GONDREVILLE Ç
Dép. de Meurthe-et-Moselle. Arr. de Nancy. Cant. de Toul-Nord. Gén., Int., Subdélég. et Maîtrise de Nancy.
Dioc. de Toul. Archidiaconé et Doyenné de Toul.
Collateur : Le Chapitre de la Cathédrale de Toul.
Décimateurs : Pour les grosses dîmes : Le Chapitre de Toul pour les 2/3 et 1/6, le curé pour 1/6. Pour les menues dîmes : le Chapitre de Toul pour les 2/3, le curé pour 1/3. .
Seigneur : .
Biens communaux : Forêts : 2.100 arpents.
Impositions : ordinaires 1790. . . . 3.477^ » s. » d.
vingtièmes — .... 2.390 6 9
Total . 5.867^ 6 s. 9 d.
Conforme an modèle officiel.
Date : 9 mars 1789.
Lieu : en la maison de cure.
Président : Pierre Lance, maire de Gondreville.
Greffier : .
Députés : Me Didier François Foyot, avocat en Parlement; Jean Marie, aubergiste du Lion d’Or; Isidore Nicolas Frimont.
Comparants : Dominique Fréry; Nicolas Brillion; Charles Moclet; François Sanouin; Jean Duru; Jean Bte GuiUerey; Jean Nicolas Renel; Joseph François Dollot; Joseph Four-
1. Quatre feuilles 420 mm. x 330 mm., pliées, formant cahier de 12 pages sous couverture, dont 10 de texte ou signatures, sans cote ni paraphe.
2. Trois feuilles 420 mm. x 330 mm., pliées, formant cahier de 8 pages sous couverture dont 4 1/3 de texte ou signatures.
CAHIER DE GONDREVILLE
nier; Nicolas Merlet; Dominique Rogé; Pierre Mangin; François Nicolas Matis; Nicolas François; Pierre Jean Maire; Nicolas Mecrin; François Morlet; Anthoine Détré; Simon Chartreux; Nicolas Bary Lainé; Louis Remy; Claude Vincent Perrin; Charles Denis; François Arnout; Joseph Barthélémy; Pierre Saint Arnout; Jean Sebastien Bary; Claude Tondeur; Jean Chartreux; Simon Serva; Nicolas Galant; Joseph Chaton; Dominique Jacob; Isidore Richard; François Mangin; François Deschiens; Bernabé Augustin; Nicolas Bruson; Claude Gigout; Nicolas Royer; Pierre Bary; Nicolas Bary; Nicolas Scalier; Pierre Romant; Jean Pleunet; Jean Louis Morlet; Claude Morlet; François Cugnot; Maurice Bary; Pierre Rogé; André Cheminée; Jean Guillemin; Alexis Chartreux; Nicolas Deprey; Sébastien Chaton; Jean Bte Contai; Mathias Rousel; Dominique Laurent; Jean Bary le jeune; Jean Detré; Gérard Guillerey; Jean Henry; Claude St Arnout, Nicolas Laurent; Maurice Denis; Nicolas Duprey le jeune; Joseph Dillet; Joseph Ravoux; Nicolas Frery; Thomas Le Cler; Alexis Simon; Henry Cordier; Simon Magnier; Charles Joseph François; Pierre Fréry; Claude Dillet; Jean Lafosse; Pierre Fery; Étienne Duprey; Nicolas Jacob; Nicolas Joseph Désulier; Jean François Laurent; Nicolas Joly; Simon Bary; Cuny Toussaint, François François; Remy Voirin; Étienne Ory; François Frimont le jeune; Joseph Marin; Jean Bary l’aîné ; Joseph Jacob; Joseph Mangin; Louis Bruant; Simon Morlet; Gabriel Duprey; Nicolas Duru; Jean Marie; Pierre Lance; Nicolas Petit; François Trousset; Nicolas Schmit.
Signataires : Les mêmes qu’au bas du cahier de doléances.
Remontrances et doléances de la Communauté
de Gondreville.
Gondreville est un village de Lorraine du resort du Bailliage de Nancy. Situé sur le bord de la Mozelle et la grande route de Paris à Strasbourg, il est très bien bâtie et fort peuplée.
Ce village est composé de deux cents trente habitans dont deux possèdent quelque pièces de terre et de prés qu’ils font valloir par eux même, cinquante sont artisants, cent cinquante sont manœuvres, ne possédant aucun bien et les
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dix huit autres labourent sur autruy en rendant à leurs maitres des canons annuels.
