‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 106 sur 118 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Et que vous ayez pu, Cadet, penser jamais Que vous étiez aimable... et que je vous aimais î

CADET, tombant à genoux.

Non I plus de vérités !

DELVAPORINE

C'est trop tard !

CADET, avec violence.

Je préfère Des mensonges... Mentez!

DELVAPORLNE

Mais je voulais le faire.

Vous n'avez pas voulu : vous avez exigé Ma franchise, sans en pressentir le danger

CADET, pleurant

l^uvais-je me douter? C'est affreux.

DELVAPORINE, sincère.

Je vous jure Que j'aurais mieux aimé n'être pas aussi dure !

Ainsi lout est fini...

DELVAPORINE, mélancolique.

J'aurais trouvé plus doux De partir sans cesser d'être adorée de vous.

Etre adorée, encor...

CADET

DELVAPORINE

C'est ainsi que nous sommes !

Coquettes, nous voulons les hommages des hommes. Qu'ils nous aiment avant, penilant... et môme après. Plutôt que me montrer si sincère, j'aurais

hii CADEÏ-UOUSSEL

Préféré vous laisser le souvenir plus tendre

D'un mensonge... Vous n'avez pas voulu m'enlendre

,1e vous aurais trompé de mots délicieux...

\'ous m'eussiez regrettée... et c'eût été bien mieux.

CADET

tombant sans forces sur

un canap(

Peut

-être.

(Un temps )

DELVAPORINE

Adieu

, Cadet.

CADET

Déjà?

DELVAPORINE

Mais

oui.

' CADET

Si vile!

DELVAPORINE

Pourquoi rester encore : il faut que je vous quilt ^

CADET

Pour toujours?

DELVAPORINE

Pour toujours?

(Elle se dirige vers le petit salon.)

CADET

Restez. Rien qu'un petit Moment...

DELVAPORINE

CADET, affolé.

C'est très grave... Écoutez... j'ai menti.

(Courant vers le secrétaire.)

.J'ai là tous les reçus... oui, de toutes vos dettes La Maillard a la clef...

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