SCENE IV
Les Précédens , LE CAPITOUL , Juges, Assesseurs, Huissiers, etc.
( Au moment où le Capitoul traverse le théâtre , Mad. Calas et
Pauline se précipitent vers lui. )
Mad. calas et Pauline.
Arrêtez ! • . . arrêtez! (Elles tombent à ses pieds. )
jvcob et jeannette, s'y prosternent aussi. Grâce î grâce pour notre maître.
LE CAPITOUL
Que faites-vous, madame?
Mad. CALAS.
Mon époux fst innocent?... Nous le jurons par tout ce qu'il y a «le plus sacré !. . . au nom de ce Dieu , qui vous jugera vous-même , ne consommez pas la plus horrible injustice!., n'en croyez pus un imposteur, un monstre exécrable... ah ! ne condamnez pas 1« plus vertueux des hommes. . . mon époux !...
PAULINE
Mo père . . .
J/< < JEANNETTE
Grâce]
LE CAPITOUL
Relevez-vous', Madame, {aux Juges. ) Messieurs, rendons-nou« au Conseil.
v^ Edouard , se contenant avec peine»
%-CrueI.
fylail. Calas , Poutine. , Jacob et Jeannette se relèvent avec consternation . )
LE CAPITOUL
Les larmes^ ni \cy menaces ne peuvent rien sur nous ; nos opinions sont formée*, rieg& ne doit les changer... Allons ou condamné, vous connaître/, bientôt le sort de votre epousjj^ quelqu'un de sa suite. )iJe permets à l'accusé d'attendre dans celte salle qui doit rester ouverte à sa famille, {aux Juges.) Allons,, messieurs.
( Tout le cortège entre dans la salle du Conseil. Les soldats se forment en pelotons y le peuple se retire; et l'officier , en congédiant les soldats par l'une et Vautre galerie , donne des ordres qui indiquent qu'on va placer des factionnaires aux portes extérieures. Ambroise suit tous les mouvemens , empressé de sortir et regardant avec crainte la famille Calas. Celle-ci est plongée dans la stupeur. )