‹ Bûche, nabab et portière, extravagance en 1 acteChapitre 12 sur 23 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

NARCISSE, senl.

Mettre un costume... c’est facile à dire... mais... Et de la monnaie! C’est aujourd’hui le quatre, et je ne touche ma pension que le trente et un...

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Ain : De l'apothicaire.

Si chaque jour était fin du mois!

Voilà qui Trait bien mon affaire.

Tant je redout’ comm’ l’autre fois De danser d’vant la boulangère.

Quel bonheur pour moi mes enfants.

Si d’être caissier j’avais la chance ;

Car d’une année d’ mes appointements Je me paierais douz’ mois d’avance !

Aucun costumier ne voudra attendre jusque-là! Cest vexant... Tout ça marchait si bien!.. . La mère Taupier n’y aurait vu que du feu.... Et une fois le contrat signé, quand elle aurait appris que le fameux Nabab, qui était censé avoir vu sa fille dans les chœurs de l’Athénée et en être tombé amoureux, n’était autre que Narcisse Beausol... elle aurait bien crié un peu... mais on l’aurait laissé crier... Ah! sapristi!... pour six francs cinquante que ce costume coûterait... Tiens, au fait... j’ai un de mes amis qui connaît quelqu’un dont le cousin a une montre... En la lui empruntant pour la fourrer au clou. .. Ah! voilà une bonne idée! Dépêchons-nous... Ah! bah!... après tout...

Am ■ La bonne aventure,

J’ vais m’amuser c’est certain Comme une bacchante.

Quand j’aurais mis du cousin, La montr’ chez ma tante Vu que j’ose l’espérer On voudra bien me prêter

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