SCÈNE XVII ROUSSEL-AINÉ, CADET, LA MAILLARD
ROUSSEL-AINÉ, furieux.
Elle aussi ! C'en est trop ! Oui, trop ! Ah ! la traîtresse ! Donc, tu me voles mon argent et ma maîtresse !
CADET, ne comprenant pas.
Ton argent ?
LA MAILLARD, bas à Cadet.
C'est lui qui racheta les souliers.
ACTt: DELXIKMK 123
ROUSSEL-AINÉ, hors de lui.
Mais lu me vas dégringoler les escaliers !
CADET, se dressant avec orgueil.
Non pas ! Car si je pars, c'est en levant la tête ! Tu me crois trop naïf à la fin et trop bête ! Et ne m'insulte plus : je te fais arrêter !
(Il remonte vers la porte du jardin, coiffe son bicorne, prend son ombrelle et l'ouvre.)
Je suis riche : j'entends que je sois respecté I
L'être d'ailleurs, n'est pas si difficile, en somme,
Quand l'amour et l'argent font de vous un autre homme.
Maintenant, tes conseils, que je les comprends bien !
Je les veux pratiquer autant qu'il m'en souvient.
Vingt mille louis gagnés : mieux vaut qu'ils soient les nôtres!
Là le malheur de l'un fait le bonheur des autres I
Tout ce que tu m'as dit jadis, je le conçoi !
Adieu î
ROUSSEL aîné
Sans plus un mol !
CADET, en riant.
Si, trois : (détaillant les mots!) cliacun pour soi I
(Il sort par la porte du fond, suivi de La Maillard, et laissant Roussel aîné atterré.)