‹ C. Daubigny et son œuvre gravéChapitre 15 sur 81 · L. om,245. H. om,i · texte numérisé non relu

L. om,245. H. om,i

Les Beaux-Arts : Curmer, 184.3.

Une rivière coule au milieu de rives plantureuses où poussent les oseilles et les bardanes ; un berger, assis sur l’herbe, joue de la cornemuse, pendant que les moutons paissent sous la saulée. Sur les eaux lumineuses et scintillantes flottent les roseaux et les nénuphars.

D’après un tableau de Daubigny du Salon de 1843.

Ier état. Eau-forte transparente ; épreuves d’artiste signées à la pointe, à gauche : Daubigny C. p. del.} 1843.

2e état. Deuxième morsure et reprise de travaux 5 la signature a été modifiée anisi : C. Daubigny } pinx. et del.

3e état. Tirage Curmer; nom à la pointe efiacé et remplacé par les lettres gravées en haut de la planche: Ch. Daubigny ; et en dessous le titre déjà cité. Les bonnes épreuves de ce tirage portent le timbre sec de Curmer.

Il existe une reproduction de cette pièce par le procédé Durand' grandeur de l’original.

EAUX - FORTES

L'Orage.

H. om,i8o. L. om,i25.

Signée sous un petit pont à gauche de la vignette supérieure : C. Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. Ier, Paris. Delloye, éditeur, 184?.

Un paysage forme tête de page; il paraphrase gracieusement la chanson de Fabre d’Eglantine :

Il pleut, il pleut, bergère, Presse tes blancs moutons.

Allons sous ma chaumière, etc.

Des deux extrémités de cette composition descendent des arbustes déracinés, chênes et rosiers où nichent des oiseaux et que relient en bas de la page des sarments de vigne.

Nous publions dans ce volume une reproduction de la vignette supérieure obtenue par le procédé d’héliogravure Durand.

Plusieurs planches de cette série ont été gravées deux à deux sur le même cuivre ; nous en avons rencontré quelques épreuves à double sujet avant le cuivre coupé. Il existe des épreuves d’artiste sur Chine collé sans les couplets gravés et d’autres avec les couplets.

Le Rosier ; paroles de De Leyre, musique de J. -J. Rousseau.

H. oni,i8o. L. om,i25.

Signée en bas à droite dans l’herbe : C. Daubigny .

Chants et Chajisons populaires de la France , t. 1er.

Je l’ai planté Je l’ai vu naître Ce beau rosier où les oiseaux Viennent chanter sous ma fenêtre Perchés sur ses jeunes rameaux.

Une jeune femme en costume Pompadour, accoudée à une lucarne tapissée de liserons et de chèvrefeuilles, songe à son isolement en regardant les oiseaux s’ébattre joyeusement dans un rosier.

Ce rosier se marie à des ronces et à des fleurs des champs pour encadrer les couplets. Les massifs de verdure d’un parc et le panache irisé d’un jet d’eau remplissent le vide de gauche.

Le Rosier (2e planche) .

H. om,i9o. L. om,i35.

Signée au-dessous du sujet principal : C. Daubigny.

Une femme debout sur un rocher au bord de la mer contemple le vaisseau qui emmène son amant. Près d’elle,

EAUX - FORTES

sous des arbres d’un jec élégant, un berger fait paître une chèvre et des moutons. Au-dessous de la vignette, arbustes, plantes et lianes qui s’entremêlent.

O ma tendre musette ; paroles de Laharpe, musique de Monsigny.

H. om,i9o. L. om, i 2ÿ .

Signée à droite : C. Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France , t. Ier, Paris,

Delloye, 1843,

Un jeune berger joue de la musette, assis, au milieu de son troupeau de chèvres et de brebis, sur la pente d’un coteau qui descend jusqu’à une petite rivière.

Ce sujet a été gravé sur le même cuivre que les Hirondelles.

Il existe quelques belles épreuves avant les couplets, où ces deux compositions sont juxtaposées.

O ma tendre musette (2e planche).

