ACTE DEUXIEME
ROUSSEL-AINÉ
\'oyons...
DELVAPORINE
Je vous en prie...
ROUSSEL-AINÉ
Ah! je comprends enfin.
DELVAPORINE, toute souriante.
Est-ce vrai?
ROUSSEL-AINE
Je comprends...
DELVAPORINE, jouant l'admiration.
Gomme vous êtes fin !
ROUSSEL-AINÉ, modèle.
Oui.
DELVAPORINE
Mais n'en parlez pas.
ROUSSEL-AINÉ, léger.
Je suis un galant homme.
DELVAPORINE
Comme je vous rends grâce...
ROUSSEL-AINÉ, lourdaud.
Est-ce une grosse somme?
DELVAPORINE
Grosse.
ROUSSEL-AINÉ, ennuyé.
Ge sera dur.
DELVAPORINE
Mais oui : Je ferais mieux De m'en aller et de vous l'aire mes adieux.
(Elle fait mine de s'en aller.)
oî cai)1>:t-hol'Ssel
ROUSSKL-AINÉ, la relenant.
Non, restez!
(l'n temps.)
(yosl combien?
DKLVArORINE, on rougissant.
Cent mille francs de délies,
KOUSSEI.-AINK. (loosp 'ré.
Je ne peux pas.
DELVAPORINE, vivement.
C'est donc vrai?
ROUSSEL-AINÉ, inquiet,
Quoi?
DELVAPORINE
Mais que vous êtes Ruiné?
ROUSSEL-ATNÉ, effrayô.
^loi? C'est faux!
DELVAPORINE, avec une pitié feinte.
Quelle fatalité !
Je vous offre en tout cas mon hospitalité.
ROUSSEL-AIN K, très agité.
Attendez un peu : bien que la somme sois forte Il peut se faire encor que je vous la rapporte.
DELVAPORINE, sur un Ion net dhomme d'affaires.
Rendez-moi donc réponse à cinq heures chez moi.
ROUSSEL-AINÉ
C'est dit.
DELVAPORINE, redevenant plus femme et plus coquette que jamais
Que tout cela m'a donné de l'émoi!
Je rentre.
ROUSSEL-AINE, désirant l'accompagner.
Voulez-vous...