Son ban est ass's considérables en terre, prés et bois. Mais à l’égard des vignes, il y en atout au plus trente jours.
Comme il y a qu’ entité de manœuvres à Gondreville, qui n’ont presque rien à faire, il seroit à désirer pour amméliorer le village qu’il existât une plus grande qu’ entité de vigne; mais comme les terrains propre à les planter appartiennent pour les deux tiers au gens de mainmorte qui ne peuvent pas vendre et l’autre tier, à des propriétaires étrangers qui ne veuillent pas vendre, ce désir paroit très difficile à exécuter. Il ne reste donc plus de resource pour occuper un si grand nombre de manœuvres qui pouroient être utils à l’État et moins onéreux à la Communauté que l’établissement de manufactures qui pouroit réusir vu la position du village et de sa proximité des villes.
Il y a vingt cinq à trente ans que le ban étoit cultivé par trente cinq à quarante laboureurs et rapportoit beaucoup. Aujourd’huy le nombre des laboureurs ne se montant qu’à dix huit, il en résulte qu’ils ne peuvent donner à une si grande qu’entité de terres les cultures et engrais nécessaires et qu’elles produisent beaucoup moins que précédemment.
Le petit nombres des laboureurs provient de différentes causes :
1° De ce que les habitants ne peuvent devenir propriétaire, parce que les trois quarts du ban et possédé par les couvents, chapitre et autres gens de mainmorte, qui ne peuvent pas vendre et l’autre quart fait partie de grosses fermes appartenants à des Messieurs très à l’aise qui ne se soucie pas de vendre ;
2° Du prix excessif des chevaux et de leurs maladies qui en a détruit beaucoup depuis quelques années;
3° De la chèreté des fers et des cuirs par les droits considérable imposés sur les deux objets;
4° Du prix exorbitant du charonage occasionné par la rareté des bois;
5° Des charges considérables annexées aux terres comme il sera détaillies cy-après.
Toutes ces causes entraîne tôt ou tard la ruine des meillieurs laboureurs de la paroisse, qu’on voit de tems à autres, malgré leurs bonnes conduite, être obligé de vendre tout leurs
train et être réduit à la dernière misère. Les autre habitants, voyans avec peine de pareil malheur, n’osent s’exposer à prendre l’état de laboureur; de là vient le découragement universel pour l’agriculture.
Les prés, quoi qu’en grande qu’entité, rapporte peu; cela provient des débordemens de la rivière de Mozelle qui ne charie que des sables et de la difficulté de les bonnifier en y conduisant des engrais, parce qu’on ne peut y communiquer que par un bacq, dont le passage et souvent très dangereux : [la mention suivante est ajoutée par une plume différente de celle du rédacteur du cahier] la majeure partie des foins ne pouvant passer sur le bacq , les laboureurs sont obligés de passer la rivière à gué , ils courent souvent les plus grands risques , le troupeau de vaches et les chevaux en courent aussi , le passage de la rivière leur cause des maladies et les met dans le cas de se noyer comme cela arrive fréquament.
Le domaine de Sa Majesté en possède à peu près un tier. Les deux autres tiers font parties des fermes et gagnage dont les laboureurs rendent canon.
La communauté possède sur son ban trois milles deux cents quarante deux arpens, une ommée de bois, y compris sept cent soixante arpens, cinq ommées, en quart de réserve.
La Communauté en tire partie de son affouage et, de tems à autre, quelque pièces de bois pour les réparations des maisons.
Elle vend annuellement la vieulle écorce sur taillies pour la somme de douze cents livres de Lorraine, tout frais acquitté.
Le quart de réserve est employé au grosse reconstruction de la paroisse.
Il existe à Gondreville un hôpital fondé par les princes de Lorraine, pour treize lits, en faveur des hommes malades de la ditte paroisse et de celle de Charme-la-Cote (x), Montle-Vignoble (1 2), Sanzey (3) et Bulligny (4).
1. Charmes-la-Côte, du Bailliage de Commercy en 1789. En 1933 : Dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy. Cant. de Toul (Sud).
2. Mont-le-Vignoble, du Bailliage de Commercy en 1789. En 1933 : Dép. de Meurthe-et-Moselle, Arr. de Nancy. Cant. de Toul (Sud).
3. San ey, du Bailliage de Commercy en 1789. En 1933 : Dép. de Meurthe-et- Moselle. Arr. de Nancy. Cant. de Toul (Nord).
4. Bulligny, du Bailliage de Vézelise en 1789. En 1933 : Dép. de Meurthe-et- Moselle. Arr. de Nancy. Cant. de Toul (Sud).