H. om,i8o. L. om, 1 20.

Signée au-dessous de la vignette supérieure : C. Daubigny.

Un berger, sa cornemuse sous le bras, caché derrière

un bocage, voit avec dépit Lisette, vendangeuse, lutinée par un rival.

Ce sujet se raccorde agréablement avec un trophée pastoral et des amours vendangeurs qui complètent la composition et descendent à droite et à gauche des couplets.

Les Souhaits ; bluette composée par Riboutté, sur un air de Pergolèse.

H. om,i8o. L. om,ii5.

Signée en haut à gauche : C. Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. Ier.

Cette planche se compose de deux petits sujets; l’un, qui fait tête de page, commente le couplet :

Que ne suis-je la fougère Où sur la fin d’un beau jour Se repose ma bergère,

Sous la garde de l’amour?

La bergère est endormie dans un paysage fait, comme on disait jadis, pour le plaisir des yeux ; une guirlande d’amours voltige au-dessus d’elle.

L’autre sujet occupe la partie inférieure à gauche des couplets. Il représente une baigneuse sous les ombrages discrets d’un parc.

Que ne suis-je l’onde pure Qui la reçoit dans son sein !

Epreuve d’essai avant les couplets, avec griffonnages de pointe.

EAUX-FORTES

Les Hirondelles ; paroles de Florian.

H. om,i9o. L. om,i3o.

Chants et Chansons populaires de la France , t. Ier, Paris, Delloye, 1843.

Des ceps de vigne encadrent la page et relient entre eux les différents tableaux décrits par les couplets de la chanson, gravés au milieu de la page.

La vignette principale, qui fait tête de page, représente la rue d’un village à l’entrée de l’hiver, avec tous les épisodes de la vie rustique : femme à âne, maréchal ferrant des chevaux , scieur de bois , troupeau de bestiaux. Les hirondelles se réunissent pour le départ autour du clocher du village.

Dans le montant de la page, à gauche, une jeune femme regarde un nid d’hirondelles bâti dans l’angle de sa fenêtre ; au-dessous, des enfants ont emprisonné une hirondelle dans une cage; dans la partie droite de la page, un berger et une bergère Watteau dans les bois. Signé audessous de ce dernier sujet : C. Daubigny.

Nous publions aujourd’hui une reproduction par le procédé Durand de la « rue de village en novembre » . Elle est un peu agrandie et mesure om,i5o de longueur sur om85 de hauteur, avec trait carré.

La Tentation de saint Antoine , pot-pourri, par Sedaine.

H. om,i8o. L. om,i3o.

Chants et Chansons populaires de la France, t. Ier.

Quatre dessins par Trimolet, gravés par Daubigny.

ire planche. Dans la partie inférieure de la page, à gauche, saint Antoine en prière dans une grotte éclairée par une lampe. Au-dessus de lui une avalanche de démons, de spectres, de monstres qui s’avance, à grand tapage.

2e planche. Saint Antoine prie pour échapper aux obsessions des démons moqueurs et aux provocations d’une « diablesse en falbalas ».

3e planche. Scènes de tentation de plus en plus risquées.

4e planche. Saint Antoine avec la croix et l’eau bénite exorcise la troupe innombrable des démons qui s’enfuient, se pressent, se précipitent et s’entraînent dans les enfers.

EAUX-FORTES

Dans les bois . Premier sujet pour la chanson : Combien fai douce souvenance, par Chateaubriand.

H. om,i75\ L. om,i 30.

Signée en bas, à gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. II.

Au bord d’un chemin qui serpente dans une clairière de bois, une fille, à genoux sur l’herbe, cherche des fleurs et s’interrompt pour regarder deux amoureux qui s’embrassent.

La Tour du Maure. Deuxième sujet pour la chanson : Combien fai douce souvenance .

H. om,i6o. L. om,i3o.

Des cerfs viennent se désaltérer dans une rivière, la Dore, qui baigne les rochers où s’élèvent le château et la tour du Maure. A droite, sur la rive où se trouvent les cerfs, de grands arbres dominent la composition ; à gauche, saules pleureurs; et, sur le premier plan, oseilles sauvages, roseaux, nénuphars, au-dessous desquels on lit : Daubigny.

