MAD AMR DE LAVERSÉE
Eh bien, vous tricoterez. Si, si 1 votre fils vous amènera. Je compte sur vous.
PÉGOMAS , à Pierre.
Tu iras, j'espère?
Non.
BRASCOMMIÉ.
Puisque nous y allons tous.
COLTNErt.
11 faut y aller aussi !.., N'est-ce pas, monsieur Pégomas :'
PÉGOMAS.
Absolument ! Je veux que le grand Laversée ait sa statue comme tout le monde, et je veux qu'on te la commande.
Il faut! il faut!...
PIERRE
Allons donc ! D'ailleurs, je n'ai pas d'habit noir.
Mais, j'en ai, moi ! Jai de tout, des habits, des gilets, des pantalons, de tout... Je vous vends de tout!... il faut! il faut!
LAVERSÉE, à Grigneux.
Très curieux, ce que vous me dites sur Murillo... Au lundi, 21 juin, nous comptons sur vous !... (a Pierre.) Et sur vous aussi, maître?
PÉGOMAS.
Oui, oui, c'est entendu !
PIERRE, à son enlournge.
Eh ! non ! non !
V A I, E N T I N E , s' avançant vers lui .
C'est oui, n'est-ce pas, monsieur ou je croirai que vous m'en voulez pour mon étourderie... Mais j'avais été la première à prédire votre récompense, j'ai voulu être la première à vous l'annoncer. Vous me pardonnez ? (Eiie lui ten.i
la main. Pierre la touche en s'inclinant. ) Je Suis COn tente... A bientôt, alors!... EUe s'éloigne.
GRIGNEUX, la regardant et à lui-même.
Comme elle ressemble à l'autre !
PÉGOMAS.
Ah ! tu ne peux plus refuser maintenant !
COLTNER.
11 ne peut plus ! 11 ne peut plus !
PIERRE, hésitant.
Eh bien, pile ou face, là ! Si c'est face, j'y vais ! (u jette une
pi^ce en l'air, la ramasse et la regarde. Déçu.) C'cst pile ! (prenant son
parti.) Bah ! j'irai tout de même !