ÉPILOGUE
1 LACiz à mon coté ma plume.
Sur mon front le Christ, mon orteil Sous mes pieas menez ce volume; Et clouez en paix le cercueil.
Après la dernière prière, Sur ma fosse plantez la croix; Et si l'on me donne une pierre, Gravez dessus : fai cm, je vois.
Dites entre vous : « Il sommeille; « Son dur labeur est achevé; » Ou plutôt dites : « Il s'éveille; c II voit ce qu'il a tant révè. »
Ne défendez pas nm mémoire, Si la haine sur moi s'abat :
Je suis content, j'ai ma victoire J'ai combattu le bon combat.
^W ÉPILOOOE.
Ceux qui font de viles morsuret A mon nom sont-ils attachés :
Laissez-les faire ; ces blessures Peut-être couvrent mes péchéf.
Je 8uis en paix, laissez-les faire!
Tant qu'ils n'auront pas tout vomi, C'est que, — Dieu soit béni. — poussière, Je suis encor leur ennemi.
Dieu soit béni ! ma voix sonore Persécute encor ces menteurs f Ce qu'ils insultent, je l'honore, Je démens leurs cris imposteurs ;
Dans leurs prisons et dans leurs fanges A leurs captifs je peins le jour ; Je fraye un chemin aux bons anges Vers les cœurs où naîtra l'amour.
Ooant à ma vie, elle fut douce ; Les ondes du ciel font fleurir Sur l'aride pierre la mousse, Sur les remords le repentir.
Dans ma lutte laborieuse La foi soutint mon cœur charmé; Ce fut donc une vie heureuse, Puisque enfin j'ai toujours aimé.
Je fus pécheur, et sur ma routa* lélas 1 j'ai chancelé souvent ;