‹ Cache-cache; or La fiancée de Berlin, comédie-vaudeville en un acteChapitre 28 sur 28 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Se peut-il ?

Oh! Verner!

VERNER

Après la scène ridicule de la porte de Brandebourg ; et prévoyant tous les dangers auxquels mon étourderie allait expjser le colonel, je me suis rendu à l'hôtel du comte, dont le nom étjit échappé à Batldlde. Le comte Butler, vous le savez, fut l'ami de mon père... A mon nom, toutes les portes me sont ouvertes ; j'arrive jusqu'auprès du blessé... Jugez de ma joie, midamej jugez démon bonheur... Les médecins assemblés venaient de décider que la blessure n'était pas mortelle -, et dans l'excès de sou contentement, le jeune comte vous avait rendu justice!.. Je m'approche de lui , je lui peins votre loyauté, le sort qui vous menace , les persécutions dont vous êtes l'objet 5 il m'écoute ; il soupire 5 et bientôt, d'une voix affaiblie ; mais résolue, il dicte à son père cette ré ractation qui, d'après nos lois militaires , vous rend le repos, l'honnenr et la liberté... ( 77 donne un éciii au colonel.)

BATHILDE

Vous devinezmaintenant tout le mystère... Mon ami!., le secret du colonel n'était pas le mien.

EVELIE.

Mon cher oncle , c'est donc là mon prétendu?

LE BARON

Oui , ma chère Eveliej et je ne vois plus d'obstacles à ce

mariage.

L1NDORF.

Nous signerons le contrat aujourd'hui même.

BERTA

Dites donc, mamzelle... il paraît que c'est là 1 inconnu, et que vous allez fane connaissance.

Mais, dis-nous donc co ment tu as pu découvrir?..

EVELIE.

Quand vous parliez avec madame , mon oncle , et que vous avez fait sortir mon prêt nclu , j\tais là... En jouant à cache-

cache , je m'étais mis dans la harpe 5 et pour trouver encore une meilleure cachette...

BERTA

Je ne m'étonne plus si la grande blonde a tant cherché.

FRITZMANN, qui a son cornet.

C'est drôle, ça ! maintenant, j'entends... mais je ne comprends plus...

BERTA

Je vous raconterai tout cela, monsieur Fritzmann.... m monsieur le baron veut bien me reprendre à son service.

LE BARON

Je l'ai dit, tout est oublié.

EVELIE.

Voilà une partie de Cache-cache dont je me souviendrai long-temps.

PERTA.

Il ne faut rien dire , et je ne dis plus rien j mais il y a tant de gens <jui devraient se cacher !

Air de la Haine dune femme.

Quoique sans bien, gentils galans, Bruns ou blondins, et de mon âge, Montrez-vous vite à mes parens.

Vieux grisons qui , dans votre caisse, De plaire cherchez le moyen.

Malgré toute votre richesse, (Bis)

Cachez-vous bien, (bis) Vieux sonpirans, cachez-vous bien.

BA.THILDE.

Amans , vous qui près d'une beîie , Essuyez de constans refus, Ne soyez pas discret pour elle ; Montrez-* ous sans être confus.

Vous à qui la beauté soumise >Ta jamais su refuser rien ,

Amans que l'amour favorise, (*«*•)

Cachez -vous bien ! (ois.) Amans heureux , cachez- vous bien.

1H BAROK.

Agens , banquiers , préteurs sur gage ,

Qui volez, spéculant sur tout,

Un million et davantage,

Vous pouvez vous montrer partout.

Voleurs obscurs et sans ressource ,

Qui, ne possédant jamais rien ,

Pour vivre me volez ma bourse „ (bis.)

Cachez-vous bien ! (bis.) Petits voleurs , cachez-Yous bien.

FRITZMANN.

Lorsque je descends à la cave , "Vins de Volney, vins de Pomars , Vins de Champagne, vins de Grave, Montrez vous tous a mes regards.

Mais vous qui donnezla migrane , Vins faux de Saint-Émilien , Vins d'Orléans, vins de Surène, (bis.)

Cachez-vous bien ! (bis.) Lorsque j'ai soif, cachez-vous bien.

VERSEE.

Mesdames, qui par la sagesse

Faites le bonheur d'un époux,

Vous que l'on respecte sans cesse,

Ah ! pour l'exemple montrez-vous.

Mais vous qui dans vos douces trames

Oubliez l'éternel lien ,

Pour tromper vos maris, mesdames, (bis.)

Cachez vous bien! (bis.) Pour leur repos cachez-vous bien.

Auteurs, dont la plume féconde

Écrit pour le bien de l'état

Et pour rendre la paix au monde,

Moutrez-vous tous avec éclat.

Ecrivains dont l'affreux génie

Diffame chaque citoyen,

En répandant la calomnie, (bis.)

Cachez-vous bien ! (bis.) Pour votre honneur cachez-vous bien.

bvblie, au public.

O vous , qui par votre indulgence Encouragez tous nos travaux, Amis des arts qu'on aime en France, Montrez-vous au bruit des bravos.

Mais vous, critiques trop sévères, Qui ne pardonnez jamais rien Aux esquisses les plus légères, (bis.)

Cacbez-vous bien ! (bis.) Ah ! pour ce soir cachez-vous bien.

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