CLASSE DES POISSONS
$ 174. La classe des poissons comprend tous les animaux ver- Sbrés ovipares qui, pendant toute la durée de la vie, respirent uniuement au moyen de branchies. Ce sont des animaux conformés our habiter dans l’eau, dont les membres ont la forme de nageoi- 3s, dont la peau est écailleuse ou nue, et dont le cœur ne se comose que d'un ventricule et d’une oreillette.
Ces animaux ont en général la tête très grosse, point de ou, et la queue presque aussi forte à sa naissance que le tronc : ussi leur corps est-il ordinairement tout d’une venue, diminuant eulement par degrés vers les deux extrémités. Quelques poissons ianquent de nageoires ; mais chez presque tous on en voit un nomre plus ou moins considérable : les unes sont latérales et paires ; eS autres occupent la ligne médiane, et sont impaires ; les premières leprésentent les quatre membres des autres animaux vertébrés ; elles qui correspondent aux bras de l'homme ou à l'aile des oiseaux, tqui sont nommées nageoires pectorales (pl. 10, fig. 5), sont ixées immédiatement derrière deux ou plusieurs ouvertures, plaee : à leur tour derrière la tête, et nommées owies ; cellés qui lépéndent aux membres abdominaux occupent en général la face | 1 du corps, et peuvent être placées plus ou moins en avant lu En arrière, depuis le dessous de la gorge jusqu’à l'origine de la jueue ; on les nomme nageoires ventrales. Les nageoires ANS “ont verticales et impaires , et on les distingue en nageoires dorals, nageoire anale et nageoïre caudale , suivant qu’elles sont pla-
cées sur le dos , sous la queue, ou à l'extrémité postérieure du corps. " |
$ 177. Le squelette des poissons (pl. 40, fig. 3) est US ment osseux; mais 1l est quelquefois cartilagineux seulement. Or connaît même des poissons où cette charpente solide reste toujours: membraneuse. |
La tête osseuse de ces animaux présente une structure très COM: pliquée, et se compose d'un grand nombre de pièces distinctes Outre les parties que l’on y remarque chez les autres animaux ver: tébrés, on y trouve un appareil fort considérable destiné à donn@ attache aux branchies ou à les protéger, et composé en partie pa l'os hyoïde, que recouvre de chaque côté une sorte de couverck mobile, ou battant, nommé opercule.
IL est aussi à noter que les divers os dont se composent les mà: choires sont en général très mobiles.
Les vertèbres des poissons se font reconnaître par la fosse coni: que dont leur corps est creusé en avant comme en arrière; quelque fois ces deux fosses se rencontrent de façon à former un trou plu ou moins grand qui traverse le corps de la vertèbre de part en part et qui, dans l’état frais. est rempli par une substance fibreuse. Le apophyses épineuses et transversales des vertèbres sont en génére très longues, et dans les espaces qu'elles laissent entre elles ou av delà se trouve une série d'os appelés inter-épineux qui portent cha cun à leur extrémité une tige mobile nommée rayon, et servant soutenir les membranes des nageoires impaires.
Les os de l'épaule forment derrière la tête une espèce de cein ture qui est en général attachée au crâne par ses extrémités supé rieures, et qui porte les nageoires pectorales, dont les rayons peu vent, jusqu’à un certain pont, être comparés à des doigts. Enfi les membres postérieurs se composent d’une espèce de bassi rudimentaire supportant des rayons.
C'est principalement en frappant latéralement l'eau par les flexion alternatives de son tronc et de sa queue que le poisson avanc en nageant ; ses nageoires servent surtout à le diriger dans & course.
