TOUS
Se peut-il ?
Oh! Verner!
VERNER
Après la scène ridicule de la porte de Brandebourg ; et prévoyant tous les dangers auxquels mon étourderie allait expjser le colonel, je me suis rendu à l'hôtel du comte, dont le nom étjit échappé à Batldlde. Le comte Butler, vous le savez, fut l'ami de mon père... A mon nom, toutes les portes me sont ouvertes ; j'arrive jusqu'auprès du blessé... Jugez de ma joie, midamej jugez démon bonheur... Les médecins assemblés venaient de décider que la blessure n'était pas mortelle -, et dans l'excès de sou contentement, le jeune comte vous avait rendu justice!.. Je m'approche de lui , je lui peins votre loyauté, le sort qui vous menace , les persécutions dont vous êtes l'objet 5 il m'écoute ; il soupire 5 et bientôt, d'une voix affaiblie ; mais résolue, il dicte à son père cette ré ractation qui, d'après nos lois militaires , vous rend le repos, l'honnenr et la liberté... ( 77 donne un éciii au colonel.)
BATHILDE
Vous devinezmaintenant tout le mystère... Mon ami!., le secret du colonel n'était pas le mien.
EVELIE.
Mon cher oncle , c'est donc là mon prétendu?
LE BARON
Oui , ma chère Eveliej et je ne vois plus d'obstacles à ce
mariage.
L1NDORF.
Nous signerons le contrat aujourd'hui même.
BERTA
Dites donc, mamzelle... il paraît que c'est là 1 inconnu, et que vous allez fane connaissance.
Mais, dis-nous donc co ment tu as pu découvrir?..
EVELIE.
Quand vous parliez avec madame , mon oncle , et que vous avez fait sortir mon prêt nclu , j\tais là... En jouant à cache-
cache , je m'étais mis dans la harpe 5 et pour trouver encore une meilleure cachette...
BERTA
Je ne m'étonne plus si la grande blonde a tant cherché.
FRITZMANN, qui a son cornet.
C'est drôle, ça ! maintenant, j'entends... mais je ne comprends plus...
BERTA
Je vous raconterai tout cela, monsieur Fritzmann.... m monsieur le baron veut bien me reprendre à son service.
LE BARON
Je l'ai dit, tout est oublié.
EVELIE.
Voilà une partie de Cache-cache dont je me souviendrai long-temps.
PERTA.
Il ne faut rien dire , et je ne dis plus rien j mais il y a tant de gens <jui devraient se cacher !
Air de la Haine dune femme.
Quoique sans bien, gentils galans, Bruns ou blondins, et de mon âge, Montrez-vous vite à mes parens.
Vieux grisons qui , dans votre caisse, De plaire cherchez le moyen.
Malgré toute votre richesse, (Bis)
Cachez-vous bien, (bis) Vieux sonpirans, cachez-vous bien.
BA.THILDE.
Amans , vous qui près d'une beîie , Essuyez de constans refus, Ne soyez pas discret pour elle ; Montrez-* ous sans être confus.
Vous à qui la beauté soumise >Ta jamais su refuser rien ,
Amans que l'amour favorise, (*«*•)
Cachez -vous bien ! (ois.) Amans heureux , cachez- vous bien.
1H BAROK.
Agens , banquiers , préteurs sur gage ,
Qui volez, spéculant sur tout,
Un million et davantage,
Vous pouvez vous montrer partout.
Voleurs obscurs et sans ressource ,
Qui, ne possédant jamais rien ,
Pour vivre me volez ma bourse „ (bis.)
Cachez-vous bien ! (bis.) Petits voleurs , cachez-Yous bien.
FRITZMANN.
Lorsque je descends à la cave , "Vins de Volney, vins de Pomars , Vins de Champagne, vins de Grave, Montrez vous tous a mes regards.
Mais vous qui donnezla migrane , Vins faux de Saint-Émilien , Vins d'Orléans, vins de Surène, (bis.)
Cachez-vous bien ! (bis.) Lorsque j'ai soif, cachez-vous bien.
VERSEE.
Mesdames, qui par la sagesse
Faites le bonheur d'un époux,
Vous que l'on respecte sans cesse,
Ah ! pour l'exemple montrez-vous.
Mais vous qui dans vos douces trames
Oubliez l'éternel lien ,
Pour tromper vos maris, mesdames, (bis.)
Cachez vous bien! (bis.) Pour leur repos cachez-vous bien.
Auteurs, dont la plume féconde
Écrit pour le bien de l'état
Et pour rendre la paix au monde,
Moutrez-vous tous avec éclat.
Ecrivains dont l'affreux génie
Diffame chaque citoyen,
En répandant la calomnie, (bis.)
Cachez-vous bien ! (bis.) Pour votre honneur cachez-vous bien.
bvblie, au public.
O vous , qui par votre indulgence Encouragez tous nos travaux, Amis des arts qu'on aime en France, Montrez-vous au bruit des bravos.
Mais vous, critiques trop sévères, Qui ne pardonnez jamais rien Aux esquisses les plus légères, (bis.)
Cacbez-vous bien ! (bis.) Ah ! pour ce soir cachez-vous bien.