MONSIEUR
Les déclaratioas étonnantes faites dernièrement par l’Hon. Premier-Ministre de la Confédération, dans son entrevue avec la députation des comte: d'Ottawa et de Pontiac, qu'une ligne directe de l’embouchure de la rivière des Français, allant dans la . direction générale de Pembroke ou de Renfrew, procurerait une meilleure route pour une vuie ferrée que si elle passait même dans la plaine : que, pour tous les buts, elle serait la ligne la plus courte et la plus économique qu'on pût trouver ; qu'il n’y aurait aucune augmentation dans la hauteur des terres à franchir par ceite route sur celle vié la Matawan et le lac Nipissingue,—demandent quelques obser- Vations de ma part. Par conséquent, avec votre permission, je vais prendre en con.
sidération les remarques de l'honorable ministre, et en même temps pénétrer pius avant dans le sujet que J8 ne l'ai fait dans la lettre que j'ai eu l'honneur de vous adresser le 18 courant.
Comme introduction à la critique, j'attirerai votre attention sur les points importants qui suivent : Dans un acte passé par la Législature Fédérale, 35 Vic., chap. 71, pour l’incorporation de la compagnies du chemin de fer du Pacitique, le Lerminus oriental est fixé ‘ sur ou près” l'extrémité sud-est qu lac Nipissingue. L'acte suhséquent de 1874, tout en différant queique peu dans la phraséologie, est en substarce le même ; on y lit comme suit : ‘ Une voie ferrée, qui aura nom Le chemin de fer canadien du Pacifique,partira dequelqueendroit près et au sua du lac Nipissingue, etc. etc., etc.” Jusqu'à ce qu’une législation ultérieure ait abrogé calle qui existe, et placé ce terminus ailleurs, je pense qu'il n’est pas au pouvoir du Ministère ou de l'Exé.
cutif d'opérer ce changement. Tant que les actes actuels seront en vigueur, et qu'il p'y aura pas d'obstacles physiques pour empêcher la localisation de la ligne à l'ex.
trémité sud-est du lac Nipissingue, ja voie ferrée doit former une jonction avec les eaux de ce lac, ou si l'on trouve qu'il est impossible d'effectuer ceits liaison à
Montréal, 24 Septembre 1874.
cause des difficultés au point de vue du:
génie,on doit prendre la route praticable la
plus proche afin de se conformer aux termes : ‘ sur ou près ” de l’acte. L'on se rappel.
le que ce terminus oriental ‘ sur ou près l'extrémité sud-est du lac Nipissingue”
pour le rhemin de fer du Pacifique, fut:
adopté dans le Parlement par tous les partis, après une longue discussion, comme.
un compromis règlant de difficiles et déli- Cates questions entre les provinces d'Ontario et de Québec, Ds cet endroit, plu.
sieurs lignes de voies ferrées pourraient
sillonner les deux provinces et se servir
du tronc principal pour se rendre jusqu’à
l'Océan Pacifique.
Une exploration qu: j'ai faite de cette région, m'a convaincu que sur une grande distance au sud, à l’est et à l’ouest, du terminus supporté du chemin du Pacifique le pays est extrêmement favorable à l'approche du jac par des voies ferrées. Les explorattons géologiques faites sous les ordres de Sir William Logan viennent à l'appui de cé que j'avance. Sur le plan ou devis No. 10, annexé au recueil de car.
tes pour les années 1853 et 1656, nous trouvons dans le voisinage de l'embouchure de la rivière du Sud la note suivante: ‘Une vaste contrée plane s'étendant sur les deux bords de la rivière.” J'ai parcouru quararts milles au sud du lac, et de là dans une direction ouest jusqu'au luc Huron, et je puis afi:m-r qu'il n’y a rien qui empêche de s'approcher ou de partir de l'extrémité sud-est du lac N ipissingue, soit dans la direction est, ouest ou sui.