Une circonstance singulièrement favorable à la natation, € l'existence de la vessie natatoire, dont la plupart de ces animau sont pourvus: c’est une grande poche remplie d'air, qui est placé dans l’abdomen entre les viscères et la colonne vertébrale ( pl. 40 fig. 4), et qui sert, soit à maintenir le poisson en équilibr dans l'eau, soit à le rendre plus pesant ou plus léger qu'elle, € par conséquent à le faire descendre ou monter, suivant que le côtes la compriment ou lui permettent de se dilater. Chez beau
oup de poissons , la vessie natatoire ne communique pas au-dehors, +t Pair qui s y trouve, et qui est principalement composé d'azote, st évidemment le produit d’une sécrétion. |
| Quelques poissons qui ont les nageoires pectorales très déveoppées s'en servent comme d'ailes pour se soutenir dans l’atmo-- Iphère lorsqu'ils s'élancent hors de l’eau.
| $ 175. Les poissons sont des animaux très stupides: ils n'ont liintelligence ni instinet remarquables , et leur cerveau est très jeu développé ; il ne remplit pas à beaucoup près la cavité du râne, et est entouré d'une matière liquide de nature graisseuse. L'oreille des poissons ne se compose en général que d'un vestijule et de trois canaux semi-circulaires, membraneux , suspendus ans la cavité du crâne , de chaque côté du cerveau. Leurs yeux ont le plus souvent très gros , et sont dépourvus de véritables pauières et d'un appareil lacrymal; la peau qui les recouvre est ansparente ; enfin l'iris est argenté et immobile. Les fosses nasales e Souvrent pas dans l’arrière-bouche comme chez les vertébrés respiration aérienne. La langue n'est jamais réellement charnue, le goût est très peu développé. Le tact doit aussi être extrêmeent obtus. En général, la peau de ces animaux et toute couverte écailles ; quelquefois cependant elle est nue.
$ 176. Ordinairement les poissons sont très voraces et mettent ju de choix dans leurs aliments. Les espèces qui vivent princilement de matières végétales sont en petit nombre : presque us sont carnivores et se dévorent entre eux.
Les poissons ont quelquefois des dents, non seulement aux achoires, mais aussi à tous les os qui enveloppent la cavité de la Duche et le pharynx; d’autres, au contraire, en manquent comlétement. Ces dents n'ont jamais de racines, et leur forme varie ttrèmement, surtout pour celles qui se trouvent vers l’arrièreuche et qui servent à broyer les aliments lors de leur passage crs | œsophage. Il n'y a point de véritables glandes salivaires : æs0phage est très court. Les autres viscères de l'appareil digestif nt logés dans l’abdomen, qui est séparé de la cavité renfermant | CŒur par une espèce de diaphragme et qui est tapissé par un éritoine. Dans quelques poissons (les cartilagineux principaleent), l'abdomen communique au-dehors par deux ouvertures siées sur les côtés de l'anus , de façon que le péritoine se continue vec la peau.
| Lestomac est en général bien distinct ; mais la portion corresbndante au gros intestin n'est guère plus large que l'intestin rêle ; il n’y a jamais de cœcum, comme chez les mammifères. La bsition de l'anus varie beaucoup. Tout près du pylore , on voit,
chez la plupart des poissons, des tubes membraneux terminéstèr cul-de-sac, qui fournissent une matière glaireuse et qui paraissent remplacer le pancréas. Le foie est généralement & orand et divisé @ plusieurs lobes ; 1l y a toujours une vésicule du fiel. |
Les branchies des poissons. sont fixées à des branches de lo l hyoïde, qui lui-même est suspendu sous le crâne de façon à entow : rer l’arrière-bouche (fig, 4). En général, ces branchies ressemblent» à des franges dont le bord inférieur est libre, et sont au nombr@ de quatre paires ; elles sont cachées sous la peau et presque tour jours recouvertes par une espèce de couvercle ou de volet osseuX nommé opercule (fig. 3) qui s'articule en haut avec le crâne, ct s'aps puie en arrière sur la ceinture formée par les os de l’épaule. L'eaw nécessaire à la respiration entre par la bouche et passe ensuite entre les branches de l'os hyoïde, baigne les branchies et s'échappe a dehors par les ouvertures nommées ouïes, dont le nombre est presque tot ujours de deux, une de chaque côté du cou, entre l'opercule et l'épaule.
