pays.
La maison „Au bon marché" — rue Lipscani No. 60—62 — est également une importante maison de manufactures confections et nouveautés dirigée par Mr Al. Hasan son propriétaire, fils de A. Hasan dont les magasins éxistaient depuis 1820 sur la place Lipscani où se trouvre aujourd'hui la petite fontaine dorée et qui était un des premiers magasins de nouveautés et de manufactures d'alors bien connu par les élégantes de l'époque.
La maison de manufactures Luca P. Niculescu manufacture en gros et en détail lingerie etc. maison essentiellement nationale et la plus importante de Bucarest date de 1871, quand elle fut crée par feu Luca P. Niculescu, un des plus honnêtes et actifs marchands roumains de Bucarest. En 1903, à la suite de la mort de Luca P. Niculescu, les affaires du magasin furent confiées a son fils Jean, qui quoique très jeune encore, est un digne héritier de son pére.
La maison Solomon Hechter-fils, rue Lipscani 59, maison de manufacture en gros, occupe aussi une place importante dans le commerce de Bucarest. Conduite avec beaucoup d'intelligence par M. I. Hechter, la maison a accaparé une nombreuse clientelle dans tout le pays.
La maison L. Stark — rue Stelei No. 2, — bien qu'assez récente datant de 1892 a crée déjà en 1900 la fabrique de chapeaux „Fosattr rue Lânâriei, la fabrique de rubans, les fabriques de Sinaia, de Fetesti etc. ; cette maison représente de nombreuses industries et importantes maisons de l'étranger, entre autres la maison Révillon frères de Paris, dont les productions ont été si admirées à l'Exposition.
Le commerce de draps en gros et en détail est fait dans tout le pays depuis 1856 par G. Breyer fils dont le magasin rue Lipscani No. 24 et 53 est tenu aujourd'hui par ses fils sous la raison G. M. Breyer Fils, étant conduite par MM. H. et A. Breyer.
Les;magasins Rosenfeld & Witzling.
rue Academiei.
Les magasins Al. Assan.
rue Lipscani.
La charrue à vapeur John Fowler", de la maison Jules Saxon.
rue Armas.
Le pavillon de la maison J. Abramovitz à l'Exposition.
Une vieille maison, — Jos. Abramovitz — très remarquée à l'exposition par la richesse des machines exposées. A la suite de ce succès, s'établit à Bucarest, rue Edgard Quinet No. 6; elle représente des machines agricoles et industrielles des marques bien connues de Rud. Sack; Ransomes Sims et Jefferies Ld.; Adriance, Platt & Co., Poughkeepsie. Dépuis 1854 quand la maison fut fondée à Botosani par Joseph Abramovitz auquel ont succédé aujourd'hui Maurice & Moritz Abramovitz. La maison continue à être re présentée tant en Moldavie qu'en Valachie où elle a été établie à la suite du succès emporté à l'exposition de 1906.
La raison Watson & Youell, Bucarest, Galatz, Braila, Soulina, Constantza. — Maison de machines agricoles, industrielles, installations de chauffage, de pétrole, d'eau, d'électricité etc.
Cette maison a été fondée en 1869 par MM. Watson & Youell ayant son siège à Galatz et des succursales à Braila et Soulina. Plus tard à l'ouverture du trafic par le pont de Cernavoda une succursale a été également établie à Constata.
Au début les deux associés ne s'occupaient que d'affaires maritimes en leur qualité d'agents de la maison Wm. Johnston & C-ie L-td Liverpool et d'autres armateurs anglais, de la vente de charbons, d'expéditions. Un an plus tard MM. Watson & Youell ont été nommés par la société d'assurance „Lloydsu ses agents et ses commissaires d'avarie.
En 1889 à la suite du décès de Mr Watson, Mr Youell entre en association avec quelques uns de ses plus anciens collaborateurs sous la même raison sociale de Watson & Youell. En 1892 une nouvelle succursale est ouverte à Bucarest, pour faciliter les rapports de la maison avec les principaux importeurs du pays domiciliés dans la capitale.
La direction de la vente des machines agricoles a été confiée à Mr W. G. Boxshall.
