ACTE DEUXIÈME
qu'ils m'en trouvent dans le passé! Oui, voilà où nous en sommes avec les jeunes aujourd'hui, nous autres vieux... Présente-moi donc!
Tu veux dire : Présente-les-moi.
HUGOiX.
Non, présente-moi plutôt! ça les flattera.
MADAME DE LAVERSÉE.
Comme tu deviens lâche!
HUGON
C'est pour ne pas être lâché, mon enfant!
Madame de Laversée le présente aux jeunes gens. Poignées de main , PÉGOMAS, bas, à Laversée.
Eh bieni ce toast? Êtes-vous prêt, enfin ?
LAVERSÉE.
Pas trop!
CARACEL, LARVEJOL et CEUX DE « LA TOMATE », à Hugun.
Ah ! monsieur Hugon ! Très honoré ! La « Tomate » ! Maître !
HUGON
Oh! les maîtres, c'est vous, jeunes gens! Je ne suis plus qu'un vieux pompier, moi! (Apercevant pierre.) Ah! Cardevent! vous savez que Coltner fait promener votre Chanson d'avril en Amérique et qu'il y gagne un argent fou...
PÉGOMAS.
Messieurs! messieurs! un peu de silence! M. de Laversée va porter un toast à « la Tomate ».
TOUS
Ah! très bien !
PÉGOMAS, bas, à Lavers.'-e.
Allez donc ! allez donc !
LA VERSEE, montrant son papier à Pôgonias.
C'est bien mal écrit?
PÉGOMAS, bas, à Laversée.
Allez donc!
LAVERSEE, pris de la table, une tasse ;"i !a main. Pi'-gomas le souflle par instants.
Messieurs... je lève mon verre...
LARVEJOL, à pnit.
C'est une tasse !
LAVERSÉE.
... Et je bois à « la Tomate » !
Bravo!
LAVERSEE.
C'est-à-dire, je bois à la jeunesse, je bois au talent... je bois...
LARVEJOL, a port.
Quand aura-t-il tout bu?
Je bois au trioinphatcur d'aujourd'hui, à Pierre Cardevent!