‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 35 sur 118 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CADET

Tu vas voir, je vais tout combiner, sois tranquille, ]

Tout jusqu'à cette femme, oui, tout va m'être utile. 1

AUDE, admirafif. j

Vraiment?... j

CADET

Un financier doit éblouir Palais, D'abord...

AUDE, suivant la pensée de Cadet. :

Hôtel... chevaux... maîtresse... }

CADET

Il a compris !

AUDE

Je lus toujours le seul, Cadet, à te comprendre. 1

(Il remet les dix mille francs à Cadet.) i

Que voilà peu d'argent, comme je vais t'en rendre. \

Souviens-toi que ce que tu fais en ce moment

N'est pas un coup de dés : c'est un sûr placement ; 4

Ce qu'il fallait pour Mariette que tu fisses : j

Nous réaliserons d'énormes bénéfices ! "i

J'ai foi dans l'agio, j'en tirerai profit!

Crois-tu donc que dix mille francs m'auraient suffi ;

Pour pouvoir, à Paris, mener la grande vie? j

Il faut plus, pour que ma faim d'or soit assouvie, l

Et cette faim aura de meilleurs effets : ]

Tu ne sais pas, mon cher, Taffaire que tu fais! ■

AUDE

Merci... j

CADET, soudain inquiet. "- j

Quel est son nom, au fait? \

AUDE, même jeu. I

Oh ! ]

CADET i

Son adresse?... i

lA MAILLARD, survonant par la ruelle, du côlc gauche, une lanterne allumée à la main.

Vous!

cai)p:t

La Maillard .'

(Tous les deux courent vers elle.)

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