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Signée à droite : C. Daubigny , 1840.
L'Artiste, 3e série, t. Ier, année 1842.
Les mariés, suivis d’une longue file de paysans et de paysannes endimanchés et précédés d’un violon criard, s’avancent bruyamment sur la route. Dans les champs, un laboureur pousse sa charrue, et une femme penchée sur un champ de blé fait tomber les épis sous les coups pressés de sa faucille. Une autre s’est interrompue et regarde. Le contraste de l’activité des travailleurs qui connaissent le prix du temps et des gais compagnons qui oublient le lendemain constitue un tableau plein de grâce, de naïveté et d’humour ; tout chante, tout vit, tout brille : le ciel, les champs, les gens.
Ce charmant petit paysage représente le hameau de
Valmondois et la maison de la nourrice de Daubigny, dans les pommiers à droite.
En haut, le titre du journal; dans le milieu de la marge, en bas, un petit ménétrier dansant gravé à la pointe par Daubigny, et cette légende : Comment naissent les villes.
Ier état . Avant les contretailles sur tous les premiers plans, et avec le cheval de charrue blanc. Très-rare.
2e état. Avec les travaux ajoutés sur les terrains et le cheval de charrue s’enlevant en vigueur.
3e état. Tirage de V Artiste avec le titre du journal et la légende. Daubigny a dessiné sur bois cette esquise petite scène pour les Français peints par eux-mêmes ( Province , le Picard.) Curmer l’a utilisée de nouveau, mais avec le violoneux effacé, dans les Beaux-Arts } 1843, t- Ier? P- 23^> °ù e^e a servi de frontispice à une nouvelle de M. E. de Sizerac : le Champ de Bluets.
Il existe une reproduction de cette pièce par le procédé d’héliogravure Durand; elle est plus grande que l’original et mesure :