‹ Ça et làChapitre 41 sur 46 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

1 LACiz à mon coté ma plume.

Sur mon front le Christ, mon orteil Sous mes pieas menez ce volume; Et clouez en paix le cercueil.

Après la dernière prière, Sur ma fosse plantez la croix; Et si l'on me donne une pierre, Gravez dessus : fai cm, je vois.

Dites entre vous : « Il sommeille; « Son dur labeur est achevé; » Ou plutôt dites : « Il s'éveille; c II voit ce qu'il a tant révè. »

Ne défendez pas nm mémoire, Si la haine sur moi s'abat :

Je suis content, j'ai ma victoire J'ai combattu le bon combat.

^W ÉPILOOOE.

Ceux qui font de viles morsuret A mon nom sont-ils attachés :

Laissez-les faire ; ces blessures Peut-être couvrent mes péchéf.

Je 8uis en paix, laissez-les faire!

Tant qu'ils n'auront pas tout vomi, C'est que, — Dieu soit béni. — poussière, Je suis encor leur ennemi.

Dieu soit béni ! ma voix sonore Persécute encor ces menteurs f Ce qu'ils insultent, je l'honore, Je démens leurs cris imposteurs ;

Dans leurs prisons et dans leurs fanges A leurs captifs je peins le jour ; Je fraye un chemin aux bons anges Vers les cœurs où naîtra l'amour.

Ooant à ma vie, elle fut douce ; Les ondes du ciel font fleurir Sur l'aride pierre la mousse, Sur les remords le repentir.

Dans ma lutte laborieuse La foi soutint mon cœur charmé; Ce fut donc une vie heureuse, Puisque enfin j'ai toujours aimé.

Je fus pécheur, et sur ma routa* lélas 1 j'ai chancelé souvent ;

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