Alors, pourquoi l'honorable Premier Ministre qui, ou le sait, n'a aucune connaissance de la localité, persiste-t-il à mettre de côté ce pacte solennel—un acte du parlem-nt—et à transporter le terminus oriental du chemin du Pacifique à environ 25 milies directement au sud, à un point sur la :igne oirecte de l'embouchure de la Rivière des Français à . Henfrew, l'endroit le plus proche pour une jonction de voies ferrées, à l’ouest, On répondra, sans doute c’est par ce que cett- route est la plus cour-
te dislarcs entre la liaison de lu voie ferrée actuelle avec la vallée de l'Outaouais à Renfrew, et un bon port sur lé lac Huron, en même temps qu'elle conduit dans la direction du Sauli Ste, Marie, lieu où doit aboutir notre système canatisn. A: cette réponse, on peut répliquer que c'est vrai, et que Sur ia Carte tel parait être le cas, La distance de l'embouchure de la Rivière des frarçiis à Renfrew, en ligne directe, est d'environ 205 milies.
Miller, Distance de l'Embonchure de Ja Ri- Vière des kranÇui8 a Kenfrew en
ss.
Tots1 de Ja distances 4 construire... 2)5} AJortez la uistuucs de Keufrew à UI&WA VIA le Cascada Centra...., 70
Total de !a distance de l'embouchure d4l4 Rivière des Françuis à Ott4.
AA POOE TPE TEEN PEE COCCECEONCEN TETE EE
Ls distancs approximativa d’Oitawa via, C. à, m, à Ma's-: war, da là via l10 Ninissingre à l'emoouchure ue l4 Rivière des Français... 297 Ce qui montre une diminuiion dans là
distance, telle que mesurée sur ,a Carie,seu-
lement de 114 wilies en faveur de la ligne que l’nonoratle Premer-Ministre prétend être plus avantageuse. La difference est plus apparente que réeile, comme on ie verra en examinaut la question en se pla-
Çant à un poiut de vue beaucoup plus éls.
vé.
À la page 16 du rapport que je vous
adressais a la daie du 31 mars dernier, 83 trouve l'observation suivante uu s ijet du plateau d’epanch ment à franchir par la ligne de Parry Sound, en passant des aux de l'Outaouais à celles du Luc [luron :
‘’J'igaore quelle est la bauteur de ce ‘ plateau d'épauchement su-1essus du ni- “ veau de l'Outaouais, mais elle doit être * de vlusieurs centaines de pieds par où ‘ devra passer le trafic. Des pentes rai- *‘ des sur une 1 gne équival:nt à une plus ** graude longutur pour je transport. En ‘ d’autres termes, de deux lignes rivaies ‘ entre les mêmes points, dout l’une pos- ‘ sèle des pentes raides, mais une lon.
‘ gueur et un coût moindres, l’autre se re- ‘commande de préférence, Lrsque l’on ‘“ considère les frais futurs de trausport.”
1lest à yrésumer que pas un ingénieur ou geraut de chemia ‘° fer ne mettra en doute le principe géneral énoncé plus baut, Maintenant, nous chercherons à l'appliquer au Cas qui nous occupe, mais d’une manière nécessairement approximative, vu qu'au- Ccune exploration instrumentale n’a encore ête faite sar l’une ou l’autre de ces lignes Pour connaitre les ‘ montées et les des.
centes ” des pentes intermidiaires, depuis le voisinago des eaux du jac Huron et de l'Outaouais, respective nent, jusqu’au pla.
teau d’épanchement à franchir,
Ja sais que l'honorable Premier-Minis. tre est sous l'impression qu'iln'y a aucune différence d'élévation à l'endroit où les lignes traversent, sans doute d’après des renseignements obtenus d'autres autorités qu’il croit compétentes,
Cependant, je me hasarderai à citer des autorités d’une habileté incontestab'e.
Dins les explorations instrumentales pour le Cinal de l'Outrouais et du lac Huron, faites par MM. Shanly et Clarke, nous trouvons que le plateau d’épanche.
ment enli6 l8+ deux rours d’eau sus-mentionnés, au Lac à la Truite, pour la ligne du canal projeté, et dans le voi‘inage du Lec Nipissiogue, est d'environ 635 pieds au-lessus du nivsau de la mer,
Dans les cartes soigneusement préparées par Sir William Logan pour les années 1853 et 1856, nous trouvoas que le ‘“ Lac de l'Il3 Biûléé” et le ‘ Lac à la Loutre,” sources respectives de la Ri.
viè e Muskoka coulant dans le lac Huron à l’ouest, et de la Petewahwah se déchargeant dans l'Outaouais à l’est, sont cha.
