‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 61 sur 118 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

ROUSSEL-AINÉ

\'oyons...

DELVAPORINE

Je vous en prie...

ROUSSEL-AINÉ

Ah! je comprends enfin.

DELVAPORINE, toute souriante.

Est-ce vrai?

ROUSSEL-AINE

Je comprends...

DELVAPORINE, jouant l'admiration.

Gomme vous êtes fin !

ROUSSEL-AINÉ, modèle.

Oui.

DELVAPORINE

Mais n'en parlez pas.

ROUSSEL-AINÉ, léger.

Je suis un galant homme.

DELVAPORINE

Comme je vous rends grâce...

ROUSSEL-AINÉ, lourdaud.

Est-ce une grosse somme?

DELVAPORINE

Grosse.

ROUSSEL-AINÉ, ennuyé.

Ge sera dur.

DELVAPORINE

Mais oui : Je ferais mieux De m'en aller et de vous l'aire mes adieux.

(Elle fait mine de s'en aller.)

oî cai)1>:t-hol'Ssel

ROUSSKL-AINÉ, la relenant.

Non, restez!

(l'n temps.)

(yosl combien?

DKLVArORINE, on rougissant.

Cent mille francs de délies,

KOUSSEI.-AINK. (loosp 'ré.

Je ne peux pas.

DELVAPORINE, vivement.

C'est donc vrai?

ROUSSEL-AINÉ, inquiet,

Quoi?

DELVAPORINE

Mais que vous êtes Ruiné?

ROUSSEL-ATNÉ, effrayô.

^loi? C'est faux!

DELVAPORINE, avec une pitié feinte.

Quelle fatalité !

Je vous offre en tout cas mon hospitalité.

ROUSSEL-AIN K, très agité.

Attendez un peu : bien que la somme sois forte Il peut se faire encor que je vous la rapporte.

DELVAPORINE, sur un Ion net dhomme d'affaires.

Rendez-moi donc réponse à cinq heures chez moi.

ROUSSEL-AINÉ

C'est dit.

DELVAPORINE, redevenant plus femme et plus coquette que jamais

Que tout cela m'a donné de l'émoi!

Je rentre.

ROUSSEL-AINE, désirant l'accompagner.

Voulez-vous...

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