VA L E N T I N E
Vous osez?... vous! ici! chez elle!
SAINT-5IAUIN, ;i i>:u[.
J'aimerais mieux chez moi !
VALENTINE
Vous, que je croyais mon ami...
SAIiNT-iMARlN.
Les jolies l'emmes n'ont pas d'amis !
VALENT IN E, iileuiaiil.
Oh! comme j'ai été coupable et comme je m'eu repens !
SAINT-MARIN
Voyons, Valen liai;, voyons! Mais iiu'elie csl donc enl'anl!... mais ce n'est plusTiline, mais on me l'a changée! Pour une pauvre petite déclaration !... On vous en a bien fait d'autres! Je vaux bien le petit Méximieux, après tout!
VA LENT I NE
AUuz-vous-eu !
s A I N T - M A II I N .
Non, mais, ma parole d'honneur, je ne vous comprends pas. Ah! je vous croyais plus l'or le que ça. Mais pensez donc à ce que je vous ai dit! Vous savez bien qu'ici vous ne vous marierez jamais, que vous n'avez pas d'avenir... tandis qu'avec moi...
VALENTINE
Oh! allez- vous-en, je vous en prie!
SAINT-MAIUN, à ses genoux, le bras autour de sa taille.
Non, non! c'est moi qui vous on prie, Valentino!...
SCËNE XII Les Mêmes, MADAME DE LAVERSÉE, entrant brusque-
nient par la porte ile gauche. Derrière elle, on aperçoit la tôle de la femme de ehanibre, qui regarde la seène par la porte enlre-bàillée.
MADAME DE LAVERSÉE, à Val.Miline.
Je le chasse!
VALENTINE, se levnnl.
Ah!
SAINT-MARIN
Mais, madame, je vous jure...
MADAME DE LAVERSÉE,
Et vous aussi, je vous chasse! Oui, tous les deux ! Je vous chasse tous les deux!
VALENTINE, tombant assise.
Je suis perdue!...
SAINT- MARIN, s'inelinaut devant idle.
Pardon, mademoiselle!
Il pousse les battants de la porle du fond, milieu, pour entrer au salon, et on aperçoit les invités qui rient et applaudissent avee enthousiasme la fin d'un rou[iIiH de la nivette.
Rideau.