Cun de 1,405.85 pieds au-dessus du niveau de la mer.
Ces deux lacs sont situés à une courte distance l’on de l'autre et sur la ligne directe de l'honorable Pre:nier-Ministra, entre l'embouchure 4e la Riv'ère des Fran- Çais et R:nfrew. Les côtes du pays environnant par (à passtra le chemin sont cons derablement audessus lu niveau des eaux de ces lacs, tindisque la rivesu{ du lac Nipissingue, près du lac à la Truite, n'a qua peu d'élevation. Cependant, en prenant la surface des eaux les plus hautes des lacs à li Truite et à la Loutre, afin de ne pas nous tromper,nons trouvons une différencs de niveau de 750,85 pieds con.
tre la ligne préconisée par l'honorable
Premier-Ministre, et c'est sur cette hauteur extrême que le trafic immense qui se fera sur 18 chemia du Pacifique en tout temps, devra passer, L'expérience du génie démontre que, pour des fias de transport, vingt pieds de hauteur verticale équivalent à un mille de niveau, Coaséquemment, -en adoptant cetté manière de voir, la hauteur extrême, disons 751 pieds, sera égale à en.
viron 374 milles de chemin additionnel, ce qui ajouté à la distance déjà connue par la carte, portera la ligne de l'honorable Premier-Ministre, pour des fins de transport,à 3224 milles,soit 254 miles plus lon- 8u6 que sa rivale, {a route de Colonisetion {u Nord, d'Ottawa via la Mätawan et le lac Nipissingue au même point à l’embouchure de la Rivière des Français, Ces
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diaires, depuis c Huron et de , jusqu’au pla.
hir,
Premier-Minis.
n'y a aucune ndroit où les a d’après des utres autorités
ai à citer des Jntestab'e.
nstrumentales lais et du lac nly et Clarke, u d’épanche.
eau sus-menpour la ligne voi-inage du on 655 pleds r, ment prépapour lus an- )UVOus que le Be ‘Lac à la 58 de la Rie lac Huron h se décharst, sont cha- A du niveau
une courte la ligne di- Miaistre, ene des Frandu pays enchemin sont u niveau des rive sui du à la Truite, ‘pendant, en s plus hau- Loutre, afin rouvons une » pieds con.
l'honorable ette hauteur qui se fera tout temps, 'énie démonsport, vingt ivalent à un mment, en , la hauteur , égale à en.
litionnel, ce connue par l'honorable Is detrans- 38 plus lonà Colonisa- Matawan et int à l’emnçiis, Ceg
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résultats, qu'on ne peut invalider, embarrasseront beaucoup les prôneurs de la ligne directs d'Ontario. Je suis sous la forte impression que les conclusions. fina-
les seraient encore plus frappantes, si l’on
avait occasion de comparer le mérite, dés deux iignes rivales, après les avoir soumises à des explorations instrumentales, Nous pourrions alors comparer minutieusemént la question entière des pentes, des “courbes, de la longueur mesurée des lignes, des frais de construction, du montant des subventions que devront donner les gouvérnéménts locaux d'Ontario et ue Québec avec l’&ide municipal, s’il yena, et alors faire pencher la balance en faveur de l’une ou de l’autre des routes rivales.
Comme je le déclarais dans le rapport du 31 mars, page 21: ‘ Le gouvernement fé- “ déral serait alors en état de juger avec “Conraissancé de Causs, et d'agir pour ‘les meilleurs intérêts du pays.
Comme vous le savez, depuis la date de ce rapport, des explorations instrumentales dut été commencéeset se continuent actuellement duns la provincs de Québec, entre Aylmer et l'embouchure de ia Mutawäan. Ün espère qu'elles seront terminées à la fin du mois courant. C'est ici le lieu de declarer que M. Starke, au retour d’une exploration soignée de toute la roùte, a dit dans son rapport ‘ qu'il serait difficile ‘“ dé trouver dans aucune partie du Cana- ‘“# da, une ligne égale, quant au bon ‘march> de la construction et à fa fa- ‘“'cilité des pentes et des courbts pour au ‘“ moius [es 95 pour cent de toute la “distance de ceile parcourus ; que la &<bëlonce des cinq pour cent, ou disons ‘ de 84 milies, 1e construction exceptian- “ nelleinent diflicile, ne porterail pas le ‘ coût total à la moyenne.”
