‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 30 sur 118 · ACTE P REMI LU ol · texte numérisé non relu

ACTE P REMI LU ol

DKLVAPORLNK

Mais vous m'avez fait rire.

Je vous pardonne...

(Pivotant sur ses tolons.)

Et je m'en vais.

CADET, la retenant.

Sans rien me dire'^

DELVAPORLNE

^l;lin!('n^^^^, c'en est trop!

CADET, mémo jeu.

Moi qui pris un tel soin l)e ne pas vous blesser, aurais-je été trop loin? Si mon discours, peut-être, a manqué de mesure, Pardonnez, je n'ai pas voulu, je vous assure!

DELVAPORIXE

Je ne puis m'en aller encor ?...

CADET

Non !

DELVAPOKINE

Brisons là.

\'ous fûtes indiscrets assez comme cela.

CADET.*'

Moi?

Moi?

DELVAPORINE

Je ne sais pas seulement qui vous êtes.

CADET, avec orgueil.

AtDE

Et moi, Aude : tous deux poètes.

Lui, par amour pour vous, moi, par métier.

Îi2 CADET-ROUSSEL

DELVAPOUINE, dévisogoant Cadet.

Osl vrai...

Roussel?

(Un temps.)

Mais le Roussel que je connais serait Donc voire frère?

CADET

Oui, vous le connaissez?

DELVAPORINE

A peine.

(Un temps : puis avec un sourire.)

C'est plaisant!

(Un temps.)

Ainsi vous m'aimez?

CADET, avec passion.

J'ai Fâme pleine De rêves, de désirs qui ne vont que vers vous.

AUDE, même jeu.

11 ne ment pas!

DELVAPORINE

Vous êtes fous!

CADET

Nous sommes fous !

Moi je suis fou depuis Theure oi^i vous m'apparûtes ! Ouand je vous vois, les jours me semblent des minutes, Mais il suffit, hélas! que vous vous absentiez Pour qu'ils me soient plus longs que des siècles entiers.

AUDE

Vos regards ont sur lui des puissances célestes.

CADET

.Je ne vis qu'à guetter les ombres de vos gestes.

AUDE

Souriez lui là-haut : le monde lui sourit.

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