‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 51 sur 118 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

CADET

Certe.

LA MAILLARD

Alors à quoi bon vos ruses inédites Puisque ce fut en vain que vous couriez ainsi...

CADET

Et qu'en demeurant coi j'eusse autant réussi.

LA MAILLARD

Vous perdez la raison I

CADET

J'aime.

LA MAILLARD

C'est votre excuse î 11 vous faut réussir.

CADET

Si je ne m'abuse Delvaporine sent quelque penchant pour vous.

CADET

Je me souviens, ce m'est un souvenir très doux, Qu'elle me fit tout espérer, le soir d'Auxerre.

LA MAILLARD

Eh bien, c'est ce soir-là seul qu'elle fut sincère. La preuve qu'à son cœur n'est pas indifl'érent Votre amour, c'est le soin que sans cesse elle prend De l'ignorer : partout près d'elle on vous rencontre; A peine elle paraît qu'aussitôt on vous montre; On vous signale : on vous reconnaît à cent pas : Elle seule pourtant ne vous reconnaît pas! Je vois clair dans son jeu.

CADET

Mon ôme en est ravie!

hO CAUKI'-llOUSSEL

LA MAILLARD

Roussel sera cornard.

CADET, iruligii".

Ça, jamais de la vie 1

(Avec uno émotion croissante.)

D'abôi-d, elle n'e.st pas sa maîtresse...

LA MAILLARD

Pouilanl.

CADEO

(Vesl vous (|ui me l'avez dit, vous seule, en pai'ianl DAuxerre... ce n'est pas une chose notoire I

LA MAILLARD

Mais je sais...

CADET

Je ne suis pas forcé de vous croire I Vous pouvez vous tromper.

LA MAILLARD

Roussel...

CADET

Il n'en dit rien IJI(\ est elle venue ici?

LA MAILLARD

Mais je sais bien Ou'il va la voir.

CADET

Vous le dites !

LA MAILLARD

Mais encore...

CADET

Taisez-vous par pitié; car tant que je l'ignore Je puis l'aimer : et si je vous croyais jamais Je ne le pourrais plus sans crime désormais !

LA MAILLARD

\o:i\i êtes sot-

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