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MOLLUSQUES — GASTÉROPODES

par la massecharnue du pied. Les viscères, logés sur le dos, occupent la partie supérieure du bouclier ou du cône formé par la coquille, et y restent toujours renfermés ; mais la tête et le pied sortent au dehors quand l'animal se déploie pour marcher, et rentrent dans le dernier tour de spire lorsqu'il se contracte : aussi la grosseur de cette dernière partie de la coquille et la forme de son ouverture sont-elles en rapport avec la grosseur du pied. Chez la plupart des mollusques gastéropodes aquatiques dont la coquille est spirale, il existe un disque corné ou calcaire, nommé Opercule, qui est fixé à la partie postérieure du pied , et qui ferme l'entrée de’sa coquille lorsque l'animal s’y retire.

$S 255. Le cœur est toujours aortique et se compose presque toujours d’un ventricule et d'une oreillette : il se trouve près du dos de l'animal, du côté opposé à celui occupé par les organes reproducteurs.

es organes de la respiration sont conformés tantôt pour la res-

piration aérienne, tantôt pour la vie aquatique. Dans le premier cas , ils consistent en une cavité sur les parois de laquelle les vaisseaux sanguins forment un réseau compliqué, et dans l'intérieur de laquelle l'air pénètre du dehors par un orifice pratiqué sous le bord externe du manteau. Cette espèce de poumon est situé sur le dos de l'animal, et se trouve logé dans le dernier tour de spire de sa coquille, lorsque le mollusque est pourvu d'une enveloppe semblable. Chez les gastéropodes destinés à respirer dans l’eau, Ja disposition des branchies varie : souvent ces organes sont renfermés dans une cavité analogue à celle qui constitue le poumon des précédents, mais d’autres fois ils sont logés entre le manteau et le - pied, ou même sur le dos de l'animal, de façon à flotter librement dans le liquide ambiant. Comme exemple des gastéropodes pulmonaires , nous citerons le Colimaçon et la Limace, qui vivent à terre ; les Limnées, les Planorbes et les Physes, qui se tiennent dans les eaux dormantes et viennent à la surface du liquide prendre l'air nécessaire à leur respiration. Parmi les gastéropodes pourvus de branchies renfermées dans une cavité dorsale, on remarque les Volutes, les Buccins, les Porcelaines, les Haliotides ou Ormiers, ete. Les Patelles et les Pleurobranches portent ces organes dans le sillon qui sépare le pied du manteau, et, chez les Doris, les Éo- ‘lides, ete., ils consistent en panaches ou en lanières fixées sur la face dorsale du corps.

Dans cette classe, les organes de la sensibilité sont moins développés que chez les céphalopodes ; les tentacules, que la plupart des gastéropodes portent sur le front, ne servent guère qu'au tact et peut-être à l’odorat. On ne leur connaît pas d'organe auditif, et leurs yeux, qui manquent quelquefois, sont très petits et d'une

structure très simple : ils sont tantôt adhérents à la tête, tantôt portés sur la base, le côté ou la poiate des tentacules. Enfin le système nerveux est moins développé que dans la classe précédente, et se compose principalement d’un ganglion céphalique et d’un ganglion thoracique réunis en collier autour de l'œsophage. Parmi ces animaux, les uns sont terrestres, et d’autres habitent les eaux douces ; mais la plupart d’entre eux vivent dans la mer; en général, ils sont conformés pour ramper, comme les Colimaçons, la Lymnée, la Porcelaine, etc.; mais quelquefois ils sont destinés à nager seulement : les Carinaires, par exemple.

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