SCÈNE IX
PIERRE, puis VALENTINE.
Valentine voilée entre par la porte du fonil. PIERRE, l'apercevant, se lève.
Hein?
VALENTINE, levant son voile.
Oui, monsieur Pierre, c'est moi.
PIERRE
Ici!
VALENTINE
Je voudrais voir votre mère.
PIERRE
Vous?
VALENTINE
Ah! c'est vrai, vous ne savez pas... Personne ne le sait encore, du reste... Eh bien!... Elle ma chassée!
Madame de Lavcrsée!
Oui, hier soir, quand vous avez été parti, elle ma chassée de chez elle, comme une domestique, et, ce malin, elle na voulu ni me voii-, ni m'entendre... j'en sors à l'instant... Ah! quand je me suis vue dans la rue, seule, ne sachant où aller, j'ai cru que j'allais devenir fi)lle... Et puis, tout à coup, j'ai pensé à vous, à votre mère, les seuls honnêtes gens que je connaisse, et alors je suis venue vousdemander un conseil, un moyen, je ne sais pas... en attendant... je ne sais quoi non plus... Qu'est-ce que je vais devenir maintenant? Oii serai-je demain? Pour\u que votre mère ne me chasse pas, elle aussi.
Vous?
]:;ilc n"i'sl donc ])iis h'i, \n\\-r nirrc?