FRANÇOIS I
3. C. Claudiani OPERA quàm diligentissime castigata. Aldus. (A la fin) Venetiisin œdibus Aldi et Andreœ Asulani Soceri, Mente Martio i523. Petit in-8°, veau brun, filets à froid et dorés, dos et coins fleurdelisés, tr. dor. fermoirs en argent.
Exemplaire aux armes de François I^"", avec la Salamandre, des F couronnés, et des fleurs de lys sur les plats : sur le dos des F et des fleurs de lys.
Le volume est garni de fermoirs anciens en argent représentant les coquilles de l'ordre de Saint-Michel. En regard du titre un feuillet blanc porte la signature autographe de François l*^"". Sur un autre feuillet de garde en vélin une longue note latine, signée du secrétaire archiviste du Roi de Danemarck et datée de i835, célèbre les mérites de ce rare et précieux volume, qualifié de Ornamentum bibliothecœ Francisci régis Galliœ.
HENRI VIII, Roi d'Angleterre
4. PuBLii OviDii Nasonis heroïdum epistolse atque AuliSabiniresponsiones. Parisiis, Bern. Aubririus, 1617 — Auli Persil famiharis explanatio. Paris, i5i6. — A la suite un manuscrit d'écriture contemporaine caUigraphié avec soin, capitales dessinées à la plume, titres rubriques, intitulé Recreationes adagiorum in precedentibiis epistolis inscriptoriwi. In-4° gothique, veau noir, compart. sur les plats, dos fleurdelisé, tr. dor. et cisel.
Exemplaire aux armes de Henri VIII. Le milieu des plats porte l'écusson royal, écartelé de France et d'Angleterre, surmonté de la Vierge rayonnante qu'Henri VIII avait adoptée comme cimier et qu'il conserva jusqu'à sa rupture avec l'Église catholique. Cet écusson central est comme encadré par les armoiries de France, de Bretagne, de Plantagenet, de l'Empire, du Dauphiné et dy Milanais, avec leurs supports, un ange et un cerf ailé pour la France, une
hermine pour la Bretagne, une licorne pour le Dauphiné, un porc-épic pour le Milanais. Enfin, deux grandes tiges, fleuries des deux roses d'Angleterre, montent de chaque côté des plats. Le dos et les coins sont fleurdelisés ; les plats sont entièrement entourés d'une dentelle également fleurdelisée. Par une attention délicate, à la fin du volume se trouve un petit traité manuscrit (Recreationes adagiorum) qui n'est autre qu'un recueil de citations tirées des auteurs précédents, et qui, placées dans la conversation, devaient donner à l'élocuteur une apparence de profonde érudition. Sur la tranche très délicatement gaufrée et décorée de rinceaux et de fleurs de lys, se lit le nom de Pignolet, premier relieur du roi François I" et ignoré jusqu'à ces derniers temps où l'on attribuait uniquement à Rosset dit le Faucheur toutes les belles reliures de cette époque.
On sait que parmi les cadeaux offerts par François P"" à Henri VIII lors de l'entrevue du camp du drap d'or se trouvaient plusieurs volumes richement reliés. Celui-ci faisait sans aucun doute partie de ce présent royal, destiné du reste, comme tous les autres dons du roi de France, à humilier son bon frère, l'Angleterre, malgré Caxton, étant alors pour l'imprimerie et surtout pour la reliure en notable infériorité vis-à-vis de sa rivale. Constatons en passant avec plaisir que cette infériorité n'a fait que s'augmenter avec le temps.
HENRI II, Dauphin
5. Les trois premiers livres de l^Histoire de Dio- DORE SICILIEN.... translatez de latin en françoispar Antoine Macault, notaire, secrétaire et vallet de chambre ordinaire du roi François I". Paris, Arnold et Charles les Afigeliers 1541. A la fin la petite marque des Anges liés. Petit in-8°, veau fauve, filets, fers à froid, dos orné, tr. dor.
Exemplaire d'une étonnante fraîcheur aux armes d'Henri 11, alors Dauphin. Cette traduction n'est pas sans valeur, et le style de ce notaire à tout faire a une certaine saveur de naïveté qui fait songer à celle d'Amyot.