ADMINISTRATION PROVINCIALE
La continuation de ces sortes d'administration est à désirer ; il serait même à souhaiter que toutes les provinces, et spécialement la Champagne, fussent mises en pays d'État ; que chaque province fût abonnée avec le Roi pour la somme qu'elle serait obligée de remettre dans les coffres de Sa Majesté ; l'administration provinciale en ferait la répartition, nommerait un seul receveur pour toute la province qui serait garante des deniers jusqu'à ce qu'ils soient remis au trésor royal ; pareillement un seul receveur pour chaque communauté, qui répondrait également de la recette jusqu'à ce qu'elle [soit] versée dans la caisse du receveur général de la province.
Donner plus de pouvoir aux municipalités : le droit de faire, seules, et sans le secours d'un commissaire, la répartition des sommes auxquelles les communautés seraient taxées ; d'adminislrer les deniers communaux ; de faire seuls les constructions et réparations à la charge de leurs communautés ; obliger seulement les municipalités à recourir à l'assemblée provinciale ou à son bureau intermédiaire pour les difficultés et les contestations.
(1) Sur la mendicité, voir les cahiers d'Âulnay-aux-Planches, page 45, et de Matougues, page 445.
VRAUX 817