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Messieurs les frères de la Charité de Saint- Jean-de- Dieu en ont seul, à l’exclusion de tous autres, la direction et administration. Comme il a paru jusqu’à présent, ils ont de plus coutume de visiter, soigner et médicamenter dans leurs maladies les femmes de la paroisse, étant exclues de droit de l’entrée dans ledit hôpital.
La communauté, n’ayant aucun titre de cette fondation faite en sa faveur, désireroit pouvoir se les procurer et forme des vœux à ce que les directions et administration dudit hôpital soit conforme à celles des autres hopiteaux du Royaume confiés aux religieux de la Charité de Saint-Jeande-Dieu.
Remontrances et doléances au sujet des charges annuels que la communauté supporte.
Elle paye la dixme à l’onzième de tout les grains et fruits qui se persoivent sur les terres.
Pareil dixme sur les agneaux, parq, laine des bêtes blanches ; indépendamment d’une dixme aussi excessif, chaque jour de terre ensemancée de blé et avoine paye à la St-Martin de chaque année à l’hôpital établie à Gondreville quatre pots de blé, autant d’avoine, mesure de Nancy, ce qui revient pour la totalité à quatre vingt dix sept d’avoine, ditte mesure.
Elle fournit et entretient depuis plusieurs années les bêtes mâles pour le troupeau communal des bêtes à cornes et cette fourniture et entretient se monte à la somme de deux cents septante livres, argent de Lorraine, cy . 270^ 0 s. 0 d.
L’entretien de la digue pour l’entrée et sortie du bacq est à la charge de la communauté, ce qui peut s’évaluer annuelle¬
ment à trois cents livres de Lorraine,
cy . 300^ 0 s. 0 d.
Elle paye au domaine de Sa Majesté pour droit d’ablition des fours bannaux
A reporter. . '. . 570 ^ 0 s. 0 d.
CAHIER DE GONDREVILLE
Report. . . .
et droit d avoir une porte à l’entrée du village, ditte porte En haut, la somme de deux cents soixante livres six sous
de Lorraine, cy .
Elle est imposée pour le vingtième de ses bois à deux cents septante deux livres
de Lorraine .
Elle paye annuellement, tant au maître d’école que pour aider à dire une messe matutinal, les jours de fêtes et de dimanches et pour une pension de soixante deux livres, accordée à vie par Monseigneur l’Intendant à une vieulle sœur d’école de laditte paroisse, le tout se montant à la somme de trois cents trente huit livres de Lorraine, cy . . . .
N’y ayant point de fabrique dans la paroisse et la fourniture de la cire, de plusieurs ornements d’église étant à la charge de la communauté, elle est obligée de payer annuellement pour ses différents objets la somme de quatre cents livres
de Lorraine .
Les réparations et entretient de deux maisons d’écoles, de la maison de cure, et des pavés de la paroisse se monte à la somme de trois cents livres de Lorraine,
cy .
Elle rembourse annuellement pour voyage à Nancy et ailleurs, pour mandedement et pour des paquets, la somme de deux cens livres de Lorraine, cy . . .
Total des charges annuels. . . .
Nous avons dit cy-devant que les revenues, quela communauté retire, ne se porte qu’à douze cents livres de Lorraine; il en résulte donc que les charges annuels, sans comprendre les droits de dixmes, les droits seigneurieaux, qui sont encore
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de trente six sous de Lorraine par chaque habitants, les bleds, avoine qu’on délivre chaque St Martin à l’hôpital dudit lieu, les autres impositions royal, comme sont les subventions, ponts, chaussées, etc. excède la recette de la somme de onze cents quarante livres, six sous, qui ne sont dans le cas d’être levés par un rôle particuliei sur tout les contribuables.
Deniers à répartir sur les habitants de Gondreville.
1° Onze cents quarante livres six sous qui font l’excédent des charges à proportion des revenues, cy .
2° Pour subvention et ponts chaussées, celle de trois milles neuf cents cinquante livres, cours de France, qui font, de Lorraine, cinq milles cent quatre livres, un
sous, cy . . . .
3° Pour la contribution de la chaussée, six cents quarante trois livres, douze sous, cour de France, faisant, de Lorraine, huit cents trente une livres, cinq sous, six deniers, cv .
Total .
Remontrances et doléances qui sont proposé par les habitants, au sujet des abus qui se commet journellement.
