‹ Bustes & masquesChapitre 55 sur 84 · ALFRED RABAUD · texte numérisé non relu

ALFRED RABAUD

relations d’amitié qu’il a établies depuis longtemps avec le Sultan de Zanzibar. Alfred Rabaud est revenu, tirant un peu le pied, mais ayant beaucoup vu et beaucoup retenu. Aussi lorsqu’il fut question de créer à Marseille une Société de géographie, il n’y eut qu’une voix pour désigner Alfred Rabaud comme président. Et hâtons-nous d’ajouter que c’est un président d’une ardeur peu commune, d’un enthousiasme peu ordinaire, et ne reculant pas, même encore aujourd’hui, devant un déplacement important pour aller représenter la Société dans une fête ou d;ns un congrès. Nous croyons inutile de parler de son culte pour les arts ; son union en a été une pr.uve éloquente.

Disons enfin qu’il est peu d’hommes d’une nature aussi bonne, aussi aimable, aussi sympathique. Alfred Rabaud, nous croyons pouvoir l’affirmer hardiment, ne compte pas un seul ennemi à Marseille. Ce n’est pas chose mince.

LUCIEN MENVIELLE

n dirait , au physique s’entend , un raffiné de Louis XIII. Il est impossible de ne pas être frappé par cette tête fine et élégante, cette physionomie séduisante et originale et cette grâce polie dans les manières. Car il y a chez ce jeune écrivain une réserve, une correction de langage et de tenue qui eussent ravi d’aise le célèbre Georges Brummel. Lucien Menvielle est aussi un caractère dans la chevaleresque acception du mot. Loyal, hardi, brave, il n’a jamais hésité dans une affaire d’honneur ni transigé avec son devoir. C’est pourquoi il a su conquérir la haute estime de ses adversaires politiques qui ont voulu voir en lui un jeune preux de la presse répu-

Page 1