Les maisons principales des machines agricoles dont
MM. Watson & Youell sont les agents généraux en Roumanie sont les suivantes: Marshall, Son & C-ie L-td; International Harvester C-ie Deering ; H. F. Eckert ; Hotherr & Schrantz.
Il en est de même de la maison Chatwood dont les coffres-forts ont été également introduits par M. M. Watson & Youell.
L'introduction des vignes algériennes de Mr Paul Gros & C-ie, successeurs de Mr Félix Carrière a également contribué à élargir la sphère d'action de la maison et a naturellement conduit MM. Watson & Youell à ouvrir dans leur bureau une section spéciale pour les instruments intéressant les viticulteurs tels que les charrues et les cultivateurs de Vernette, les pulvérisateurs de Vermorel, les philtres de Teo Seitz, les presses à vin, les fouloirs de Umrath etc. etc., dont la demande ne cesse de croitre.
Dans le domaine industriel MM. Watson & Youell ont exécuté d'importants travaux fait pour le compte des suivantes maisons: Ganz & C-ie, Ganz'sche Elektrizitats- Aktien-Gesellschaft, Voerner, Dufour, Custodis, c. à d. des reconstructions de moulins, des fabriques d'esprit, de scieries, d'installation de transmission de force électrique dont la plus importante est celle de Grozâvesti pour l'adduction de l'eau à Bucarest, construction de cheminées etc. etc. qui ont affermi le renom que la maison a su se créer dans le pays.
La société anonyme pour le commerce de machines et entreprises techniques ancien „Eugeniu Behles" rue Bibescu-Voda, fondée en 1887 par E. Behles est transfoimée en 1901 en société conduite aujourd'hui par un conseil d'administration et par M. E. Behles comme directeur.
La centrale étant à Bucarest, elle a des succursales à Constant/a, Craiova, Braila et Varna.
Son capital est de 2.700.000 1rs.
M. Jules Saxon ingénieur pour la culture à la vapeur, possède un bureau rue Armas, 6. La spécialité et son mérite est d'avoir introduit en Roumanie la charrue à vapeur. Il en a introduit depuis 20 ans plus de 60 apareils complets seulement de la maison John Fowler & C-ie de l'Angleterre.
La société en comandite Nicolas Feher & C-ie, rue Smardan 10, fut fondée en 1898, s'occupant de vente de machines agricoles, agence, commission, industrie. Elle est mise sous la direction de M. Léon Schonfeld. En 1905 elle devint fournisseuse de la Cour royale. En outre elle possède une fabrique de produits chimics nommée „ Victoria '.
La société en comandite Weil, Joseph & C-ie, rue Smardan 7, maison de machines agricoles et industrielles fondée en 1901.
Cette maison est conduite par MM. Alois Weil et A. L. Joseph.
Elle fournit la Régie du Monopole de l'Etat, les fermes modèle Studina et Laza et l'école de Herestreu, le ministère des domaines pour les charrues que le ministère donna aux vétérans de la Dobroudja. Cette maison introduisit en Roumanie les rénommées machines à semer Brevet-Unicum Drill, originale Melichar. Elle fut recompensée de la médaille d'honneur à l'Exposition agricole de Braïla (1903) médaille d'honneur à l'Exposition industrielle de MoLchi (1904), le brevet pour la médaille jubilaire Carol I et te diplôme de colaborateur avec plaque à l'Exposition générale roumaine (1906).
Mentionnons encore l'importante fabrique Cotnetul de M. Adolphe Solomon, située rue Vulturului 20, qui occupe une importante place dans l'industrie par la fabrication de poêles, calorifères, machines de cuisine, meubles en fer et bronze etc. Ses mérites furent recompensés par différents médailles à l'Exposition de Paris 1900, à l'exposition agraire de Roumanie ect. Il fut nommé membre du juri hors concours à l'exposition générale roumaine 1906.
Les magasins D. Wormser
Parmi les maisons d'installations techniques la maison Jacques Gold— Rue Doamnei No. 23 et 25 pour constructions de moulins et installations industrielles, est une des plus anciennes, fondée en 1891 ; elle a exécuté les installations des grands moulins du pays. C'est encore elle qui a fourni, le moteur de 250 H. P. qui a alimenté l'instalation électrique de toute l'exposition et a fait l'installation des moteurs des usines-électriques de Bucarest, Iasi, Craiova, Piatra-Neamt. Brâila, des fabriques de tissus de Bucarest, Buhusi, des tanneries de Mr. Gr. Alexandresco à Bucarest etc. Plusieures médailles d'or et diplômes d'honneure lui ont été décernés aux diverses expositions.
