TORCY-LE-GRAND
Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Dieppe ; canton : Longueville. A 17 k. au Sud de Dieppe, sur la Varenne.
Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Pop. : 1738 : 104 f. : 1789 : 84 i‘.
Patron : le seigneur.
Procès-’verral
Assemblée 3 mars 1789, devant G. Tranchard, sergent royal au bailliage d’Arques ; 19 comparants : Nie. Lemoine, Guil. Grenet, J. Beaufils, Al. Gamelin, Ch. Jourdain. Nie. Dubos, J. Grenet. Simon Buquet, P. Héricher, Jac. Bourlet. Nie. Guérin, J.-C. Dolicque, Thom. Blard, Ch. Vibert, Bapt. Couette, P. Vibert, Franc. Marquet, Bapt. Borin, Jac. Gailliard. Douze signatures seulement, y compris celles du président et du syndic Le Tellier, non mentionné.
Députés : Ch. Jourdain, Alex. Gainelin (2).
Cahier des plaintes , doléances et remontrances de la paroisse de T or cy -le- Grand , fait par nous G. Tranchart , sergent royal au bailliage de Caux , siège dl Arques.
La paroisse de Torcy-le-Grand, bourg composé environ de 84 feux, a l’honneur de représenter à S. M., par ses représentants,
(1) Torcy-le-Grand, ou Le Grand-Torcy, était un bourg à marché ; mais ce marché était peu fréquenté, et le roi, en 1779-1780, lui avait, à cause de cela, fait remise du don gratuit en même temps qu’aux Ventes-d’Eawy, Bcllencombre, Pitié. C. f. le cahier de Saint-Martin-de-Veules.
(2) Tranchard, huissier, occupait à Torcy une maison et masure louée 40 1. ; il est imposé à G I. 12 s. — L’assemblée est assez mêlée ; à côté de cultivateurs, comme Guil. Grenet, propriétaire, imposé à 22 1., Jourdain, (ferme de 50 acres pour 800 I.), imposé à 196 1. J. Grenet (50 acres), imposé à 207 I.; il y a un marchand drapier, Al. Gamclin, imposé à 52 I., deux curamliers : Bourlet et Guérin ; 5 tisserands : Héricher, Dolicque, les deux Vibert, Gaillard. Les députés sont un'culti valeur (Jourdain) , et un marchand drapier, Gamclin.
BAILLIAGE D’ARQUES
que ce village, qui parait considérable, par rapport à son marché, ne l'est que par rapport au titre de bourg, que son marché ne procure à ses habitants point autant d’avantages que de charges : les habitants remontrent à S. M. qu’ils paient les droits attachés aux déclarations de boissons, qu'ils trouvent très onéreux, ce que d'autres villages voisins, plus nombreux et plus commerçants, ne paient pas : que ces impôts ne les déchargent d’aucunes autres impositions, soit sur le sel, le tabac, les impositions de taille et de capitation et vingtièmes. (1) Ils ont l’honneur de remontrer qu’ils sont dans la persuation que la partie des travaux pour les routes publiques est mal administrée, en ce que, depuis bien des années, ils paient et ne jouissent point d’un avantage aussi prompt qu’ils auraient dû. l’espérer ; que toutes ces impositions, ci-dessus dénommées, venant à se payer journellement par gradations, tous les particuliers se trouvent aussi journellement fatigués par ces différents paiements et qu’ils aimeraient mieux payer à S. M. un seul et unique impôt, en deux termes, ce qui, selon leurs faibles connaissances,- les gênerait moins et diminuerait les frais de perception.
Telles sont les doléances et remontrances que nous avons l’honneur de faire à S. M., en conséquence de ses ordres, et ce que nous avons signé et remis à nos représentants, ce jourd’hui 3 de mars de l’année 1789, assemblés en communauté, en la manière usitée. Jourdain, Gamelin, Monnier, Dubos, Buquet, Guérin, Guil. Grenet, J. Grenet, Hericher, L..., Mic. Letelier, syndic, Tranchard.