‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 175 sur 204 · CAHIER DE PIXERÉCOURT · texte numérisé non relu

CAHIER DE PIXERÉCOURT

Cahier de Doléances de la Communauté de Pixerécourt, remis à ses députés pour êtres présentées à l’assemblée du 16 du courant.

1° Elle représente, la ditte Communauté, qu’il ne posède en propriétée aux cuns biens de Communauté, que presque toutes le ban appartien à M. de Verdun, Seigneur de Pixerécourt, tous le reste du ban appartien à des Mrs défïorrains de Nancy et à quelque habittans du lieu qui posède quelque jours de vignes et de terre arrables, le tous payant de fors cences au Seigneur du lieu; toutes la Communauté sons de pauvres vignerons, qui demande [ces deux mots biffés].

2° Demande que la Lorraine soient établis en bonne états. 3° Elle demande que tous les charges de l’État soient supportées par tous les bons citoiens, sans aux cunnes exemtion, tous les riches propriétaires des campagnes se (r)etient (J) dans les grand’villes pour soustraire aux charges des campagnes. Il seroît à désirer que tous propriétaires supportats les charges local des vilages, où il y a des biens, et approportions de ce qu’ils posède. Le luxe exécissife qui règne dans les villes, més tous presque tous les propriétaires dans le cas d’affermer leurs biens au delà de leurs valeurs, le créancier cultivateur se soutient pandant quelque tems et tombe ensuite dans l’incapacité de bien cultiver.

4° Que les pensions énorms qui s’accordants journellement et qui absortients (sic) la majeur partie des impôts soient supprimé.

5° Que les revenus des évecques et archevêques, abbés réguliers, séculiers et prieuré soient réduite à moitié, et l’autre moitié soit emploié à la décharge de l’États.

6° Que la Lorraine étant mis en pays d’État, l’intendance, devenante inutil à la province, soit suprimé.

7° Que les receveurs généraux et particuliers soient dimunié, supprimé et qu’ils n’y ait une caisse nationalle établis de la qu’ele l’on fera passer le produit de l’impots au trésor royal.

8° Que nulle pensions pour récompenser ne pourons êtres accordée ny payé que du consentement de la tantion (sic).

1 La lettre r est sautée.

BAILLIAGE DE NANCY

9° Qu’il ne pourra être accordées aux cunnes lettres de cachet, qu’ansuite d’assemblées de famille faite par devant le juge royal pour ce qui est des enfans de famille.

10° Qu’au cuns citoiens ne poura être, arrettées pour crime qu’à la charge d’être remis dans les vingt quatre heurs entre les mains des juges naturelles.

11° Que par un abus intolérable qu’antitées de seigneurs jouissants des garrennes ouverte qui dévastant les campagnes et rend inutil les travaux des cultivateurs, et occasionnant de même la cherté des grains, par quoy il est important que la suspression de ses garennes soient ordonnée.

12° Qu’il existe en Lorraine quantitées d’états majors et de gouverneurs, dont les gages et pensions sont ruineux à l’État, demandes que ses places soient supprimé, à l’exception des villes fortifiés et de premiers ligne.

13° Demande la suppression des salines et d’une parties des verreriets, parce qu’ils consomments la majeure partis des bois, qu’il rend hors de prix.

14° La suppression à perpétuittés des corvées que dorénavant serons faites par les troupes.

15° La suppression des banalités des moulins fours et préssoires.

16° La bolition de la mandicité.

17° Que le prix du sel soit dimunié, que les États Généraux doivent faire attentions que notre province souffre baucoup par la grand consommations des bois nécessaires aux salines qu’il renferme.

18° Qu’ils soit permis à tous propriétaires de former des plantations de tabac.

19° La bolition des acquis et impôts et gabelles.

20° Elle recommande à Messieurs les Délégués de se conformer au plan proposé de Mr. le Comte de Custine (*), elle se repose d’ailleur avec sécurité sur les vues de bonté et de justice du Roy.

Arretté à Pixerécourt le quinze mars mil sept cent quatre vingt neuf. Fait double.

[Mêmes signatures qu’au bas du procès-verbal.]

1. Voir t. II de la présente série de Cahiers de Doléances. Cahiers du Bailliage de Dieuze , publiés par Charles Étienne. Appendice, p. 427.

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