‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 40 sur 118 · SCÈNE XVI Les Mêmes, CADET, LA MAILLARD en coulisse · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI Les Mêmes, CADET, LA MAILLARD en coulisse

puis en scène.

CADET, lançant un de ses ballots do la fenêtre.

Voici mes paquets ! Un !

O'f CADET-ROUSSEL

MARIETTE, effrayre.

Ah!..

LA MAILLARD, lançant un second ballot.

Deux!

CADET, lançant le troisième.

Trois !

AUDE, riant.

Pas bien lour.'s!

CADET, du haut de la fenêtre comme d'un guignol.

Oui, mais trois., ils sont trois... Il m'en faut trois toujours : Là, dans ces trois paquets, j'ai mis quelques trois choses; Trois vestes, trois chapeaux,

(A Mariette.)

Trois de tes mouchoirs roses, Rien qu'un quart de douzaine : aussi trois pantalons, A mon père trois fois trop larges et trop longs ! .Te n'ai par contre et cela seul me désespère Qu'une paire et que la moitié d'une autre paire De brodequins, soit trois; il me faudrait trois pieds : Ce nombre ne vaut rien pour compter des souliers ! Mais Dieu le veut ainsi : tout à ma connaissance S'est présenté par trois, toujours, c'est de naissance : Mes peines vont par trois et par trois mes plaisirs; Tous trois nous rendre heureux, voilà mes trois désirs! .Je suis fou de Paris : j'y débarque à trois heures; Os trois minutes-ci seront les trois meilleures De ma vie ; on ne peut rêver de bonheur tel : .Je suis trois fois heureux d'être Cadet Roussel !

(On entend la grande porte.de l'hôtellerie s'ouvrir, et, comme à Tariiv'e de la diligence, à son départ, dans le brouhaha gônéral, on distinguo quelques voix dominant les autres; la diligence et les voyageu-.s demeurent toujours invisibles.)

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