La charge des bêtes mâles devoit regarder le Chapitre de la cathédrale de Toul, comme gros décimateurs sur le ban de Gondreville; il est évident qu’autre fois, comme de droit, il étoit obligé à cette fourniture et entretient, puisque dans les beaux qu’ils ont passés à leurs fermiers sur la fin du siècle dernier, dont on a la coppie, et dans les différents beaux qu’ils ont fait auxdits fermiers depuis quelques années, dont on peut produire la coppie, il a chargés nomément les fermiers, tantôt des gros, tantôt des menues dixmes, de la fourniture et entretien des bêtes mâles; en général les habitants ennemie de tout procé désireroit que Sa Majesté leur donnât droit de
renoncer à laditte charge, tant que ledit Chapitre ne leur ait montré un titre contraire et qu’au cas où que quelque cnciens, par le besoin d’argent où la communauté pouvoit se trouver, ait transigé avec ledit chapitre au sujet, il soit permis en remboursant ce qu’on a reçu enciennement de rentrer dans ses droits et d’être délivré en cette charge très onéreuse, vu qu’elle coûte annuellement deux cents septante livres de Lorraine à la Communauté.
La communauté ou les habitants qui la compose paye, outre les charges détaillées cy-devant, payent annuellement au domaine de Sa Majesté, pour le passage du bacq, deux francs barrois par chaque laboureur et six sous, neuf deniers, par chaque manœuvres. Le droit de passage dudit bacq est encore rétribué à Sa Majesté par les villages de Velaine de Hez, Sexey-les-Bois, Aingerai et Fontenoy f1).
Pour conserver le bacq, il est tiès nécessaire d’entretenir une digue, qui devroit être aussi bien à la charge des communautés que nous avons rappelés cy-dessus qui se servent journellement du bacq. Et s’est ce que désire la communauté de Gondreville qui supplie Sa Majesté de luy accorder cette grâce.
La traite foraine est très préjudiciable au commerce par les acquits et conseing qu’elle exige, à chaque instant, ce qui devient non seulement très coûteux, mais seulement très onéreux. Il est très certain qu’elle perçoit souvent le même droit pour le même objets et singulièrement pour les tonnaux et vindange vuide, dont elle perçoit un droit et un autre droit lorsqu’on les ramène plein.
Le prix du sel est du tabac est exorbitants ; il seroit à désirer que ces deux objets fussent marchand. Le menu peuple en seroit plus à l’aise et seroit plus en état de supporter les impôts nécessaire au besoin de l’État.
Les auberges et cabarest sont en très grand nombre dans la paroisse; il seroit à désirer que tout les cabarest qui ne peuvent pas servir à la retraite des voyageurs fussent aboly ou, du moins, que ces petits cabartiers ne donnassent point à boire dans leurs maisons au gens du lieu, et surtout aux
1. Voir dans le présent volume les doléances de ces communautés qui se plaignent de cette charge.
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jeunes gens; et qu’ils soyent très sévèrement punis, en cas de désobéissance. Il arriveroit de là que les pères et mères, ne seroit plus volé comme ils ont estés jusqu’à présent, que l’oisiveté, mère de tous les vices et de tout les désordres, seroit abolis et que le repos public, de jour et de nuit, seroit parfaitement rétablie. Les désoidres à cet égard se sont multipliés vu leur impunité.
Cy Messieurs les juges supérieurs vouïoit augmenter en cette matière les pouvoirs des maire et officiers du corp municipal, ils arrêteroit efficacement les désordres que commettent dans la paroisse un infinité de carrilloneurs de nuit, qui se fiant, à cause de leurs pauvreté, qu’on ne se hasardera pas de les traduires en justice réglées, brisent impunément porte, volets, fenêtres, tout ce qu’ils rencontrent sous leurs mains et par là interromp le repos public.
L’abus le plus notaire et le plus désolant pour la paroisse est celuy du glanage dans le tems des moissons et du ratelage pendant la fenaison. La majeur partie des femmes et des filles, presque toutes en état de travailler à la journée et d’aider dans ces moments les laboureurs, préfèrent le glanage et le ratelage. Ils n’attendent pas que les récolte d’un canton soient enlevés; elles suivent de tout prest ceux qui amassent en tas les foings et qui lient les grains et se livrent à des pillages très considérables, malgré la surveillance des propriétaires et des fermiers, ce qui occasionne dans ceux-cy un dégoût et un découragement dans leur état, d’autant plus qu’ils se voyent menacés par une populace très nombreuses qui se mutines très hautement et compte toujours sur V impunité [mention ajoutée d’une autre plume].
