SCENE II
Les Précédens, JÀCOB.
CALAS
Eh bien , Jacob?
Il est déjà âeux heures du matin, ne faites point de bruit : dans le silence de la nuit, le moindre mouvement éveillerait les voisins.
( Il pose sa lanterne à terre.)
calVs.
Edouard a-t-il pu sortir sans être apperçu ?
JACOD.
Oui, mon cher maître. J'ai d'abord, et bien doucement, enir ouvert la porte de la rue; et cachant ma lanterne , je me suis assuré que personne ne passait en ce moment. Alors monsieur Edonard et Laurent se sont glissés hors de la maison; et on ne peut les avoir apperçus.
(Madame Calas et Pauline se regardent avec surprise. )
JEANNETTE , à SOU père.
Pourquoi Laurent s'est-y en allé?
jacob, avec humeur. «
Pourquoi î . . . pour accompagner son maître ... la nuit !
mLP ^ « 2LLES - STAD : —
PAULINE
Edouard nous a quittes, mon père!
niad. calai.
Dans uu moment si cruel !
calas.
Ah! ne l'accuse pas; c'est le modèle c.e l'amitié; je l'ai conjuré d'aller trouver le Pasteur de notre église, et de se concerter avee lui sur le moyens de rendre secrètement les derniers devoirs à notre fils.
Pour que monsieur Edouard et Laurent puissent rentrer sans être
trevens» ; jusqu';\j)ré sent? tout est tranquille dans le quartier, jj Tirant C^tfjH&fi+J Mon cher maître ; je vous en supplie, en attendant
as à-ffigfcJ le retour 3e monsieur Edouard, éloignez- vous de ce vestibule; la vue de ce cabinet est trop pénible pour vous, et sur tout pour madame.
CALAS
Pour elle , oui , ïacob; mais moi,, je dois...
JACOB
Nous resterons, mon cher maître; Jeannette et moi nous veillerons, nous remplirons ce triste devoir ! obtenez que madame et mademoielle prennent du repos!
calas , a sa femme.
Mon amie, Jacob me fait observer qu'il est plus prudent de nous re- tirer dans notre appartement.
Mûd. CALAS.
Ah ! je t'en conjure, laisse-moi près de mon fils!., bientôt... (elle fait un mouvement ven> le cabinet. )
Calas , la retenant.
Non , non, chère e'pouse . . . cette vue est trop douloureuse ! ( Calas faisant signe de le seconder. ) Pauline. . . (
padline , prenant la main de sa mère.
Nous t'en prions, maman; viens, viens dans ton appartement. {Câlins et Pauline emmènent avec peine madame Calas: Jacob se joint à eux pour l'engager a s'éloigner.)