Notons encore la maison Robert Lanzer Rue Stavropoleos No. 15 qui bien que récente s'afirme de jour en jour pour ses machines agricoles et industrielles dont elle fait le commerce dans tout le pays.
La maison Rosenfeld et Witzling — rue Académie — est aussi une filiale de la maison du même nom de Braila au capital de 500.000 frs. qui fait principalement l'exportation et la fourniture de matériel technic, spécialemen de pompes à incendie. La maison exporte pour quelques dizaines de millions par an et a une succursale à Anvers. Elle est représentée à Bucarest par MM. A. Rosenfeld ingénieur et I. Schander comme procurateur.
La maison d'installations techniques Oscar Maller
— rue S-ftu loanicâ — bien que datant de 1807 à peine, s est déjà distinguée par ses nombreux travaux et ses installations à l'Exposition. La plupart des installations particulières ou administratives modernes sont faites par cette maison.
Dans le même genre citons encore la maison O. Kohnu
— B-d Elisabethe — qui date de (896 et a également fait les installations techniques des palais des sociétés d'assurance et autres administrations importantes et fabriques.
La maison Hans Herzog & C-ie date de 1850 quand elle portait la raison Wartanowicz et Gubler ensuité War-
tanowicz et Herzog pour devenir enfin la raison actuelle, elle fait un grand commerce d'importations et vient de créér aussi un bureau technique pour installations de toutes sortes et exploitations petrolifères. C'est une des principales maisons de commerce de Bucarest.
Parmi les grandes sociétés d'électricité une place d'honneur revient à la «Société roumaine d'éléctricité Siemens-Schuckert," société anonyme conduite par Mr l'ingénieur Laurentziu Teodoreanu, membre du conseil d'administration, nommé administrateur délégué et investi de pouvoirs illimités de diriger et représenter la société.
Le but de la société roumaine est de créer et exploiter des ateliers de constructions éléetriques et de projeter et exécuter des installations éléetriques de n'importe quel genre, grandeur ou étendue; et de s'occuper de toute entreprise industrielle ou financière dans la branche éléctrotechnique.
Pour satisfaire à ces buts, la société mére de la société roumaine „Siemens-Schuckertu de Berlin en lui confiant sa représentance générale pour la Roumanie lui proccure les moyens et les fabriqués de ses fabriques et usines allemandes.
L'éxistance de la société roumaine, étant due à la société allemande au même nom, pour faire l'historique de la première, nous croyons oportun de dire quelques mots sur l'histoire de la société allemande, à plus forte raison que la société „Siemens Schuckert- Werke" a occupé et occupe la première place dans les manifestations de l'activité éléetrotechnique mondiale.
La société „S. S. W" fut fondée par la fusion des deux plus anciennes sociétés éléetriques par actions Siemens & Halske et Schuckert & C-ie. Les fondateurs de ces sociétés d'un côté Werner Siemens en association avec I. (î. Halske et d'un autre, Sigmond Schuckert, vers la (in du siècle passé, dû à l'activité déployée par chacun pour sa part et partant des plus modestes comencements,
réussirent à fonder en peu de temps ces deux raisons sociales qui ont contribué en majeure partie autant au développement de la science éléctrotechnique, que surtout à celui de son industrie.
C'est au nom de leurs fondateuis, donc au nom de ces deux maisons qu'est liée la résolution et l'éxecution des plus importants travaux dans la branche de l'electrochnique dans le monde entier. À fur et à mesure et par rapport aux grands travaux éxecutés, les fabriques et les usines respectives de ces deux sociétés se développent d'une manière correspondante et la première époque dans l'histoire du progrès de ces maisons est close à la fin du siècle passé, en les consacrant de grandes forces conductrices sur le terrain électrotechnique.