Le cœur des poissons (fig. 4) est placé sous l'appareil branchial et se compose d’un ventricule et d’une oreillette. Le sang veineux venant de toutes les parties du corps arrive dans l'oreillette , @t passe ensuite dans le ventricule, qui l'envoie aux branchies : em traversant ces organes , ce liquide se transforme en sang artériel, et se rend alors dans une grosse artère qui marche le long de la colonne vertébrale et le distribue à toutes les parties du corps.
On voit, d’après cette disposition, que le sang, en parcourant le cercle circulatoire , ne traverse pas deux fois le cœur comme chez les mammifères et les oiseaux, et que cet organe, chez les poissons , correspond à la moitié droite du cœur de ces der animaux. |
Un petit nombre de poissons ont la singulière faculté de produines à volonté des commotions électriques capables d'étourdir ou même de tuer les animaux qui viennent les attaquer, ou dont ils veulent faire leur proie. La structure des organes qui produisent ce cho varie beaucoup. Dans les Torpilles (pl. 10, fig. 8) ce sont des tubes divisés par des cloisons transversales , serrés les uns contre les autres comme des rayons d’abeilles, et remplis de mucosités qu forment une grosse masse de chaque côté de la tête, et qui reçoivent d'énormes nerfs. Dans le Gymnote, c’est un appareil qui occupe tout le dessous du corps, et se compose de lames parallèles séparées par des couches enduites de mucilage ; enfin dans le Sin lure, ce sont deux couches de substances différentes interposées entre la peau et les muscles , sur la plus grande partie du co La disposition de ces appareils a de l’analogie avec celle des instru-
ments de physique qui servent aussi à produire de l'électricité , et que l’on appelle des piles galvaniques.
$ 178. Les poissons se multiplient au moyen d'œufs, et le nombre de ceux -ci est quelquefois immense : il peut s'élever, pour une seule ponte, à des centaines de mille. En général , ils n’ont qu'une enveloppe mucilagineuse et sont fécondés après la ponte. Quelques uns de ces animaux sont au contraire ovovivipares ; mais quelle que soit la manière dont les jeunes poissons sont amenés à la vie, ils sont, du moment de leur naissance, abandonnés complétement à euxmêmes , et dans le premier âge 1l en périt beaucoup.
C'est au développement ul ni d'un nombre incalculable d'œufs déposés dans un même lieu et à l'instinct qui pousse divers poissons à se suivre entre eux, que l’on doit attribuer la réunion de certaines espèces en légions immenses et serrées , appelées par les pêcheurs des bancs de poissons. En effet, on ne peut guère appeler ces réunions des sociétés ; les individus dont elles se composent ne s aident pas entre eux ; les mêmes besoins à satisfaire les retiennent dans la même localité ou les en éloignent , et si on les yoit quelquefois suivre l’un d’entre eux comme un guide, c’est probablement par suite d’une tendance à limitation qui accompagne toujours les premières lueurs de l'intelligence. $ 179. Quoi qu'il en soit, ces animaux , ainsi réunis en troupes, font souvent de longs voyages, tantôt pour gagner la mer, tantôt pour remonter les rivières ou pour changer de parages. Certains poissons mènent une vie presque sédentaire et restent toujours dans la localité qui les a vus naître ; d’autres sont toujours errants, et un grand nombre de ces animaux font périodiquement des voyages plus ou moins longs. À l'époque du frai, ils se rapprochent ordinairement des côtes, ou entrent dans les rivières, et font quelquefois de la sorte un trajet extrêmement long. Chaque année, vers la même époque, des bandes de poissons voyageurs arrivent dans les mêmes parages, et l'on croit généralement que plusieurs de ces espèces émigrent régulièrement du nord vers le sud et du sud vers le nord, en suivant une route déterminée ; mais peut-être serait-il plus exact de croire que lorsqu'ils disparaissent du littoral ils se retirent seulement dans les grandes profondeurs de la mer. Le Hareng est un des poissons les plus remarquables sous ce rapport, et ‘le plus célèbre par l'importance des pêches dont il est l’objet. I | habite les mers du Nord et arrive chaque année en légions innombrables sur diverses parties des côtes de l'Europe, de l’Asie et de l'Amérique, mais ne descend guère au-dessous du quarante-cin-
quième degré de latitude nord.
