PROLOGUE
cté relevé que longtemps après sa blessure, il a perdu tout son sang, et il va mourir...
MAURICE!
Et vous dites qu'il n’existe aucun remède?...
joel.
Qu’il n’en existe aucun, c’est peut-être s’avancer beaucoup... mais enfin, je puis affirmer que la médecine, telle qu’on la pratique aujourd’hui, n’en admet pas.
MAURICE
Qu’entendez-vous par là, monsieur? Ne l’avcz-vous pas dit à l’instant? voire devoir est de tout tenter...
JOEl..
Les moyens me feraient défaut...
MAURICE
Nous tâcherons de vous procurer tout ce q.ui sera nécessaire...
ioel.
Ce qu’il faudrait, et ce que vous ne sauriez me trouver, c’est une personne assez dévouée à cet homme qui va mourir, et assez confiante en moi qui suis un étranger ici, car je suis de la Bohême et je passe par ce pays qui ne me reverra sans doute jamais, une personne, dis'je, assez dévouée et assez confiante pour se prêter à une expérience douteuse...
MAURICE
Expliquez-vous!
JOËL
C’est un moyen bizarre, effrayant, pratiqué de temps immémorial dans nos montagnes par des empiriques que ta savante académie de Prague condamne et traque comme des bêtes fauves.
MAURICE
Et ce moyen peut réussir?
JOËL
Je l’ai tenté déjà avec succès, car je ne suis pas les voies de ^ignorance et de la routine. Je cherche par tous les moyens le bien de l’humanité. Je vais en France, à Paris, où la gloire peut-être illustrera mon nom.
HILDA, se levant brusquement.
Mais alors, monsieur, pourquoi hésiter, pourquoi tarder?... |
JOËL
Qui donc aurait le courage de donner son sang, de hasarder sa vie pour sauver celle d’un blessé inconnu?
HILDA j elle ae 1ère.
Moi, monsieur!
MAURICE
Hilda 1
JOËL
Vous, mademoiselle?
CHARLOTTE
La lièvre l’égare f...
Non, nonl j’ai bien toute ma raison. Cet homme qui va mourir et que nous pouvons sauver, n’esi pas uo inconnu pour moi. Cet homme, c’est le comte d’Harcourt, c’est celui que j’aime, c’est mon époux devant Dieu! Venez, monsieur, venez!...
El e entre précipitamment dans la chambre.