‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 4 sur 118 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE PÈRE ROUSSEL

Moi qui le Irai le Avec la douceur, Tindulgence secrète Qu'on n'a que pour les siens et dont on se défend, Moi qui Faime comme un p^i^ aiïne...

MARIETTE

Un grand enfant.

C'est cela dont il soliffre!

le père roitssel QIl!

mariette

vois mon autre frère :

On le traita toujours comme un hommc^ au contraire.

LE PÈRE ROUSSEL

(Vest que Roussel-aîné avait ce qu^ n'a pas Cadet-Roussel, un air d'importance, des bas Bien tirés, des souliers dont chaque boucle brille. Il portait bien les redingotes de famille. Et savait, sans jamais défriser son toupet, En coiffant le tricorne, inspii*er le respect.

MARIETTE

Ce qui n'empêche pas qu'à faire l'agiolage Il mangea tous vos biens ainsi qu'un héritage.

LE PÈRE ROUSSEL, avec indule-enco-.

Pas tous encore.

Au fond,, moi ce que je t'en dis, ( '/e^l parce ({ue Cadet en a souffert jadis; Oui lorsqu'un jour l'aîné partit, voilà plus d'une Année, il t'en souvient, pour tenter la fortune, Emportant notre avoir jusques au dernier sou, Oui, Cadet a souffert, tu sais, souffert beaucoup, Que lui montrant alors si peu de confiance Vous missiez dans l'aîné toute votre espémnce !... Dépuis, maman n'en fut que plus dure avec lui.

8 CADET-HOUSSEL

LE PÈRK ROUSSEL

('."('>( M'ai...

MARIETTE

Sans cesse enfin elle le maltraite.

LE PÈRE ROUSSEL

Oui!

MARIETTE

Tu devrais te fâcher, te montrer plus un père!

LE PÈRE ROUSSEL, Icmbrassant.

Je n'ose pas.

MARIETTE, toute souriante.

Pourquoi?

(Entre La Maillard en coup de vent. C'est une commère de quarante ans, portant des vêlements cossus aux couleurs trop criardes, «ne coiffure trop enrubannée : elle a le geste expansif et le verbe haut.)

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