Après cette dale,ses rapports vont à dira que ‘‘ies explorations instramentalss ont révéls l'existence ‘’uUne route mème de beaucoup pr-ferablé à ce qu’on avait droit d'attendre.” Jamais on n'a prétendu qu’on pouvait pratiquer un chemin de fer à travers celte section du Canada, avec des depenses moin tres que pour un chemin traversant la plaine. ‘Bien plus, c’était une opition generalé que les obstacles physiques semés sur la route étaient iosurmontables—que ce serait folie que d'eéésäyer on hême de concevoir la réalisation ‘de ca proj:t. Lo rapport du 51 mars derni:r, doanant une teile entreprise commie praticab:e au coût comparativement modéré de $30,000 par miite, a été je suis heureux de le dire, jusqu'ici contirmé et l’on peut maintenant s'arrêter en toute confiance et croire à l'exactitude de ces chiffres qui restent néanmoins'de bsaucoup plus élevés que si la même ligne
passait daus la plaine : comme le prétend l'Honorabls Premier relativement à la ligue’ directe de Renfrew à la Rivière des Français.
Comme je l'ai dit déjà,ja veux bien croire que la Premier Ministre est pleinement convaincu de la vérité da cette assertion, car sans cela, un homme d'une position aussi élevée que la sienne, aves cette honnêteté et ce fonds de franchise qui le ca ractérisent n'aurait jamais fait une semblable déclaration à une aussi nombreuse réunion de ses concitoyens.
On pourra le remarquer, peu d’ingénieurs en Canada ont probablement étudié une païtie considérable du territoire traversé par cette ligne directs, avec plus d’essiduité, peu d'ingénieurs dis-je en,ont acquis une notion pius parfaite que j'auteur de cet écrit, et lorsqu'il déclare que das tout le cours de ses pérégrinations et explorations embrassant la periode des vingt années passées, que dans tout le cours de ses voyages du. Sault Ste Marie, en longeant la rive nord du Lac Huron, par la Rivière des Français, par la territoire de Muskoka et à travers le district d'Ottawa, il n’a jamais rencontré de platne, ni rien qui y ressemblât, il ne prétend dire que là vérité. L'Hon. Premier ne peut-il pas avoir été induit en erreur par cette secoude source d’information comme pär la première.qui lui a fait connaitre Les plateaux d'éepanchement dont J'ai déjà parlé.
Mon impression est que tout chemin pratiqué dans la dirécrion générale de cette ligne à vol d'oiseau, contera par mille, autant sinon plus, que la ligne qui est actu-lisment l’objet de nos explorations dans
la vallée de l'Otiawa, outre que tel chemin sera de beaucoup inférieur, eu egard aux courbes et aux pentes.
