‹ Bustes & masquesChapitre 61 sur 84 · MAGAUD · texte numérisé non relu

MAGAUD

sant, comme couleur et originalité. Notre bourgeoisie marseillaise, il est vrai, a eu pendant longtemps un faible pour les portraits de Magaud. Cela s’explique. Les Prudhommes ont toujours adoré les portraitistes à la crème. Mais il convient de rendre justice au décorateur ; ainsi il est hors de doute que le plafond du Café de France restera comme un des meilleurs titres de gloire de Magaud. C’est une composition d’une belle ordonnance et d'un coloris assez gracieux. Malheureusement on ne saurait en dire autant des plafonds de la Préfecture, qui sont d’une criarde vulgarité. La vulgarité, voilà ce que l’on trouve généralement dans le plus grand nombre des œuvres de Magaud, un peintre, il faut bien le dire, qui est un peu à Marseille le dernier représentant du genre perruque.

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