‹ C. Daubigny et son œuvre gravé, eaux fortes et bois inéditsChapitre 31 sur 46 · L. o m j2jf. H. o m ,i8o · texte numérisé non relu

L. o m j2jf. H. o m ,i8o

Signée et datée à gauche : Daubigny, 1867.

Sur un terrain dont la pente s'accuse de gauche à droite, quelques pommiers bordent un chemin qui fuit à

travers la plaine. Une croupe de corbeaux s'abat sur les guérets et sur les branches des pommiers.

Première pensée du tableau : la Neige, du Salon de

Un dessin autographique de Daubigny, représentant le même sujet, image retournée, a paru dans le Panthéon des illustrations françaises au xix # siècle, de Victor Frond. Signé, à droite : Daubigny, 1867; imprimé en encre bistrée.

Le Verger, pour le livre : Sonnets et Eaux-fortes.

Un vol. in-4 . Paris, A. Lemerre, 1869.

H. o ra ,25f . L. o",i9f .

Signé à gauche : Daubigny, 1868, et traces d'une première signature effacée à droite.

Daubigny a pris les éléments de cette composition dans son tableau le Printemps, du Salon de 1868.

Nous ne saurions mieux faire que citer le sonnet de M. Gabriel Marc. Non-seulement il décrit cette eau-forte avec autant de justesse que de charme, mais le poëte, s'inspirant de l'œuvre entier du peintre, évoque, condense et résume dans son poëme de quatorze vers toutes les pages exquises où Daubigny a chanté les joies et les grâces du renouveau :

Un pré vert au printemps ; des fleurs et du soleil, Un verger souriant de sa métamorphose.

Pas d'horizon, mais un fouillis bleuâtre et rose Semé des diamants de l'aube à son réveil.

ijo DAUBIGNY.

Des amandiers couverts d'an blanc duvet pareil Aux neiges, des pêchers à la fleur demi-close Se mirant dans le clair ruisseau qui les arrose ; Et cet ensemble est frais, rayonnant et vermeil.

Regardez : sous le fin brouillard qui s'évapore Jeunes comme l'espoir, charmants comme l'aurore, Ravis par le sourire ineffable de mai,

Et par le doux gazon tapissé de pervenches,

Deux amoureux buvant le zéphyr embaumé

Suivent l'étroit sentier qui se perd sous les branches...

i* r état. Eau-forte pure ; première morsure ayant la signature.

2 e état. Deuxième morsure et quelques reprises de travaux dans le ciel eties arbres. Quelques épreuves de remarque portent des traits de pointe dans la marge inférieure, qui ont été brunis avant le tirage de l'édition.

.Les Bergers.

H. o m ,25$. L. o m ,i9j. Signé à droite : Daubigny, 1874.

Un homme et une femme assis au bord d'un chemin, sur la lisière d'un bois, s'embrassent pendant qu'une chèvre et deux moutons paissent auprès d'eux. Les derniers rayons du soleil couchant traversent la feuillée.

i cr état. Eau-forte pure; planche inachevée destinée à être reprise et mise à l'effet.

EAUX-FORTES. iji

Effet de lune sur les bords de /'Oise; eau-forte exécutée spécialement pour ce volume.

(Avril 187$.)

Ces clichés, obtenus par le procédé que nous avons décrit pages 63 et 64, donnent des épreuves enveloppées ou nettes, grasses ou maigres, selon qu'on présente à la lumière le côté enduit et dessiné de la glace ou le côté libre du verre. Dans le premier cas, le trait est baveux et fondu sur ses bords; parce que, entre le dessin et le papier, il y a l'épaisseur du verre qui permet au rayon lumineux de déborder le trait de la pointe. Ces sortes d'épreuves ressemblent à des eauxfortes dont le cuivre n'aurait pas été ébarbé. Dans le second cas, l'épreuve est nette, parce que le dessin est en contact immédiat avec le papier.

QAutre observation. Dans le premier cas, l'épreuve vient dans le même sens que le dessin ; dans le second cas, l'image est renversée.

Nous décrirons pour cette raison les divers sujets de ces pièces sans en indiquer l'orientation, qui varie suivant la façon dont on a opéré. Toute cette série date de l'année 1862.

Le tirage de ces épreuves présente toujours certaines difficultés. Beaucoup ne viennent pas d'une manière satisfaisante. Nous pensons qu'avec les nombreux procédés de reproduction dont on dispose aujourd'hui, il serait facile d'obtenir un report de ces clichés-glace sur pierre ou sur cuivre. Cela permettrait, à la grande satisfaction des amateurs, de faire des tirages réguliers avec des encres d'imprimerie. Il peut y avoir là les éléments d'une publication de haut goût artistique qui ne se bornerait pas aux glaces gravées par Daubigny et pourrait comprendre celles de Corot, Th. Rousseau, Barye, Millet, E. Delacroix, etc., etc. L'idée que nous émettons en ce moment vaut, croyons-nous, la peine que les intéressés s'assurent si elle est praticable, et nous la recommandons à leur attention.

Le Marais aux canards.

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