LES CHARMES DE LA VILLE
jE récil'd'Ètienne nous avait conduits jusqu'au château. II faisait chaud encore; nous restâmes sur la terrasse, laissant errer nos yeux tantôt sur la pelouse oij les enfants jouaient autour des faneurs, tantôt sur les collines, les bois et le ciel, que les rayons du soleil couchant remplissaient d'ombres et de clartés étranges. Suzanne rompit le silence.
d Quelle scène ! dit-elle, quelle calme beauté !
« — Oui, dit Thérèse ; voilà ce que Dieu a fait pour les hommes, et nous connaissons des hommes qui méprisent tout cela, qui semblent n'en avoir rien vu, qui n'en veulent rien voir. Il y en a beaucoup de ces aveugles ; non-seulement des abrutis comme le Miron, mais bien d'autres : des messieurs et des mesdames qui n'aiment les arbres et le soleil qu'en peinture, les fleurs que dans les pots et sur les chapeaux. Je connais des riches trèshonnêtes qui coupent les chênes de leur parc pour payer une loge au Gymnase. Cette année, àParis, deux femmes, une marquise et une portière, m'ont avoué qu'elles préféraient, l'une sa rue de la Ville-l'Évêque, l'autre sa rue