SCENE XVI, JACOB, JEANNETTE , LAURENT
JACOS. (
Ah ! çà , maintenant , ii faut songer à coucher ce gareou.
LAURENT
Oh ! ben, si vous voulez , moi , je ne me coucherai pas.
JEANNETTE
Bah.
LACHENT.
Vrai , mam'zelle Jeannette ; j'ai 1' cœur si aise. . . si aise d' contentement , que j' suis sûr de n' pas dormir , ainsi. . .
JEANNETTE
C'est çà , pour avoir la mine longue et les yeux rouges ; j' veux qu' vous dormiez, monsieur , en attendant que vous soyez moa mari.
JACOB
Parbleu , çà sera bientôt fait , il ne faut que dresser un lit.
JEANNETTE
Vous, mon père , allez fermer vos portes ; moi , pendant c' tems* là, j' vas ranger dans c' pavillon , et faire d' la place.
LAURENT
J' vas avec vous.
JEANNETTE
C'est inutile.
JACOB
Allons , de'pèche-toi. . . ( Laurent veut la suivre , il s* établit une
petite lutte pour l'en empêcher. ) Et moi , je vais chercher la grosse
clef pour fermer la grille.
( II entre sous le vestibule de la maison, et Jeannette dans le pavillon y on voit Ambroise descendre le rempart et se diriger vers la grille, )
Laurent , seul.
Tiens , qu'est-c' qui passe donc là ? . . c'est-y pas une figure
d'homme que j' vois ?. . ( Du bruit et des cris dans le p w.)
Eh ben !.. eh ben , mon , Dieu.
jeannette, sortant dit pavillon.
AU ! . , mon père ! . . mon père . . .
JACOB et LAURENT.
Qu'est-ce que c'est?. . qu'est-ce que c'est ?
JEANNETTE
Vu homme ! . . un homme assassiné.
JACOB
Un homme assassiné.
LAURENT
Ali I mon Dieu.
jj5anïtétte , montrant avec effroi.
V\. . . là. . . ( Elle court dans la maison.) M. Calas , au secours, au secours..
{Ambroise se haie de descendre le rempart et vient vers la grille. Jacob et Laurent entrent dans le pavillon» )
SC rJE XVII.
AMBROISE , seul ; il ouvre brusquement la grille et ri avance point.
Un homme assassine clans la maison de mon ennemi ! observons. (77 se tient près de la grille. Jacob et Laurent sortent du pavillon. Presque en même tems la famille Calas accourt avec Jeannette. )