ANIMAUX ANNELÉS
16mbre de plis transversaux qui sillonnent la peau et ceignent le ‘orps ; mais, chez la plupart, l'animal est renfermé dans une sorte l'armure solide, composée d’une série d’anneaux soudés entre eux
u réunis de manière à permettre des mouvements. Cette armure a les usages analogues à ceux de la charpente intérieure des animaux ‘ertébrés ; car elle détermine la forme générale du corps, elle protège es parties molles, elle donne des points d'attache aux muscles, et lle fournit à ces organes des leviers propres à assurer la précision t la rapidité des mouvements : aussi l’appelle-t-on souvent un quelette extérieur ; mais ce serait à tort que l’on voudrait y voir le eprésentant ou l'analogue du squelette des vertébrés, Car, dans la salité, elle n’est autre chose que la peau devenue dure et rigide, ou 1ème encroûtée par une sorte d'épiderme calcaire de consistance ierreuse. Pour donner une idée vraie de ses usages aussi bien que e sa nature, il serait par conséquent préférable de la nommer un juelette téqumentaire.
$ 184. Le système nerveux des animaux annelés se compose ‘dinairement d’une suite de petits ganglions accolés par paires, lacés sur la ligne médiane à la face inférieure du corps, et unis ire eux par des cordons de communication longitudinaux, de maère à former une espèce de chaîne ou plutôt à représenter un puble cordon noueux étendu d'un bout du corps à l’autre (pl. 44, 7. 2). La masse nerveuse formée par les premiers ganglions (que »n nomme quelquefois le cerveau de ces animaux ) est renfermée ans la tête, et est placée au-devant et au-dessus de l'œsophage : s autres ganglions sont, au contraire, situés en arrière de l’'æsoage et au-dessous du canal digestif, de façon que les cordons ui unissent les ganglions de la tête à ceux du thorax passent de ïaque côté de l’œsophage et forment autour ‘de ce conduit une pèce de collier. Les divers nerfs du corps partent de ces ganions , et se ramifient dans les parties voisines.
$ 185. Les organes des sens sont moins nombreux que chez les ïimaux vertébrés, et quelquefois ils manquent tous. En général, existe des yeux, quelquefois aussi un appareil de l’ouïe ; mais on a découvert dans aucun animal articulé un organe distinct pour »dorat.
I existe des animaux annelés qui sont dépourvus de membres, ais la plupart d’entre eux en possèdent, et le nombre de ces ornes est très considérable ; on n’en compte pas moins de trois ures, et quelquefois on en trouve plusieurs centaines. Du reste, S appendices sont toujours disposés symétriquement de chaque #6 de la ligne médiane.
$ 186. Le canal digestif est toujours étendu d'une extrémité du 1. 41
162 £LOCLOGIE, corps à l’autre, et leur bouche est en général armée de. choires ; mais ces organes ne se meuvent pas de haut en bas, com chez les animaux vertébrés : ils sont toujours latéraux, et se mr vent de dehors en dedans.
En général, le sang est blanc, mais pas toujours : car dans classe des annélides il est souvent rouge ; la manière dont il circul" varie. Il existe aussi des différences très grandes dans le mode respiration de ces animaux. f
$ 187. Cet embranchement se divise en deux groupes principaü, formés, l’un par les animaux articulés proprement dits, qui se res connaissent à leurs membres articulés, l’autre par les vers, che lesquels les membres n'existent plus ou ne sont représentés qu par des tubercules garnis de soies, et chez lesquels presque toute les parties de l’organisation se dégradent en quelque sorte de faço à ne s'offrir souvent que dans un état d’imperfection fort grande