ACTE QUATRIÈME
LARVEJOL.
Et moi, donc!... Ma pièce a eu un succès!...
PÉGOMAS.
Enceinte !
LARVEJOL.
Non, Sainte !
PÉGOMAS.
Comment, Sainte?
LAHVEJOL.
Oui, j'ai vu que le public ne mordait plus aux pièces raides, alors j'ai changé mon fusil d'épaule, et, tout en gardant mon sujet, je l'ai débaptisé, moyenâgé, mis en vei^s et Iransformé en mj^stère : Sainte!... Et ce que ça a réussi ! ah !
CARACEL.
Jusqu'à Saint-Marin !... Il s'est réconcilié avec madame de Laversée qui, depuis ce temps-là, est d'un doux, mais d'un doux !... une nouvelle mariée.
LARVEJOL.
Et puis, laisse donc, toute la ville est pour toi ; jusqu'aux pompiers...
CARACEL.
Et à propos des pompiers... Comment? tu leur donnes des uniformes avant l'élection ?
PÉGOMAS.
Eh bien ?
CARACEL.
Eh bien, maintenant qu'ils les ont, s'ils te lâchent?
Ali! oui... Mais, je ne leur ai donné que le casque cl lliabil, moi, [ids bêle... jïii gardé la culolle... et ils ne l'auront que s'ils volent bien. Je les tiens par la cululte.
TOUS, riant.
Ah I ah ! ah ! ah I
LAUVEJOL.
Oui, mais alors, si lu es nommé, gare à rinvalidalion 1... Corruption des électeurs.
Tu me fais rire. Qui est-ce qui est candidat en ce moment, hein?
LAUVEJOL.
Mais Laversée.
Et qui est-ce qui a donné les uniformes, hein?
LAUVEJOL.
Laversée.
Eh donc, si je substitue ma candidature à la sienne, c'est la mienne qui profitera de la corruption et la sienne qui en sera responsable.
Ah ! ah : ah 1
CAUACEL.
Tu es toujours le yrand Pégomas.