Aux mois d'avrilet de mai, ces poissons commencent à se mon-
trer dans les eaux des îles Shetland, et, vers la fin de juin oi juillet, ils y arrivent en nombre incalculable et en formant de vas e. bancs serrés, qui couvrent quelquefois la surface de la mer dat M une étendue de plusieurs lieues et ont plusieurs centaines de pied. d'épaisseur. Peu après, ces poissons se répandent sur les côtes dn l'Écosse et de l'Angleterre. Pendant les mois de septembre et d'oe tobre, ils y donnent lieu à de grandes pêches : et, depuis la mi. octobre jusque vers la fin de l'année, ils abondent dans la Manche: principalement depuis le détroit de Calais jusqu’à l'embouchure ds la Seine. En juillet et août , ils restent d'ordinaire en pleine mer mais ensuite ils entrent dans les eaux peu profondes , et cherchen* un endroit convenable pour y déposer leurs œufs , où ils séjournen jusque vers le mois de février. Les Harengs les plus vieux fraien les premiers, et les jeunes plus tard: mais la température et d’autres circonstances paraissent influer aussi sur ce phénomène ; ca dans certaines localités on en trouve d’œuvés pendant presqu toute l’année. Après la ponte , ils sont maigres et peu estimés ; les pêcheurs les appellent alors des Harengs gais. Leur multiplicatior est prodigieuse : on a trouvé plus de soixante mille œufs dans k ventre d'une seule femelle de moyenne grandeur. On assure que leur frai recouvre quelquefois la surface de la mer dans une grand étendue, et ressemble de loin à de la sciure de bois qui y serai répandue. Du reste, on ne sait que fort peu de chose sur le jeune âge de ces poissons.
Les Sardines , les Maquereaux, les Thons et les Anchois son aussi des poissons de passage qui visitent périodiquement nos côtes et y donnent lieu à des pêches importantes. Lo Saumon est Également remarquable par ses voyages ; il habite toutes les mers arctiques, et chaque printemps il entre en grandes troupes dans les rivières pour les remonter jusque près de leurs sources. Dans ces émigrations, les Saumons suivent un ordre régulier , en formant deux longues files réunies en avant et conduites par la plus grosse femelle qui ouvre la marche, tandis que les plus petits mêles sont à l'arrière -garde. D’ordinaire ils avancent lentement et en se jouant ; mais, si quelque danger paraît les menacer , la rapidité de leur natation devient telle que l'œil peut à peine les suivre. Si une digue ou une cascade s'oppose à leur marche, ils font les plus grands efforts pour la franchir. En S'appuyaut sur quelque rocher et en redressant tout-à-coup avec violence leur Corps courbé eu arc, ils s’élancent hors de l’eau et sautent quelquefois de la sorte à une hauteur de 4 à 5 mètres dans l’atmosphère pour aller tomber au-delà de l'obstacle qui les arrétait. Les Saumons remon tent ainsi les fleuves jusque vers leur source, et vont chercher dans
|les petits ruisseaux et les endroits tranquilles un fond de sable et de gravier propre à y déposer leurs œufs ; puis, maigres et affaiblis par tant de fatigues, ils redescendent en automne vers l’em- | bouchure des fleuves et vont passer l'hiver dans la mer. Les œufs sont déposés dans un enfoncement que la femelle creuse dans le sable. Le mâle vient ensuite se À Les jeunes Saumons grandissent très promptement, et, lorsqu'ils ont atteint la longueur d'environ un pied , ils . le haut des rivières pour gagner la mer, qu'ils quittent à leur tour, pour rentrer dans les fleuves , lorsqu'ils sont longs de 4 à 5 décimètres, c'est-à-dire vers le milieu de l'été qui a suivi leur naissance. Nous avons déjà vu que les Hirondelles , qui, à l'approche de la saison froide, émigrent vers le sud , reviennent chaque année dans les mêmes lieux. Il paraît que les Saumons ont le même instinct.
