Cahiers de jeunesse 18451846 Ernest Renan
MissroN DE Phéxicœ. — Cet ouvrage comprend un volume in»A* de Dugeâ ac U‘xu\etuQ vDiumêiu-roiio, compose ae 70 piancnes, un r.ire h uno lablB üus Munehgg:
Formai grand in-i8.
Conférences d'Angleterre
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ÉTUDES d’histoire RELIOIBUSE
Vie de Jésus, édilioa populaire
Pages uI"I.'I»s
Edition iUustrée, format in-16jesuB.
Ma SŒCR flENRICTr»* i TOl,
En collaboration avec 51. VICTOR LE CLERC
Histoire uttiIaaire de u I rancb au xiv* siècle, 2 volumes grand in-8*.
l'ARIS
CALMANN-LKVY, ÉDITKURS
3, BUE AUBEH, 3
Droits de reproduction et do traduction ntsenès pour tous les [lays, y compris la Hollande.
AVANT-PROPOS
Les Cahiers de Jeim’sse, (que nous publions aujourd'hui, forment un chapiire tout à fait à j)art dans l’œuvre d’Ernest Heiian. Ils constituent un ensemble de neuf cahiers, de même taille, dont l’encre et le papier identiques montrent une composition presque simulhinée. Ces cahiers iwrtent des titres hébraïques et grecs, dont la signilication intime n’a pu être toujours précisée. Le quatrième, Xephthati, est mentionné et expliqué dans les Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse'.
Un seul de ces aihiers était daté, du 7 mars 1846. On a pu, dans la plupart des cas, retrouver la date des autres par les événements (sortie du séminaire, thèses, etc.l dont ils font mention, et les grouper dans un ordre satisfaisant. Le premier, « Moisson », semble inspiré par le cours de M. Le Hir, à Saint-Sulpice, et par des cours de philosophie, préoccupations écolières qui nous ont amenés à le placer antérieurement à la sortie d’Ernest
1. Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse, p. 303-304, in-8", 1883.
AVANT-PROPOS
Hcnan du séminaire, l^s cahiers s'espacent donc sur un assez court laps de temps, de juin 1845 à mai ou juin 1816 environ. Ils sont, en dehors des correspondances, le premier ouvrage sorti do la ])lume do Renan, alors ilgé de vingt-trois ans, et précèdent de deux ans à J5CU près ryliw!!/' de la Science. On trouvera plus d’une parenté de style et d’idées avec ce volume, bien que, dans les sujets très divers touchés dans les Cahiers, exégèse, impressions, souvenirs, aucun ne se trouve traité de la même façon que plus tard. Ces notes quotidiennes d’un jeune homme écrivant seul vis-à-vis de lui-môme, sont donc, par leur date et leur nature même, d’un prix inestimable pour l'histoire de la pensée d’Ernest Renan et la connaissance de son âme.
La publication de ces Cahiers présentait quelques diHicultés. Les éditeurs se sont inqKisé la règle absolue de publier le texte dans toute son intégrité, sans sup[iressions, ni changements. L’orthographe et la ponctuation ont toutefois été rétablies. Ia'S mots par lesquels on a dé suppléer à une lecture tmp dilticile ou à une omission évidente ont été plact'?s entre crochets. Les passages en italique à la fin d’un grand nombre de numéros, rejirésentent les adjonctions, lignes écrites en travers, etc., (ju’on n’aurait i)u introduire dans le texte sans l'altérer. 1.0 mot note, en manchettes, a été ajouté par les éditeuis, en guise île renvoi, (juan taux notes placées au bas de la page elles contiennent quelques éclaircissements et appartiennent aux éiliteurs.
AVANT-PROPOS
Le début de ce premier volume contenait, outre les titres des Cahiers, beaucoup de passages en langues hébraïque et syriaque. M. F. .Macler, chargé de cours à ri'xole des Langues Orientales vivantes, a bien voulu surveiller l’impression et corriger les épreuves de cette partie, sous l'amicale direction de M. Ph. Berger, membre de l’Institut. >'ous adressons à tous deux nos meilleurs remerclments. .M. Jacques Maritain, agrégé de philosophie, a revu les passages philosophiciues. Nous exprimons également notre reconnaissance à M.M. Havet et Bédier, professeurs au Collège de France, Lebèguc,de l'Kcole des Hautes-Études, jwur les savants renseignemcnls dont ils ont éclairé quelques |>assages obscurs.
Les Cahiers conslituant un véritable journal qui suit les différents courants de la pensée, et qui est d’une absolue sincérité, on ne devra pas s’étonner d’y trouvei’ une liberté de style et même des négligences d’expression qui ne se retrouvent pas dans d’autres écrits d’Frnest Benan. On a pensé que cette sjwntanéité même faisait la valeur pour ainsi dire unique de ces dixuments, et leur caractère de confidences intellectuelles a été scru])uleuscment respecté.