L. om,275'. H. o
Signée et datée à gauche : Daubigny, 1867.
Sur un terrain dont la pente s’accuse de gauche à droite, quelques pommiers bordent un chemin qui fuit à
EAUX-FORTES
travers la plaine. Une troupe de corbeaux s’abat sur les guérets et sur les branches des pommiers.
Première pensée du tableau : la Neige, du Salon de
Un dessin autographique de Daubigny, représentant le même sujet, image retournée, a paru dans le Panthéon des illustrations françaises au xixe siecle. de Victor Frond. Signé, à droite : Daubigny. 186 7; imprimé en encre bistrée.
Le Verger , pour le livre : Sonnets et Eaux-fortes .
Un vol. in-40. Paris, A. Lemerre, 1869.
H. om,255’. L. on,,i95.
Signé à gauche : Daubigny, 1868, et traces d’une première signature effacée à droite.
Daubigny a pris les éléments de cette composition dans son tableau le Printemps . du Salon de 1868.
Nous ne saurions mieux faire que citer le sonnet de M. Gabriel Marc. Non-seulement il décrit cette eau-forte avec autant de justesse que de charme, mais le poète, s’inspirant de l’œuvre entier du peintre, évoque, condense et résume dans son poème de quatorze vers toutes les pages exquises où Daubigny a chanté les joies et les grâces du renouveau :
Un pré vert au printemps; des fleurs et du soleil, Un verger souriant de sa métamorphose.
Pas d’horizon, mais un fouillis bleuâtre et rose Semé des diamants de l’aube à son réveil.
Des amandiers couverts d’un blanc duvet pareil Aux neiges, des pêchers à la fleur demi-close Se mirant dans le clair ruisseau qui les arrose;
Et cet ensemble est frais, rayonnant et vermeil.
Regardez : sous le fin brouillard qui s’évapore Jeunes comme l’espoir, charmants comme l’aurore,
Ravis par le sourire ineffable de mai,
Et par le doux gazon tapissé de pervenches,
Deux amoureux buvant le zéphyr embaumé
Suivent l’étroit sentier qui se perd sous les branches...
ier état. Eau-forte pure ; première morsure avant la signature.
2e étit. Deuxième morsure et quelques reprises de travaux dans le ciel etles arbres. Quelques épreuves de remarque portent des traits de pointe dans la marge inférieure, qui ont été brunis avant le tirage de l’édition.
Les Bergers.
Signé adroite : Daubigny, 1874.
Un homme et une femme assis au bord d’un chemin, sur la lisière d’un bois, s’embrassent pendant qu’une chèvre et deux moutons paissent auprès d’eux. Les derniers rayons du soleil couchant traversent la feuillée.
Ier état. Eau-forte pure; planche inachevée destinée à être reprise et mise à l’effet.
EAUX-FORTES
Effet de lune sur les bords de l'Oise • eau-forte exécutée spécialement pour ce volume.
(Avril 1875.)