‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 109 sur 118 · ACTE TROISIEME 16T · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME 16T

CADET, baissant la tête.

Xonl Je voulais la clef : c'était d'un misérable.

LA MAILLARD, bas à Aude.

Je m'en cloutais...

CADET, désespéré.

Hélas ! Elle était adorable !

Elle ne m'aime pas.

LA MAILLARD, maternelle.

Xoxis voyez I

CADET

Vous aviez Raison... Tout, elle m'a tout dit, si vous saviez...

LA MAILI^RD, même jeu que plus haut.

Nous vous consolerons.

CADET

Merci, vous êtes bonne.

AUDE, très affectueux.

Pauvre ami I

CADET, pris de remords.

Aude, toi, pardonne-moi, pardonne...

AUDE

Pourquoi?

CADET

Je ne suis pas riche.

Mais...

CADET

Non! je n'ai Plus rien. Je t'ai menti.

I s CADET-ROUSSEL

AUDE

Mais...

CADET

Je suis ruiné, .l'ai l'ail votre malheur.

AUDE, tendrement.

C'est le tien seul qui compte.

Car le nôtre, Cadet, est de ceux qu'on surmonte. Pas d'argent : nous saurons attendre et sans rancœur : [.es vrais chagrins, les seuls, sont les chagrins du cœur; Les autres, quand on s'aime, ont peine à vous atteinlre, VA c'est pourquoi loi seul à celte heure es à plaindre.

CADET, raconnaissant.

Ami trop indulgent... Merci pour la bonté. Quel exemple! Pourquoi m'as-tu jamais quitté?

LA MAILLARD

.Mais que vont dire vos parents?

AUDE

La citoyenne Roussel surtout!

CADET, effrayé.

Mon Dieu!

LA MAILLARD

Il faut qu'on la prévienne !

AUDE

Oui, moi.

LA MAILLARD

Bien.

CADET

Maman va se montrer sans pitié.

AUDE

Elle usera sur moi sa colère à moitié.

N'olre père?

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