LAU^,E^T
Pardi ! . . . s'il est ensorcelé. . .
JEANNETTE
Pour moi , j' suis sure qu' c'est queuqu' malin toar, queuqn' macliinaiicns d' la part de c' méchant Ambroise ; et ia preuve d" ca , c'est qu'il a l'air de s" caclier pour v'nir voir not' jeune homme; qu'il a toujours peur d' rencontrer queuqu' aul' personne d' la famille; et qu'à son air en d'ssous , ou voit qu'y a là-d'dans du mystère, du niic-macl
( Amhroise descend la montagne , et voyant la grU/e ouverte, il entre et s'avance lentement en regardant d'un air d'inquiéiude. )
set NE ÎW
Les Précédens, AMBROISE.
JEANNETTE, continuant de parler , sans voir Ambroise. Tiens, j' voudrais poiîr queuqu' chose qu' tu visses c' vilain caffard , avec son regard faux , sa bouche qui fait semblant d' rire , seâ révérences jusqu'à terre, ti sa ûgure d' réprouvé, malgré son air patelin . . .
iMBROiSE , s'an'etant a quelques pas de Jeannette , et saluant bien bien bas avec un air doucereux.
Boujoar, ma chère tnfani.
^iLkyS)LJTE , se retournant.
Ha!
AMBROÎSE.
Comment , Jeannette, est-ce que je vous fais peur? je n'ai jarr.ais que des desseios honnêtes , des iniontiouspurcs.
JEANNETTE
Ça s' peut ben , Monsieur.
ladrot , quiVcjcamine.
Mam'zelle Jeannelie , c'cst-y pas lu vot' moa?ieur Ambroise ?
JEA> NETTE.
Oui : r'garde-te ben.
Jean Calas. B
LAURENT
J' l'ai r'connu, rien q Ta sa façon.
AMBP.OISEi
Voire jeune noaitre est-il visible?
JE\NNETTE.
Ma fin ! monsieur, je n' sais pas. Si vous voulez entrer dans la maison. . .
, AMBIÎOISE.
Moi , moi. . . je préfère l'altendre ici. Veuillez seulement lui dire qu'Ambroise, son ami, s'est rendu à son désir.
JEANîstTTt:.
Ah ! c'est noi' jeune maitre qui vous ij'mande ! j' s<ft\$> tout d'huile ly dire qu' vous êtes là.
t-AURFis T , à parL A-i-y htçn la mine fausse.
jeaniSÇTtk , à Inclurent. Viens, yieqs, Laurent; je i)' yeux pas qu' ly restes aveq c't ho^nme-là.
LACREWT.
Pardi ! j' n'ai garde ! (Il reprend son paquet , son bâton et entre avec Jeanelte dans la maison. )