C'est au commencement du XX-ème siècle que ces deux fortes organisations fusionnèrent sous la raison sociale „Siemens-Schuekert-Werke". ayant un capital de 112.000.000 frs. inaugurant ainsi, comme la plus grande des sociétés anonymes, une nouvelle époque d'activité sur ce terrain.
Cette grande entreprise emploie dans ses usines plus de 20.000 ouvriers et tout le matériel nécéssaire aux installations éléctrotechniques y est fabriqué dans leur usine et fabriques de l'Allemagne. La société S. S. W. est représentée dans toutes les grandes villes du monde soit par des bureaux techniques propres, soit par des sociétés sœurs ou filles comme par ex. la société roumaine d'électricité, ce qui fait que son activité est universelle. Dû à ce fait, on trouve presque par tout des usines éléctriques pour force et lumière et avec de nombreux travaux éxecutés par cette société dont plusieurs constructions sont brévétées, elle donna des solutions pratiques à l'emploie de l'électricité dans toutes les branches techniques et industrielles. Paralelement à son activité universelle, les représentances de ces deux sociétés, avant leur fusion, vers la fin du siècle passé et après leur fusion, au commencement de ce siècle,
la Société roumaine d'électricité la représentante de la société „S. S. W", a déployé et déploie en Roumanie une activité correspondente. C'est ainsi qu'en Roumanie la société S. S. W. a pris une place importante sur le terrain de Féléctrotechnique, dont parmi il suffit de citer l'importante usine qu'elle installa a Iassy; ensuite comme preuve de la compétence de cette société on peut citer l'usine et les instalations électriques de l'Exposition générale roumaine de 1906 éxecutées dans le court délai de temps de 6 mois et pour les quelles on lui décérna le diplôme d'honneur et la médaille d'or.
Actuellement la société Siemens-Schuckeri, au nom et pour le «grand groupe constructeur allemand", éxécute au compte de la Compagnie de gaz et éléctricité de Bucarest, l'usine et les installations électriques de la ville de Bucarest, dont l'exploitation sera inaugurée cette année.
Une place principale revient aussi à PAllgemeine Electricitâts Gesellschaft de Berlin qui a une représentant à Bucarest depuis 1887, dirigée par l'ingénieur S. Marcu et qui a formé dans le pays la Société générale roumaine d'électricité par actions. Son siège est au palais de la fondation Charles 1er. La société de Bucarest est une filiale de celle de Berlin, au capital de 125.000.000 francs. Cette maison a exécuté les principales installations électriques telles que celles du théâtre national de Bucarest, de Iassy, du château de Pelesch, de la poste centrale de Bucarest, du port de Constantza, les ateliers des C. F. R. de Iassy, etc.
La maison Saint Frères, succursale de la maison de Paris, créé a Bucarest en 180-i-, rue Sarindar No. 9 dirigée par Air P. Henriot. La maison fait le commerce vente et location de sacs et bâches, très important dans ce pays agricole où les hangars font tant défaut. Les bureaux sont installés dans le local que la maison a fait con-
struire à côté du palais de l'Adevârul, et qu'elle doit déjà agrandir.
La maison a des succursales-dépôts dans plusieures villes de la Roumanie.
La raison William Smith S-sor — rue Doamnei — fait le même commerce: la maison date de 1898 quand elle fut fondée par William Smith, fabricant à Dundee, en 1904 la maison passa à Mr Miron Goga qui la conduit.
Parmi les maisons d'articles de voyage, citons en première ligne la maison Paul Milker, située rue Sarindar 8. Elle fut fondée en I853 par M. Iohan Milker qui vint à ce, but de l'Allemagne. Après sa mort en 1863, son épouse Louise Milker lui succéda. Depuis 1878 cette fabrique est conduite par son fils l'actuel propriétaire Paul Milker. L'ancien local, devenant trop petit, vue les grandes demandes, M. P. Milker, fait actuellement bâtir un grand et beau magasin et fabrique dans la même rue au No. 12. Elle fournit la Cour Princière et les grandes maisons de Bucarest et du pays.
