MADAME DE LA VERSEE
Et voici le marché que tu as l'impudence!... Allons! allons ! décidément, tu veux rompre ! Il fallait donc le dire tout de suite, au lieu de chercher des prétextes... Après sa dignité, voilà sa délicatesse, maintenant. Ah ! sa délicatesse! Ah! ah! voilà trois ans que j'aime cet homme et qu'il fait semblant de m"aimcr... trois ans qu'il m'utilise au profit de !<on ambition ! Et quand il n'a plus besoin de moi, il me jette là comme une chose inutile, il me quitte comme une fille et pour une fille, oui, une fille, que tout le monde veut parce qu'elle est jolie et que personne n'épouse parce qu'elle est facile, et que tu as connue chez moi, courtisée chez moi, eue chez moi peut-être et que tu vas retrouver en sortant d'ici, j'en suis sûre !... Misérable !...
SAINT- MARIN
Vous savez qu'elle est innocente !
MADAME DE LAVERSF':E.
Cette fois, comme les autres, oui, j»> le sais !
SAlNT-MAItlN.
Vous savez que vous faites une mauvaise action ?
Ah ! pour ça, nous sommes au moins deux!
SAINT-MAIUN.
C'est bien résolu. Vous ne voulez pas?
MADAME DE LAVERSÉE.
La reprend 'e ? Jamais !
SAINT- MARIN
Voici mon dernier mot ; elle et moi !