ACTE l'RKMlEH
MADAME DE LAVERSEE.
Laissez-moi vous dire...
PIERRE, piCbeiilaiit uiaJamt Cuidu
Ma mère, madame.
Saluls.
MADAME DE LAVERSEE.
Oli ! madame, combien vous devez être fière, aujourd'hui !...
MADAME CARDEVENT.
Aujourd'liui ? mais toujours, madame; fière et heureuse donc, puisqu'il est heureux, (a pan.) Je ne sais pas encore de quoi, par exemple.
MADAME DE LAVERSEE.
L'élourderie de Valentine dont elle est seule à ne pas
sentir l'inconvenance (Valcminc hausse les cpaules, Saiul-Maiiu la sei-
monnc.) m'a privée du plaisir de vous apprendre, la première, ce grand événement.
VALENTINE, bas, à Saiiil-Maiiu.
Coupé, son elTet !
SAINT -MARIN, bas.
Prenez garde !
MADAME DE LAVERSEE.
Mais je peux du moins vous dire que, depuis vos débuts, je vous conn;iis, je vous suis et je vous admire.
Oui, nous vous connaissons, nous vous suivons et nous admirons.
MADAME DK LAVERSÉE.
Chanson d'Avril est exquise!
Délicieuse !
LA ISARON.NE.
Adorable ! Oh ! muitre, cette l'ois ce u'est plus du talent, c'est du génie !
PIERRE, Liiibanassé.
Oh ! hien, madame, du génie !... pas dcgros mots!... Voyons!
LAVERSÉE.
Si, si!... du génie!... Et mon opinion n'est pas sans valeur, croyez-le ! Je suis le neveu d'un homme qui s'y connaissait en art !...
I^l moi, la fille d'une femme qui en faisait!
PIERRE
Mon Dieu! je \ous remercie bien, mais, dans tout ça, qu'est-ce qu'on m'a donné?... quelle médaille?... quoi?...