S 480. Les mœurs des poissons n'offrent que peu de particularités curieuses ; mais l’histoire de ces animaux doit néanmoins nous intéresser, ne füt-ce qu’à raison de l'importance des pêches dont ils sont l’objet. À une époque qui n’est pas bien éloignée de la nôtre, cette branche d'industrie occupait un cinquième de la population totale de la Hollande , et pour la pêche du Hareng seulement, ce pays couvrait de ses bâtiments les mers du Nord. En Angleterre, slle fait subsister aussi un nombre considérable de bons et hardis matelots; et même en France, où elle a moins d'importance, on compte de trente à quarante mille pêcheurs , dont près du tiers >aventure Chaque année jusque sur les côtes de l'Islande et de Terre-Neuve à la recherche de la Morue, grand et excellent poisson qui abonde dans ces parages et qui Se montre aussi, mais en setit nombre, dans nos mers.
$ 181. Les poissons constituent une des classes les plus nomoreuses du règne animal, et se divisent naturellement en deux sénes d'après la nature de leur squelette, qui est tantôt osseux. tanôt cartilagineux.
| La division des porssons osseux est de beaucoup la plus nombreuse, et comprend tous les poissons ordinaires. Chez ces animaux , les branchies sont toujours libres par leur bord externe , et A n’y a de chaque côté du cou qu’une seule ouverture pour la sorüe de l'eau qui a servi à la respiration.
| Nous citerons comme exemple de ce groupe la Perche, le Brochet, la Carpe, la Truite, l’Anguille. Quelques uns de ces animaux, \désignés sous le nom commun de Poissons plats ou Pleuronectes , sont remarquables par le défaut de symétrie de leur corps , les deux yeux étant dirigés du même côté; tels sont le Turbot, la Plie, la Sole, etc.
S 182. Les POISSONS CARTILAGINEUX OU . CHONDROPTÉRYGIENS ONU squelette ordinairement cartilagineux ; quelquefois cette charpe intérieure est même presque membraneuse, mais jamais elle nes. osseuse, la matière calcaire qui en durcit la surface ne s'y dé è sant que par petits grains. On y remarque aussi une ressemblaf 9 très grande avec le squelette encore cartilagineux des Tétards est seulement à noter que les pièces qui représentent les os ma%ik laires supérieurs et intermaxillaires sont rudimentaires, et que mâchoire supérieure est formée éssentiellement par les analogües des os palatins. Tantôt les branchies {sont libres à leur bord & terne, comme chez les poissons osseux ; tantôt, au contraire , elles sont attachées par ce bord aussi bien que par leur bord internet cette différence sert de base à la division des poissons cartilagi neux en deux groupes , savoir : les Chondroptérygiens à branche libres, qui constituent un seul ordre (celui les Sturioniens ou EM turgeons), et les Chondroptérygiens à branchies fites.
Les CHONDROPTÉRYGIENS À BRANCHIES FIXES présentent un caractêl commun très remarquable dans la disposition de l'appareil respif: toire. Les branchies , au lieu d’être libres par leur bord externeñ suspendues dans une cavité commune, d’où l’eau s'échappe au-dM hors par une seule ouverture, sont, au contraire, adhérentes a téguments, de sorte que, pour la sortie de l'eau qui les a baignéen il faut autant d'ouvertures qu'il y a d'intervalles entre elles. @M ouvertures sont presque toujours extérieures ; quelquefois ceper dant elles débouchent dans un canal commun, servant à transme tre l’eau au-dehors ; enfin, des arcs cartilagineux , souvent sut pendus dans les chairs, sont placés vis-à-vis des bords extériet des branchies. Du reste, ces poissons diffèrent beaucoup'entre et Les uns, tels que les Raies et les Squales, ont les mâchoires mi biles et disposées pour la mastication ; les autres sont au contra des animaux suceurs, dont la bouche ressemble à une sorte ventouse. Les Lamproies offrent ce dernier mode d'organisation”