Les couplets sont gravés dans la partie supérieure de la page. Il existe de belles épreuves d’artiste avant les couplets.

Leçon d'une mère à sa fille.

H. on,,i75. L. on',i3o.

Chants et Chansons populaires de la France , t. II.

Une mère et sa fille sont assises au bas d’un escalier qui conduit à une maisonnette. Des ceps de vigne, soutenus par des perches, forment au-dessus d’elles une espèce de berceau et montent ensuite dans la partie supérieure de la page où sont gravés les couplets de Favart. Les deux femmes ont laissé de côté leur rouet et leur quenouille, et la mère, étendant le bras, montre à sa fille :

Un étang Qui s’étend Dans la plaine Et répète au sein des eaux De verdoyants ormeaux Où les pampres s’enchaînent.

Comme un zéphyr peut ternir la surface de ces eaux paisibles, il suffit d’un désir pour troubler « un cœur dont l’amour est maître ». Telle est la comparaison dont se sert la mère pour peindre à sa fille la tranquillité d’un cœur candide et les orages de l’amour.

EAUX-FORTES

Le Retour au village. Premier sujet pour la Chanson de Lisette, par Monvel.

H. om,i8o. L. om,i3o.

Signée au bas, à gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t II.

Une voiture chargée de foin et suivie de faneurs et de faneuses retourne au village, dont on aperçoit, au loin, les toits et le clocher. Une bergère suit avec son troupeau, tout en caquetant avec un berger qui joue de la cornemuse. Des peupliers s’élancent jusqu’en haut de la page et accompagnent, à droite et à gauche, les couplets gravés au milieu de la partie supérieure.

La Danse villageoise. Deuxième sujet pour la Chanson de Lisette.

H. om,i8o. L. om,i3o.

Signée au bas, à gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. II.

Des villageois dansent une ronde sous de grands arbres devant des musiciens juchés sur une estrade en planches ; autour des danseurs, on voit des couples assis échangeant

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de galants propos, des mères portant leurs nourrissons, des enfants se livrant à leurs jeux. Au fond, chaumière avec tonnelle, sous laquelle sont attablés buveurs et fumeurs.

Nous avons vu des épreuves avant le cuivre coupé, où la Danse villageoise se trouvait accouplée avec le Retour à la ferme .

Le Chant du Barde ; paroles d’Hoffmann, mus. de Méhul.

H. om,i8o. L. o,mi2o.

Signée en bas, à gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t, II.

Un homme en costume Watteau, tenant une guitare, et une femme en corsage décolleté sont assis sur la fougère, sous de frais bocages, auprès d’un ruisseau. Ils écoutent le ramage des oiseaux dans la feuillée; fauvettes, pinsons, chardonnerets sautillent et volettent dans des brindilles autour des couplets gravés dans la partie supérieure de la page.

Femme sensible, entends-tu le ramage De ces oiseaux qui célèbrent leurs feux ?

Ils font redire à l’écho du rivage :

Le printemps fuit; hâtez-vous d’être heureux.

EAUX-FORTES

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Le Marché du Temple.

Pour l’édition illustrée des Mystères de Paris. Paris, Delloye- Gosselin, 18+3-1844..

En vignette.

Dans une rue formée par deux rangées de boutiques, surmontées de leurs enseignes affriolantes, circulent des marchands d’habits-galons et des chalands en quête de bonnes occasions. Au premier plan, à gauche, Rodolphe et Rigolette se disposent à entrer chez la revendeuse, Mme Bouvard. Au fond la rotonde du temple au toit couvert de neige.

ier état. Rares et brillantes épreuves sur chine avec la signature gravée à la pointe, à gauche : Daubigny y del. et sculp.

2e état. Tirage de la publication avec le titre gravé.

Le Bal dans le jardin d’hiver de l’Hôtel de l’ambassade.

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