SCÈNE V
quelques-uns de ces refrains grivois ei priinesautiers que la capitale se comptait à répéter en ce moment.
ARCHIBALD, indigné.
Ohl monsieur 1 Fi!
MITOÜFLOT.
Très-bien, monsieur l'artiste. Ah! de mon temps, les refrains que chanionnaient nos lèvres étaient purs; c’était : Costa Diva, ou bien... Tenez, j’ai l’honneur d appartenir au corps des sapeurs-pompiers de Pontoise. Autrefois, sur mon passage, j’entendais les enfanls fredonner : Ah! quel plaisir d’être soldat... Aujourd’hui, je n’entends plus que ce refrain : Rien n’est sacré... Ahl où allons-nous, monsieur l’artiste, où allons-nous?
ARCH1DALD, i. Sidouie.
Mademoiselle, si vous voulez...
SIDONIE
Volontiers, monsieur. (Chantant an piano, tandis qn’Arehibald, datant pris d'elle, tourne les feuillets de musique et bat la mesure.)
Je l'ai planté, je l’ai vu naître Ce beau rosier où les oiseaux.
MITOÜFLOT.
Bravo! bravo!
SIDONIE
Au matin, près de ma fenêtre,
Viennent chanter sous ses rameaux...
MITOÜFLOT, renversé sur son fauteuil, les yeux à moitié fermés, dan* uu état de béatitude.
Brava! brava! brava !
SIDONIE, chantant.
. Joyeux oiseaux, troupe amoureuse,
Oh ! par pitié, ne chantez pas.
L’amant qui me rendait heureuse Est parti pour d’autres climat*.
MITOUFLOT, se levant.
A la bonne heure, voilà des chansons convenables pour une jeune fille. Je vais boucler uia valise. Continue, Sidonie, Continuel (il sort h droite.)
C’EST POUR CE SOIR