Parmi les horticulteurs citons M. Jean Rothan qui possède un superbe magasin de fleurs Place du Palais, et un jardin botanique qui lui fait honneur Bd. Pake, ayant une étendue ;de 15.000 m. de culture de fleurs et 20 serres de 4000 m. de surlace, chauffées en parti de termosifones et en partie à la vapeur. Il est arrivé, dû sa grande clientèle à vendre pour 150.000 f i s, de fleurs et plantes par an. Il a fourni l'Exposition nationale avec toutes les plantes, fleurs et arbres de l'intérieur.
La maison Paul Milker.
rue Sarindar.
La raison D. Wormser — rue Carol No. 25 — est la
principale pour les fournitures d'horlogerie, elle importe sa marchandise de Suisse et a été la première depuis 1878 à répandre cet article par la bonne qualité et le bon marché de ses produits, c'est elle qui a introduit les marques Oméga, Urania, Roskopf.
Il y a lieu de dire encore un mot relatif aux sociétés coopératives qui ont commencé à se former et dont les résultats satisfaisants sont un puissant encouragement à leur développement ; c'est surtout au point de vue alimentaire et la Société „Mercur" en est un frappant exemple, ainsi la vente dans le magasin de la Société placé rue Victoria et où se débitent tous les articles d'épicerie, coloniaux etc. a été en 1902-1903 de 518.430 frs. en 1903—1904 de 656.892 en 1905—1906 de 735.120 et en 1906—1907 de 1.061.990 frs. Cette société formée en 1899 distribue à ses actionnaires des dividendes de 12% et la marche florissante va toujours en progressant. Cette année elle a créé une succursale à Constantza.
La droguerie Economu & Zlatco — rue Çelai i — fait depuis 1881 sous la raison Economu & C-nie le commerce de droguerie et articles coloniaux.
Plus ancienne (1855) est le commerce de pelleterie et fourrures des frères B et M. Àbramovici,, rue Covaci, sous la raison Simon Abramovici S-sor.
La maison Maurice Filip Lazar médaillée à Londres et à Paris pour ses meubles est plus récenté 1892, ses magasins se trouvaient jadis au han Zlatar, où était aussi le ministère de la Justice, puis après la démolition du vieux han, les magasins furent transportés dans la maison Cretzulescu, rue Victoria.
M. Joseph, A. Arié fonde sous l'enseigne: Arié rue Academiei 3 en 1903 un magasin seul dans son genre, ayant pour bût de brûler et moudre le caffé. Cette opération se fait d'une manière très systématique à l'éléctricité.
Le cafte est ainsi vendu a sa nombreuse clientèle de Bucarest et toute la province.
La droguerie centrale M. Stoenescu rue Academiei est fondée par M. Stoenescu en 1891 ayant un capital de 25.000 frs.
M. Stoenescu à ouvert en 1881 une pharmacie dans la rue Minai- Voda qui existe aussi aujourd'hui et qui jouît d'une parfaite réputation. Les affaires de la droguerie, allant de jour en jour mieux, il fut forcé d'agrandire son magasin en 1902, lui donnant un aspect des plus modernes.
À la suite de sa mort en 1904, M. Th. D. Vasiliu pharmacien épousant la fille du défunt, les affaires sont confiées à celui-ci qui se constitue en société ayant un capital de 200.000 frs. et s'associe a M. L Marculescu à qui il confie la direction du magasin, gardant pour soi l'administration.
La Centrala, rue Carol 62, magasin et fabrique de meubles, fut fondée en 1899 dans la rue Victoriei 7 par M. M. Dattelkremer. En 1904, à cause des proportions que prirent ses affaires, M. Dattelkremer fut forcé de déménager dans la rue Carol ses magasin, où il les agrandit et où il completta tout ce qu'on peut éxiger à un commerce pareil, en faisant à ce bût venire de l'étranger tout ce qui est de plus moderne et de plus chic dans ce genre.
La Droguerie Roman, située rue Stavropoleos No. 16 fut crée en 1902 dans un local situé dans l'ancien, Han-Zlatar. A la suite de la démolition de cette bâtisse, elle fut déménagée dans le local actuel, où dû à la direction de M. Miron Ciucianu très versé dans ces affaires, elle obtint une nombreuse clientelle jusque dans les plus éloignées localités du pays.