Cet abus énorme doit sa naissance et son accroissement, qui se porteroit à la suite à l’infini s’il n’étoit bien tôt réprimé, à l’impunité dont les auteurs ne cessent de se prévaloir par le deffaut de justice, pour le faire réprimer, sur les lieux.
Tous ses abus qui vins de détaillies sont causes de la décadence et diminutions des laboureurs et de l’apauvrissement de la paroisse depuis plusieurs années.
La communauté désire pour le soulagement des impôts qu’ils supporte et pour les intérest du Royaume que le clergé et la noblesse soit soumis au mêmes impositions que le tiers
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État; elle espère aussi de Sa Majesté qu’elle fera réprimer au plus tôt tout les abus cy-devant détaillies, qui sont cy contraire au bien de la paroisse et qui lui rendent cy difficile, pour ainsi dire presque impossible à exécuter, autant qu’elle le désireroit, la bonne volonté qu’elle a de subvenir au besoin de l’État.
Telles sont les remontrances et doléances qui ont été faites par les habitans de Gondreville le neuf mars mil sept cent quatre vingt neuf . Le présent caillier contient six feuillets , colté et % paraffé par nous , maire de Gondreville, les jours ayent susdit.
Signé : P. Lance.
[en marge] : convenu que le cahier de meme que le procès verbal sera porté à l'assemblée par le Sr Jean Marie Vun des députés , ce qui a été convenu , avons signé.
Signé : P. Lance.
[Signatures] u*
Illisible; Isidore N. Frimont; Remy Voirin; J. Marie; Jhf. Dollo (?); Christophe Simonin; Ducret; N. Duru; Estienne Duprey; Charles Mortal; J. Dollot; N. Bresson; Antoine Détré Simon Chartreux; Illisible; Dongé; M. Denis; Claude Dillet; Louis Remy; B. Augustin; N. Sirey; J. B. Guilleray; D. Laurent; Henry Cordier; G. Guilleray; J. B. Morlet; J. B. Contai; N. Duprey; P. Jeanmaire; Pierre Bary; Nicolas Joly; F. Frimont; Nicolas Biron; D. Friry; François Denis; Jean Louis dis Duru; Nicolas Bary; S. Magniez; Joseph Ditel ; Simon Bary.
MAXÊVILLE 0)
Dép. de Meurthe-et-Moselle, Arr. de Nancy. Cant. de Nancy-Nord. Gén., Int., Subdélég. et Maîtrise de Nancy.
Dioc. de Nancy. Archidiaconé de Nancy. Doyenné de Frouard.
1. Une feuille 420 mm. x 330 mm., pliée, formant 4 pages dont 1 et 4 lignes de texte et signatures, sans cote ni paraphe.
DOLÉANCES - T. IV
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Collateur : Le seigneur. ■ /
Déeimateurs : Le curé.
Feux : 70. Habit. : 391 (1790).
Seigneur : M. Raulin de Maxéville.
Biens communaux : Prés : 7 fauchées.
Impositions : ordinaires 1790. . . . 1.334^ 10 s. » d.
vingtièmes — .... 1.285 12 9
Total . 2.620^ 2 s. 9 d.
PROCÈS-VERBAL Exemplaire imprimé.
Date : 9 mars 1789.
Lieu : en l’auditoire de Maxéville.
Président : Hanry Laurent, maire.
Greffier : J. Sudre.
Député : Jean Messager, sindic.
Signataires : les mêmes qu’au bas du cahier de doléances.
Cahier des plaintes et doléances de la Communauté de Maxéville, près Nancy .
Dans l’espace de vingt-sept ans, la paroisse de Maxéville a été volée trois fois, avec effraction extérieure; son grand éloignement de ce village a favorisé ces vols qui se sont portés jusques sur les vases sacrés. La promiscuité des bois, son emplacement actuel, isolé de toute habitation, favorisera dans tous les temps les vols de cette église; sa pauvreté peut seule l’en garantir.
La communauté est composée de soixante et dix habitans, tous vignerons et par conséquent pauvres. Elle n’a pour tous biens patrimoniaux que sept faulchées de prés qui lui produisent un revenu annuel de cent vingt livres, cours du Royaume, sur quoi il faut distraire le tiers avenant au seigneur du lieu. Ce produit sert à payer le vingtième et l’entretien 4e l’église, ce qui n’étant pas suffisant, la communauté y supplée chaque année par une contribution au marc la livre.