SAINT-GEORGES — SAINT-AMAND
Dép. de Meurthe-et-Moselle. Arr. de Nancy. Cant. de Domèvreen-Haye.
Dioc. de Toul. Archidiaconé de Port. Doyenné de Dieulouard. Collateur : L’évêque de Toul.
Décimateurs : Les Dames de Bouxières pour 1/3 et le curé pour 2/3. Feux : 120. Habit. : 398. Votants : 121 (1790).
Seigneur : Le Roi et pour partie : Dame Marguerite Françoise de Protin de Vulmont, douairière de feu Messire Pierre Nicolas Delalande Vernon, comme jouissante de la garde noble de ses deux enfants encore mineurs, seigneurs en partie de Marbache et de Saiseray St. George, résidante à Marbache.
Biens communaux : Forêts : 1.800 arpents à 400 verges l’arpent. Terres : 41 jours. Pâquis : 100 arpents à 250 verges l’arpent.
Impositions : ordinaires 1790. . . . 1.801^" » s.
vingtièmes — .... 1.038 16
Total . 2.839* 16 s.
Exemplaire imprimé.
Date : 10 mars 1789.
Lieu : .
Président : Jean-Louis, sindic.
Greffier : .
Députés : Joseph Doyotte; Georges Gentaire.
Signataires : les mêmes qu’au bas du cahier de doléances.
Communauté des Saizerays St. George et St. Amand,
distric de Nancy.
Cahier des Plaintes , Doléances et Remontrances que la Communauté entend faire à Sa Majesté.
La Communauté des Saizerays suplie qu’il soit considéré qu’elle est une des plus pauvre de la Lorraine, à raison : 1° de
1. Deux feuilles 430 mm. x 335 mm., pliées, formant cahier de 8 pages dont 4 1/2 de texte et signatures, sans cote ni paraphe.
CAHIER DE SAIZERAIS
sa situation ; 2° de ses charges particulières ; 3° du modique produit de ces terres. Placé entre quatre villages français, les habitants ne peuvent recevoir, ny sortire de l’endroit, sans acquit, les choses même de première néessité, telles que le bois, le vin même, le sable pour bâtiment et autre ouvrages d’artisant, dont la taxe, souvent arbitraire, les exposent journellement à des contraventions commise de bonne foy et par ignorance.
2° outre les rentes seigneuriales, qui consiste en une servitude acquise par une longue possession qui, dans le principe, n’étoit qu’une libéralité en faveur d’un prêtre deservant la paroisse à deffaut de curé résidant, obligé chaque habitant à une redevance annuelle d’un bichet d’avoine avec quelque denier et maille, au profit d’un particulier étranger qui en a fait un terme.
Aussy des droits à payer pour un fours banal qui n’existe plus depuis longues annés, qui est d’une redevance annuel de trois gros barrois par chaque année par chacun habitant, dont le four n’existe plus.
Enfin chaque laboureur doit au seigneur, par chacune charrue, sept bichets et demy de bled, dix bichets et demy d’avoine, un bichet de pois, trois pouls et cinq petits sous, et chaque manœuvre, trois pouls et un petits soûls, le tout péable chaque année au terme de S1 Remy et, depuis le 31 décembre et 21 février de l’anné derniere 1776 (sic), la charue a été fixé par arrest à quarente jours de terre par chacune et depuis ce tems on a obligé les manœuvres qui font cultiver par les laboureurs des lieux à payer un quart de bichet de grain par chacun jour de terre qu’il fonts cultiver, ce qui paroit arbitraire pour les manœuvres de payer des droits d’assieses sans cultiver par eux même; en outre la Communauté paye onze francs huit gros barrois au seigneur pour guet et garde au château de l’Avangarde chaque année; ce droit ne paroit pas légitime.
3° Le territoire des Saizeray, pierreux et sterille par luv même, ne produit encore que médiocrement qu’à force d’engrais, difficile à former par la pénurie total de prairie et de pâture qui empêche de nourrir baucoup de bétail; les propriétaires presque tous étranger enlèvent la plus grande partie des récoltes, et les manœuvres, la plus grande partie sont sans profession, sont obligé à gagner leur vie à la journé et d’autre à travailler dans les bois du métier de bûcheron.
BAILLIAGE DE NANCY
Les biens Communaux qui consiste en bois dont l’administration trop coûteuse absorbe une grande partie du produit, qu’il faut délivrer une somme de cent quatre vingt deux livres pour l’affouage annuel, près d’environ trois quart de corde par chaque habitant; s’il reste quelques arbres à vendre, le prix qui en résulte, déposé à la caisse et qui diminue à raison du tems pour frais de déport, ne suffit pas pour acquitter les charges communes et les dégradation impunie, à defîaut de vigillance, en diminuent notablement le produit, san que la communauté en reçoive des dommages intérest.
4° Cette Communauté, éloigné du chef de la police, qui pourroint empêcher bien des désordres par sa présence ou sa proximité, auroit besoin que la police, au moins provisoire, fut exercé par l’assemblée municipal sauf l’apel au juge ordinaire.
5° La Communauté se trouve surchargé dans les impositions à payer : une somme de onze cent quatre livres, trois sous, pour subvention, mil quarante quatre livres, dix neuf sous, trois deniers, pour les ponts et chaussées, le tout, cours de France, et une somme de trois cent cinquante livres treize soûls, quatre deniers, même cours, pour la contribution à la dépense des travaux pour la confection des routes, pour l’entretien. Seulement la Communauté ne pouvant y subsister, vu qu’elle payent les pont échaussée, outre l’entretien, et en outre la Communauté payent pour vingtième des biens communaux une somme de cent trente deux livres, six denier, au cours de France, ce que la Communauté ce trouve aussi surchargé a cette égard.
La Communauté observe aussy qu’il y a plusieurs particulier, même étranger, qui afferme chaque année le droit de la petites chasses f1) dans les bois, ce qui occasionne pour prétexte ses particuliers à faire des dégradations dans les bois par plusieurs fins, en coupan leur bâton de sauterelle (2), en faisant des sentier, ouvrant les chemain et plusieurs autres dégradations, étans journellement dans les bois, ce qui leur donne autencitité à dégrader sans qu'on s’en aperçoivent.
Du depuis plusieurs année le sel et tabac a été augmenté de prix extrêmement cher. La Coauté supliroit de bien vou-
1. Il s’agit de la chasse aux petits oiseaux, appelée aussi « tendue », très en vogue en Lorraine jusqu’à la fin du xixe siècle.