‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 202 sur 204 · III. Pour l’ordre du Tiers-État · texte numérisé non relu

III. Pour l’ordre du Tiers-État

M. Régnier, avocat au Parlement;

M. Salle, docteur en médecine;.

M. Prugnon, avocat au Parlement;

M. Regneault, avocat du Roi au bailliage de Lunéville.

Suppléants :

M. Plassiart : conseiller au bailliage de Nancy;

M. Blampain: avocat.

GLOSSAIRE

Admodiateur . . Celui qui prend à Terme un héritage moyennant une

redevance soit en argent, soit en nature.

Bangard .... ou bangarde. Garde du ban. Garde champêtre nommé

par les communautés.

Bouge . Haute cuve en bois que ses dimensions rendent in¬

transportable, où le raisin, déposé immédiatement après la vendange, fermente avant d’être pressuré.

Bouvrot .... Ensemble des terres constituant le patrimoine im¬

mobilier d’une cure.

Breuil . Le pré du seigneur.

Charnage. ... Voir : Rifflerie.

Cherrière. . . . Chemin d’exploitation rurale.

Cinau . Tas de blé non battu.

Committimus. . Privilège par lequel un grand nombre de personnages

avaient le droit de faire évoquer devant une haute juridiction (le Parlement de Nancy, — committimus au petit sceau — ou le Parlement de Paris — committimus au grand sceau) les causes dans lesquelles ils étaient intéressés, soit comme demandeur, soit comme défendeur.

Cosson . Mot lorrain. Marchand ambulant de volailles, beurre

et œufs.

Crûte . Terme lorrain pour désigner la croissance du taillis.

Défensables. . . Taillis défensables.- Taillis assez âgés pour résister

à la dent des animaux envoyés à la pâture au bois. (Voir Guyot, Les Forêts lorraines , p. 107).

Déforains . . . Propriétaires résidant hors de la communauté sur le

ban de laquelle se trouvent leurs propriétés.

Élus . Les « élus » étaient, dans chaque communauté, les

officiers municipaux élus par l’assemblée de communauté et formant en quelque sorte le conseil municipal de nos villages sous l’Ancien Régime. Ne pas les confondre, quand ils sont mentionnés comme « élus » dans les listes de signataires avec les députés, également élus par la communauté pour la représenter à l’assemblée du Tiers-État du bailliage. Ces derniers font généralement suivre leur signature de la mention : député.

Embanie. . . .

Eve chois. . . .

Fondoirs. . . .

Franc- fiel . . .

Franc-vin. . . .

Jurés-priseurs .

Lignes .

Mouture ....

Munier .

Novalles ....

Parcours (droit de) .

BAILLIAGE DE NANCY

La mise en ban (embanie) ou défense de tout ou partie des terres de la communauté consistait à en interdire pour un temps l’accès aux bestiaux sous peine de confiscations et d’amendes.

Appartenant au territoire politique d'un des Trois Évêchés : Metz, Toul et Verdun (définitivement rattaché à la France à partir de 1 648 par les traités de Westphalie pour constituer la généralité deMetz) c’est-à-dire au domaine temporel de l’un des Trois Évêchés qu’il ne faut pas confondre avec le territoire beaucoup plus vaste sur lequel s’exerçait la juridiction spirituelle de chacun des évêques et qui constituait les trois diocèses de Metz, de Toul (celui-ci démembré en 177 7-1778) et de Verdun.

Vilains fondoirs. Trous, excavations, produites dans le sol et les berges par la chute d’eau d’un moulin, au préjudice de la communauté et dont la réfection était à la charge du meunier.

Droit dû par les roturiers acquéreurs de biens nobles en compensation de l’abrègement ou diminution que cette acquisition faisait subir au fief.

Redevance ou ristourne que percevaient les officiers de la maîtrise sur le produit des coupes.

Voir la note 3 p. xxxvi.

Terme de sylviculture lorraine. Sentiers rectilignes d’une largeur de 1 mètre à i m. 50 au maximum tracés dans les bois et servant généralement à à délimiter les cantons forestiers, les coupes ou zones de chasse. S’oppose à tranchée, chemin d’une largeur carrossable.

Prélèvement opéré à titre de rétribution par le meunier sur les grains qui entraient au moulin ou les farines qui en sortaient.

Meunier.

Dimes novalles. Se perçoivent, soit sur des terres nouvellement défrichées, soit sur des terres anciennement défrichées, mais nouvellement chargées de fruits décimables, soit sur des terres remisesen valeur.

Droit réciproque de deux ou plusieurs communautés voisines d’envoyer paître leur bétail sur leur territoire respectif en temps de vaine pâture.

GLOSSAIRE

Rapailles. . .

Réformation .

Regrat. . . .

Remont . . .

Rifïlerie

(ou riflerie). .

Saulcy. . . .

Sollicitation. .

Souille. . . .

Tandelin. . .

Terrage . . .

Tiers denier .

. Bois de médiocre valeur. Terrain broussailleux aux abords d’une forêt (sur ce mot, voir Ch. Bruneau, dans le Bulletin de la Société d' Archéologie lorraine. 1929, p. 78-84).

Nom porté par l'administration des Eaux et Forêts en Lorraine au xvme siècle : Administration et réformation générale des eaux et forêts des duchés de Lorraine et de Bar.

. Bureau de regrat. Lieu où l’on vendait le sel au détail, par petites mesures.

. Surenchère ou majoration de redevance.

Le droit de riflerie consistait à l’origine en une redevance en nature, généralement en grains, prélevée par le bourreau ou exécuteur des hautes œuvres sur les habitants d’une ville le jour où il y était procédé à une exécution capitale. Il s’appliquait également aux opérations d’équarrissage et d’enfouissement des animaux morts dont le soin incombait au même personnage. Et c’est à ce dernier titre qu’il constituait une charge souvent fort lourde pour les habitants des campagnes.

, Comme saulaie. Lieu planté ou naturellement garni de saules.

, Usage si ouvertement pratiqué qu’il était passé à la hauteur d’une institution et qui imposait aux parties de solliciter en leur faveur la bienveillance des juges, moyennant l’octroi « d’épices ».

Taillis, sous bois, menu bois de chauffage.

Hotte de bois plein servant à transporter le raisin ou les liquides. Dans les Vosges (où la vigne fait défaut) on rencontre ce mot pour désigner le réservoir cubique en bois, percé de trous, qu’on immerge dans les cours d’eau pour y garder vivante une réserve de truites.

Droit seigneurial qui n’était qu’un autre nom du champart, ou agrier, ou tasque, et qui consistait par conséquent en une certaine portion des fruits recueillis dans les héritages soumis à ce droit.

Tiers du prix des ventes extraordinaires des bois et pâturages des communautés qui appartenait au roi et aux seigneurs hauts justiciers dans la Lorraine et le Barrois.

Vainpâturer . .

Versenne

ou versaine. . .

Exercer le droit de vaine pâture.

Terre qui se repose après avoir donné deux récoltes*

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