Une des anciennes industries du pays, c'est aussi la fabrique d'ombrelles, parapluis, etc. de M. Giovani Gronda, fondée en 1875 rue Gabroveni. Lors de sa fondation, tous les articles dépendant de cette branche, étaient importés; aujourd'hui tout y est fabriqué ici. Le maga-
sin est situé rue Çelari 24, il est conduit par les fils Oreste et Ernest B. Gronda.
La fabrique de biscuits, pâtisserie et bombonerie fine H. L. Kirsch, rue Carol No. 68. — Fondée en 1865 par Mr Victor Unger dans le même local qu'aujourd'hui; la fabrique a commencé par produire du bon pain de luxe et des pâtisseries. En 1890, à la suite de la mort de V. Unger, l'établissement fut conduit par la veuve du défunt Margareta Unger jusqu'en 1896. En 1897; Mr H. F. Kirsch, comme successeur, ayant pris la diréction de cet ancien établissement l'agrandi. Il augmenta le nombre des ouvriers de 3 à 26. Mr. Kirsch a crée deux succursales, une dans la Calea Victoriei et une dans la rue I. C. Brâtianu. Il est récompensé par une médaille d'or à l'Exposition Agraire, et diplôme d'honneur à l'Exposition nationale de 1906. Mr. Kirsch est aussi chevalier de la Couronne de Roumanie.
La fabrique de charcuterie „Leopold Patac", est fondée en 1850 par le défunt Carol Pa^ac. En 1867, il installe un dépôt pour la vente de ses produits dans la rue Carol 45-
M. Leopold PaÇac fils, après avoir fait ses édudes à l'étranger et une pratique quelque temps à Vienne dans cette branche, commença en 1883 à seconder son pére jusqu'en 1890, quand il prit la direction des affaires et en 1893 il fit à sa fabrique toutes les modifications demandées par cette industrie par rapport au temps moderne. M. L. Pa(ac est recompensé par la médaille d'or à l'Exposition de Paris 1877 et le grand prix à l'Exposition de Marseille.
Parmi les sociétés coopératives il faut mentionner celle de la „Librària Nationalà". Elle fut crée en 1904. Le bût de la société est de réunir peu a peu tous les membres de l'enseignement pour ouvrir une librairie. Un capital de 40.000 1rs. fut sitôt souscrit et la librâria Nationale! a été ouverte dans la Calea Victoriei No. 47. Les affaires de la société ont fait beaucoup de progrès en peu de temps. Le capital a été augmenté dernièrement a 100.000, et les div idendes distribués aux actionnaires ont été de IO°/o.
Une des plus anciennes pharmacies de Bucarest c'est sans doute la pharmacie „La Salvator' fondée en 1813. Cette pharmacie fournissait dans le temps les cours princières. Elle passa à différents propriétaires et en 1888 elle était la propriété de M. S. Pascal qui la conduisit jusqu'en 1903. Aujourd'hui elle est la propriété du jeune pharmacien Const. Chihâescu, ancien interne des hôpitaux, qui pérmua le local dans laCalea Victoriei. C'est une des plus réputées de Bucarest.
Le laboratoire de bactéorologie, microscopie et chimie du dorteur S. Robin, situé dans la rue I. C. Bratiano 5, est une des premières institutions de ce genre du pays, et par son installation peut être considéré au même niveau de ceux similaires de l'étranger. Il possède une section pour les travaux de chimie clinique, une de bactéorologie et une section de microscopie et anathomie pathologique. C'est dans cette section qu'on prépare le „Bacillus typhi murium* destiné à la destruction des souris-
Parmi les établissements de bains, il est juste de mentionner celui du docteur Erdreich, situé sur le boulevard Carol, coin rue Italianâ. Cet établissement fut fondé d'abord en 1880 par une association de médecins dont: les d-rs Marcovici, Severeanu, Stoicescu, Leonte, Istrati, Clément et autres dans un local loué dans la rue Vestei 6. Ce n'est qu'en 1888 que l'établissement passa dans la possésion du docteur Erdreich, qui en 1904 fit bâtire un institut spécial dans la rue Italianâ muni de tout le confort exigé et comprenant en dehors des bains systématiques, une section d'hydrotéraple, massage et électricité.
