‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 170 sur 204 · CAHIER DE M AN ON COU RT-E N -VE RM OIS · texte numérisé non relu

CAHIER DE M AN ON COU RT-E N -VE RM OIS

le grais de la Communauté, ce quy occasionne que les pauvre ne peuve pas payer.

5° Que dans toutes les villes, bourg et village, la répartitions des impôts sera faite par les Maire, sindic et greffier du village, conjointement avec six députés qui auron été nommé par les bourgeois en la manière accoutumé pour accompagner lesdit maire.

6° Elle de mande la suppression des sallines qui sont dans la Lorraine, vue la trop grande consommation du bois qu’il causes dans le payis, ce qui fait plus qu’un redoublement d’impôts, vu que enciennement le bois n’étoit qu’à la valleurs de sept à huit livres la corde est qu’à présent elle exède plus que des deux tiers, de sorte que cette consommation faite par les sallines fait que nous payons le bois actuellement vingt cinq et trente livres la corde, tant dits que l’on pouroit à voir le selle de rnere, ce qui feroit un plus grand bénéfice pour le Roy et un grand soulagement pour la Lorraine.

7° Elle de mande la diminution du sel au prix que on le paye dans les payis de Luxembourg, sçavoir à cinq liard, la livre, ettant persuadé que sa me (sic) diminuera en rien les revenue du Roy, à cause de la grande consommation qui s’en fera pour le bétail, ce qui exèdera plus que d’un dixzième la consommation ordinaire et par ce moyen au gomentera plus que du double les revenue du Roy sur cette article et donnera l’aisance au publique de gresser plus facilement leurs bétailles et fera que les maladies seront moins commune sur les bêtes parce qu’il est prouvé bien crairrement que le selle écarte les maladies sur bien des sortes d’animaux, et par la cherreté du selle aux nimaux, à leurs besoins l’on voix touts les jours des habitants des campagne être ruinés par la mortalité de leurs bestiaux, auquelle axidant le Roy peut obvier en donnant le selle à mailleurs prix.

8° La réforme de la ferme général, ce qui est très henereux pour le publique, vue les mauvez procédés qui font rougis journellement les commis et employés d’iceux et la trop grande coutange que cela fait dans le payis.

9° La liberté d’emplanter le tabac tel qu’il étoit anciennement dans la Lorraine.

10° Qu’ils soit de fendue à tous nations juifs de commercer

DOLÉANCES - T. IV

BAILLIAGE DE NANCY

aucun grain qui puisse alimenter l’homme, particulièr rement sur le bled, parce que l’intention de Sa Majestée est de soulager ses peuples, autant que faire se poura et que, sy les Juiffes ont la permission du commerce du bled, les bonne volonté du Roy ne seront pas d’une aussy grand soulagement pour le peuple qu’il le désire, raport que ces gens aussy remplis d’avarisse que d’ambission, malgré que les ordre du Roy delîende les droit d’explextation sur le bled, cette natons aussy malicieuses qu’injuste s’ocuperonts à ramasser les grains par de trop grandes quantité et les renfermeron dans des greniers. Cette peuple (*) ébraïque, n’ayant les richesse quant argents et par des sommes immenses, ne manqueront pas de faire de sy grandes amas de bled qu’il absorberonts la provinces, quoique les grain soit dans le payis entre leurs mains, il ne le relâcheront point qu’il ne soit à un prix exorbitant, de sorte que, pour l’ordinaire, dans la Lorraine, les prix des bled n’étant qu’à quinze et dix huit livres, il est monté en cette année à dix livres de plus, de sorte que les grosse famille, où il y a des sept à huit enfants, le père et le mère, feroit le nombre de dix, sur la consommation de trente reseaux de bled aux moins qu’il leur faut par année, leurs feroit une perte réelle de dix livres par chaque réseaux, ce qui formeroit la somme de trois cents livres; par ce moyen, réduit dans la misère, il se trouveroit incapables de payé les deniers du Roy; il est donc très naissaire qu’il soit defîenduë à cette nations Juifîe, insi qu’à touts autre commercent en bled, de faire des amas de bled plus que pour leurs consommations et ordonnez qu’il en sera faite une visite exate dans touts les greniers, par des commissaire, nommés lors de l’assemblé provintiale, qui ne serviron que pour l’année seulement, cette à dire qu’il ne sera toutes les année nommés d’autres et qu’il leurs sera enjoin sur leurs onneurs est consciences de faire une eaxte raport du bled qu’il auront trouvé dans toutes les maison où ils y auront fait visite. Et que s’il s’en trouve plus que pour leurs consommations de dix huit mois, il seroit obligé de le conduire au halle du plus prochain en droit où il se trouveront et au cats de résidife, ordonner que les dits blés seront confisqué au profits des pauvres et par corps. Sa étant, les

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