Arès avoir insisté aussi longtemps sur les longueurs comparatives, {il ne sera pas hors de propos de traitsr brièvement les questions financières que soulèvent ‘les Voies et moyens de construction. Supposons que le coût relatif par mille de chàque ligne sait egal et que le gouvernement de la Puissance ait à fournir des contingents proportionnellement à ce que coûterait le.chemin le plus court à construire ; prenons pour pléinement décidé que la gouvernement adopte la ligne direcie de la Rivière des Français à Renfrew, sans recevoir aucun octroi de la Province d'Ontario,,ou mème sans une promesse à cet effet, sans rien recevoir de la municipalité de Renfrew, au termiaus est de la ligne, il est douteux d’ailleurs que le gouvernement de la Puissance se serait aussi avancé si la Province d'Oatario ou’ municipalité désignée, eussent offert leurs contri-
‘butions, le première pour les raisons données à la page 18, du Rapport du 31 mars dernier, et la seconde parce qu’elle devait être certaine de laconstruction du chemin en voyant l'imme::80 intérêt qu'y prenait le gouvernement de la Puissance. Faisons ces suppositions et l'équibre financier sera le suivant pour toute compagnie incorporée qui entreprendre de construire 1a section subvensionnde :
Longueur totalédecons-
traction depuis l’«m-
bouchure de 14 .14)V)è*
re des Frabcr1s fusqu'a Renfrew 164
Dédue jou Vie de :a loi gueur | eonetralte toov ent! e Gouvernemaa LU mailles & #30 000 uses :2,115,700 a
©he suvventionné FT ja Puissance, 100 iles à BLO,UUU, 40 56 0 « 1,000,000 optant totai des O0 van
u gouverne ment du la ruissance. 8,115,000
Balance à prélever sur les débeu-
ures dela COMPAGNIE. cesser $3.842,500
On a démontré dans le dernier. rapport auquel nous a vous fait allusion, qu'aucun capitaliste ne voudrait à moius que les débentures ne fussent sanctionnees de la garantie du gouverneæent, placer ses capitaux au credit d'un chemin de fer tel que celui dont nous parlons, ou même au crédit du CG. C. N. M. passant à travers un territoire 1uculte et desert, presque, sans commerce local, aurant les mois d'été, et enseveli dans l'inactivité pendant six mois de l'année, une fois la navigation du Lac Huron interrompue, On peut donc préienure avec raison que le gouvernement de la Puissance exigsrait le paiement, de l'intérêt sur le coût total jusqu'à. l'époque où il serait possible de réaliser l'entreprise de la Rivière des Français, jusqu'au Sault Ste Marie et d’effactuer une jonction avec les grandes jigaes américaines à l'Ouest.
À. ce point de vue, uas dépense aunuells en intérêts sur les débentures,, sans compter les dépenses d'exploitations, serait disons, à six par cent, de $387.450.
Prenons maiutenant le prolongement du C..C..N.. M. depuis, Aylmer via Matawaa jusqu’à l'embouchure de la Riviére des Frauçais.
Distanes totale, disons 290}
à.83 5000 iso jeuones ven 8,715,000 Deaucuu4 faille de J’acirol
de 1: Paisiance, tel que
ci-dessus: ER A SARENRRNTS 8,116,900 Octroi ue:terrain de la: Pro-
vince de ‘Quebec déjà fait
dépuis Aÿimer Ï isqu’à
l'embouchure ds la rl
Vière Oreuse, IU,)UU acres par miile pour ÿ5 milles ;
910,000 acres disons & 82.
OH A pif de couts de PORUAO sucrées see ne eve 150,000 6,186,000
Rd Gant 0 (] go CD RTE $5,550,000
L'intérêt annuel sur cetts romme, au taux de 6 pour cent,sera de $213,000,c'està-dire une épargne de $174,450 comparativement la ligne d'Ontarlo. |,
La Législature de Québac.a. ei. pour politique avouée d'accorder un octroi de tere pour chaque mille en longueur que traversera la ligne principale dans cette Province. Es
‘A l'époque ou le dernier octroi a 6t6 fait tout le mondé pensa que le terminusdu chemin de fer serait nécessairement à l’embouchure de la Rivière Creuse pour ce qui concernait la Province de Québec, et partant que les octrois.s’arréteraient là. Ayant maintenant la certitude que la Matawan peut-être atteinte à travers cette Provinces, ce qui donne une distance a’au moins 80 milles, nous avons droit d’espérer qu'un octroi proportionnel de 800,000 âcres sera fait pour cette section, ou si l'on veut, en adoptant le taux ci-dessus, équivalant à $1.600,000 à déduire de la balance de $3,550,000 ci-haut écrite. 11 ne restera plus que $1,950,000 a payer par émission des déhentures de la Compagaie. Ce montant au même taux d'intérêt de 6 par cent coûtera au gouvernement de la Puissance une somme anauelle de $117,000. en, dehors des dépenses d’exploitauon ; ce qui donue à son avantage une épargne d'intérèls de la somme de $270.450, comparativement à la ligne directe d'Ontario.