Baia centralà, Strada Enei No. 11. — Hors les bains hygiéniques de premier ordre, comme: bains de vapeur, bains de luxe et de piscine; cet ôtablisement possède un institut médical d'Agents physiques avec Hydrothérapie complète.
L'instruction privée est assez bien représentée à Bucarest, par nombreux pensionnats et instituts particuliers
de filles ou de garçons. L'espace ne nous permet de mentionner que quelques uns, dont:
Le pensionnat de garçons Schevitz-Thierin situé rue Scaune, est un des plus anciens et réputé dans le pays dû à l'installation moderne, au confort, au soin et à l'éducation et instruction qu'on y donne aux enfants.
L'institut de garçons, de M. Virgil Popescu situé rue Armeanâ, gagne jour par jour une réputation des plus sérieuses. Bien aménagé, installé dans un local propre, il fait la tranquilité des parents qui y confient leurs enfants, par l'intérêt que Air Y. Popescu un proffesseur érudit met pour l'éducation des enfants qui lui sont confiés.
Parmi les maisons d'instruments de musique, la maison N. Mischonzniky rue I. C. Bratianu No. 7 fondée en 1887 auparavant rue Lipscani, appréciée pour ses instruments, fournisseuse de la Cour royale et qui a obtenu à l'Exposition une médaille d'or, a une sucursale à Crajova et représente des grandes maisons de musique de l'étranger.
S. M. la Reine et S. A. R. la Princesse y ont achété cette année des pianos „Jules Bluthner" qui font le renom de cette maison. Le pavillon de M. Mischonzniky à l'exposition, était une des atractions des visiteurs. II y organisa un concert au profit de la „Vatra Luminoasâ", qui donna un bénéfice de 3600 frs.
Une vieille maison de fourrures et dérivés qui date de 1847 lorsqu'elles fut fondée par B et A David en Moldavie à Fâlticeni, étendit depuis des affaires et eut des succursales dans tout le pays. En 1878 elle établit une filiale à Bucarest rue Covaci No. 9 et 1 1 où elle existe
L'institut Virgil Popescu.
me Armeanâ.
encore aujourd'hui conduite par son propriétaire Isidor B' David, fournisseur de la cour royale. Ses produits ont obtenu la médaille d'or à Paris en 1900. La maison exporte ses four ures en Russie, Allemagne et Autriche-Hongrie.
Citons encore parmi les drogueries, la droguerie Diamandi située place Sf. Georges, très conue surtout par une eau de Cologne spéciale qui obtint le grand prix à l'Exposition internationale d'hygiène de paris 1907.
Mentionnons encore la maison Carniol fils fondée en I828 rue Carol ancienne fabrique d'estampilles en caoutchouc, en métal et autres articles de cette branche qui fut la première a introduire cette industrie dans le pays. Bucarest ne manque pas aussi de jolis locaux de brasseries qui attirent l'attention même des étrangers. Digne de toute l'attention est le local de brasserie „Carul eu bere" des frères Mircea. M. I. Mircea, originaire de Brasov, ouvrit en 1886 dans l'ancien Hanu-Zlâtari une modeste brasserie sous le même nom.
Celui-ci mourut très jeune, mais laissa à ses frères Nicolas, Ignatie et Victor le fondement déjà placé du magnifique local qui est aujourd'hui le fameux „Carul eu bere" où on sert la bonne bière spéciale de la fabrique Bragadiru et qui attire tant de monde.
Parmi les grandes confiseries de Bucarest bien connues par le monde sélecte, on doit aussi assez d'éloges à la confiserie N. Ionescu située dans la place Sf. Georges.
Conduite avec beaucoup de compétence par son patron N. Ionescu, carui eu bere". un très actif homme du métier, elle est arrivée a être la fournisseuse de
la Cour royale, et les petits princes se font un plaisir de visiter de temps en temps cette confiserie où il font des provisions.
