‹ Cadet Buteux au vampire, ou, Relation véridiqueChapitre 2 sur 15 · MAMA · texte numérisé non relu

MAMA

(a) AR : T°nez, mot, je suis un bon homme.

Qu'est-c’ qui connaît rien d’pus cocasse Qu'un trépassé qui s’porte bien? .

Qui meurt, qui ressuscit’sur place, Qui mang’ de tout et vit de rien?

C'tapendant pour voir c’te bêtise,

C’est tous les jours foule au bureau!...

N'y en a jamais tant à l’église, | Gis.) Maugré qu’on entre pro Deo.

Arr : Décacheur sur ma porte.

Dam! c’est qu’c’est un’ piëc’ qu'est faite Pour fair’ dresser sur la tête

Les ch’veux d’quiconque en a...

Ety vas vous raconter c’thorreur-là ; Car moï, qui ne suis qu'un’ bête, J’la sais, comm’ si l'avais faite. (bis.)

PARAAAMAAAAAAMA

(3) Are : Du vaudeville de Partie carrée.

Jvoyons d’abord lpus joli p’tit cim’tière ;

Tout d’hout, dans l’fond, un ange à fair” frémur…

À côté d'lui, tout d’son long sur un’ bière,

Un’ dame en blanc occupée à dormir.

D'frayeur, tout l'monde est tremblant, muet et blême ;

Un sourd pourrait entendre un’ mouch voler...

N'y a pas enfin jusqu’au souffleur lui-même

Qui n’ose pas souffler. (3 fois)

RAAMAMMAA ELA

Arr : Monsieur le Prévôt des Marchands.

| L'ange d'la lun’ nous tomb’ des cieux Pour s’entret’nir avec le vieux ; Et, dans cette intention , 1l m'semble Que l’voyage était essentiel, Vu que, pour chuchoter ensemble, Y a z'un peu loin d'la terre au ciel.

AAAAAMAAMM MR

(4) Ark : Une fille est un oiseau.

Par eux, j'apprenons comm’ quoi Des défunts quittant les d’meurés , L’Vampir’ tout les rent’ -six heures, Doit, aux termes d’une loi, S'rég'aler d’une fiancée,

Qui, sucée et resucée,

Entre ses bras trépassée ,

Trent-six beur's après encor, Laisse à notre bon apôtre

Le temps d’en r’sucer une autre.

Sinon l’défunt s’rait ben mort.

PBAARAAAAAIAAAA Arr : Des Pierrots.

Mais lang”, qu'a ben cent ans et l'reste ,

Du Vampir’ n'étant pas cousin ;

S’promet ben, tant il le déteste 4

D'la faire danser au voisin.

J'le r’command'ra, dit-il, au prône ; »

Et j'voyons, sans ét’ ben rusé,

Que, quoiqu’ lange aitun’ barb’ d’une aune, Cest le Vampir’ qui s’ra rasé.

AARANRAAANARATUT

(5) Ar : Du Pas rédoublé.

Mais qu’est-c’qu’c’est donc que c’t’ang” barbon ? Me d'mand’ra-t-on peut-être. ...

C'est un ang” qui n’est pas très-bon, Quoiqu'il veuille l paraître.

Et l’on d’vine à son air casse, À ses facons sauvages, À son ton lourd, triste et glacé, Qu’c’est l'ange des mariages.

AARAARAMAAAMAARS

Arr : Comme on fait son lit on se couche.

Pour prendre un instant de repos,

Comm les deux anges se saluent ;

Üne heur’ sonne, et j'vois des tombeaux Tous les couvercles qui se r’muent.

C’est l'heure d’la récréation ;

Et, voyant qu'd’aut s’en effarouchent, J'leux dis : C’est qu’ les morts, dansc'eanlon, Se lèvent, quand les vivans s’couchent. (£s.)

AAARARAAANRALILALI

Arr : Rien n’était si joli qu’Adèle.

Pour sortir d'leurs tannières sombres, Soul’vant sans efforts La pierr’ qui couvr’ leurs corps, V'là trent -six morts Le nez dehors, Qui s’disont tous :

« Amusons-nous, « Trémoussons-nous, « Amusons-nous, « Trémoussons-nous, « Ombres. »

Ils prenn’ leurs ébats, Puis ils r’gagnont les Pays-Bas.

RARIA AMAR

Ar : Reveillez-vous, belle endormie.

—Réveille-toi, belle endormie!....

Crie un aut mort, d’je n’sais quel lieu ; Et la dormeuse, tout saisie, Croyant qu'’c’est l’diab}, crie : Ah! mon dieu:

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