Ce résultat sans doute est annoncé dans l'hypothèse qu'Ontario ne fera aucune contribution en conséquence du refus du gouvernement Féderal da favoriser le projet d'un chemia defer dans la Province de Québec ou même de fournir un seul centia dans le but de s'assurer de l’état de la ligne, reputée favorable dans cette Province et de le vérifier. Ba aloptant catte coaclusion sans réserve el en : choisissant la ligne d’Oatario sans avoir au préalable obtenu aucuns co-opération définie de la Lègislature de, cette Provinçe, c'était agir de manière à enlever le doute sur ia conduite que cetie dernière, devait, tenir.
Personae après cela ne sera surpris, de la voir 88 soûGier nullement de payer, même en partie, poùr . une entreprise qu'on lui jelait sur les bras et penser À lortou à raison que celte entreprise était contraire aux intérêts de la plus grande partie de sa population placé près de la frontière, suriout si ell: était mise à contribution.
me, au D,c'estmpara-
. pour roi de ur que gs cette
été fait du cheà l'em-
uelle de es d’exvantagse mme de ligne di-
cé dans une conefus du riser le Province * un seul l'état de ette Pro:
int cotte oisissant préalable le de la , G'était te sur ia it, tenir.
ris de la ar, MÊME qu'on lui tortou à contraire partie de frontière, bution.
ne
Je suis fortement convaincu que si le gouvernement de la Puissance construi:
sait la première section de 70 ou 89 milles etencourait par là la dérense ds plusieurs millione de doll"cs, il serait abandonné dans l'impasse par Ontario, et, forcément obligè d'ajouter à cette somme prés de quaire millions et demi pour effectuer la jonction Est à Renfrew. Si cetts s0mme énorme était consacréepar la Puissance à la construction d’une secondo ligne Principale dans ia Province d'Oatario, pour ouviir à la colonisation la partie iahabitée de son territoire en ne l'appelant pas à contribuer comme Provinca, ce 8ereit un projet vu d’un bon œil parune grande partie de sa population, Mais pourrait-il en être ainsi pour les contribuables de Québec et des autres provinces qui auraient a contribuer dans une forte proportion sans recevoir aucun avantage immédiat,
Ce grief deviendra plus intolérable si la ligne est prolongée de l'embouchure de la Rivière des Frauçais dans la direction du Sault Ste Marie.
Dans le rapport précédent, il a été prouvé qu'on ne peut s’at‘endre à un commerce lucratif avant qu'il n'ait reçu le concours des lignes américaines. La longueur du prolongement additionnel depuis la Rivière des Français a l’ouest, faisant la part de la courbe à décrire sera de près de 195 milles ; suivant les mêmes estimés, y compris le coût d'un pont au Sault Ste.
Marie, ce sera une dépense d'environ $6,- 000,000. D'après ce qui précède, nous constatons avant même le parachévement de la ligne, une dépense d'environ $12.- 500,000 que supportera le gouvernement de
la Puissance un construisant 410 milles de chemin de fer à travers la Province d'Ontario, On peut le dire avec emphase, nous aurons ainsi une véritable—Entreprise Provinciale,
Que ce projot soit accepté par la Proviuco de Québec ou même par les Provincus Maritimes, c'est une question douteuse et lorsque l'Honorable Premier veut faire adopter de force celta ligne d’Ontari, purement el simplement, sa sagesss nous parait sujette à objection, La prudence exige du délai, exige encora quelques explorations instrumentales relativament peu dispendieuses, sur les deux routes, et ii faut aussi savoir quelle sera la mesure du soutien que l’on peut attendre de chaque gouvernement provincial directement in.
téressé,
D'un autre côté,la choix hâtif d’une route, en s'inspirant de la connaissance superficielle acquise par une exploration préliminaire et précipitée, quand de si grands intérêts sont en Jeu, rappellera certainement à l'esprit cer adage vieux comme le monde ‘ nous marchons en aveugles.”
Néaamoins, je laissa respectueusement aux Président et Directeurs, le soin de prendre connaissance de ce rapport et je le soumets à leur considération.
J'ai l'honneur d'être Monsieur, Votre obéissant serviteur, Cuances LEGGE Ingénieur en Chef ] E, Ler, p& BELLErEuILLE Ecr.
Secrôtaire-Trésorier G, OC. N. M.