Parmi les principaux restaurants de Bucarest il convient de citer celui de M. Iordache N. Ionescu, situé rue Covaci 3, fondé en 1859 par le défunt C. I. Ionescu qui commença par ouvrire une toute petite boutique où on servait les rénomés Jleici et mititei" arrosés de délicieux vins et qui faisait le délice même du monde plus sélecte de ce temps' Les affaires allèrent bon train et en 1875, à la suite de la retraite de l'affaire de C. I. ionescu, son neveu Iordachi Ionescu lui succéda qui en 1880 construisit sur le même emplacement le magnifique local qu'on voit encore aujourd'hui. En 1890, Iordache Ionescu attacha à ses affaires, son cousin Eleuterie Ionescu ainsi que la raison sociale devint Iordache N. Ionescu & C-ie. A partire de cette date, dû au nouveau associé, les affaires prirent de plus grandes proportions, ainsi qu'en 1903, lors de la mort de Iordache Ionescu son associé, son cousin Eleuterie Ionescu lui succédant, continua les affaires sous la même raison d'une manière que pas seulement le monde du pays, mais même celui de l'étranger connaît le renom du restaurant Iordache N. Ionescu.
Très connu et bien réputé est aussi le restaurant Enescu & Andreescu. Crée en 1887, dans la rue Sf. Ionica dérière le Palais Royale, bien situé comme emplacement, au centre de la ville, le réstaurant Enescu & Andreescu, dû au soin minutieux, à la proprété et à l'art culinaire que mirent les patrons de ce restaurant, en peu de temps il gagna un renom qui fit que le meilleur monde de la province et de la Capitale amateur d'une propre et soignée cuisine s'y donna rendez-vous; on y mange de bon apetit et on en part tout satisfait. La clientèle du local, devenant de plus en plus nombreuse, les patrons eurent la fameuse idée d'aménager le local voisin de l'ancienne maison Olbrich en 1905, et d'y aranger une splendide et som-
ptueuse sale de restaurant digne d'un vrai confort et propreté moderne, ce qui lui créa un renom qui passe au delàs de nos frontières.
Le sanatorium du Docteur Gérota. — Depuis longtemps le monde de la province et celui de la Capitale sentait le manque d'une maison de santé pour le traitement des maladies chirurgicales et les accouchements.
Ceux qui existent manquent de confort et de toutes les modifications apportées par la science des temps modernes.
Ces considérations décidèrent l'éminent chirurgien et accoucheur Docteur Gérota. de prendre à sa charge de faire construire une imposante bâtisse sur le boulevard Ferdinand No. 48 qu'il aménagea pour un sanatorium prévu de toutes les exigences de la science moderne.
Bâti sur un emplacement étendu de I.OOOm.c. dans un quartier haut et très sain, rien n'y manque pour le but dont il fut construit.
L'édifice se compose, d'un corp principal et quatre autres pour les dépendences. Le tout est entouré d'un jardin et cour dapreuprès 2.300 m.c. ayant deux entrées, dont l'une donnant sur le boulevard Ferdinand et l'autre sur la rue Strâbunâ.
Le corp principal est composé d'un parterre et un étage, comprenant 46 pièces dont 23 pour les malades et le reste déstiné aux salles d'opérations, laboratoires, personel, etc. Une chambre spécialement aménagée £est destinée aux examens aux rayons Roentgen. Salle de pansements et opérations septiques et aseptiques, de sterélization, salle d'accouchements, laboratoire, reserve, salle d'attente, de lecture etc., enfin rien n'y manque.
Pas seulement au local, mais même à l'ameublement et à la construction interne, on donna un soin distingué, en les metant en accord tant avec la science, qu'avec l'intérêt pratique et hygiénique du malade.
Les chambres des malades ayant un cubage d'air
Le sanatorium du Dr. Gerota.
Bd. Ferdinand.
La salle d'opérations au sanatorium du Dr. Gerota.
suffisant, sont prévues de ventilations. Lechaufage y est fait par calorifère à vapeurs à petite pression. L'éclairage est fait au gaz et à l'éléctricité.
Dans les dépendences un pavillon séparé est aménagé pour les malades qui doivent être isolés. Une étuve systématique pour desinfecter le linge et les vêtements, blanchisserie, cuisine, chambre mortuaire etc.
Le service médical y est fait par le chirurgien chef dr. Gerota, professeur à la Faculté de médicine, chirurgien de l'hôpital Brancovan et professeur d'anatomie à l'école des beaux arts, et par un médicin adjoint et un interne qui habite dans le local et une sage-femme.