SCE^^E V
Mad. CALAS, EDOUARD , AMBROÎSE , PAULINE, JACOB,
JEANNETTE
PAULîxr:.
Ah/ ma mère , conservons encore respérance.
( Pauline et Edouard clurchent à l'emmener. )
A:MEr.o!SE, à part.
Grâce au ciel , je puis sortir. . . Je n'ai plus ia force de supporter leur aspect. ^11 cherche à s'éloigner. )
PAULINE
Allons au devant de mon pève.
TOCS , avec indignation , appcrcevant Amhroise. Arabroise. . . { Il se trouve cerné de tous côtés , et son trouble ie rend immobile. )
Mail CALA*.
O ciel ... il est devant mes veux.
^ . KDOUAr.D.
Quoi / tu oses affronter les regards de «es victimes ?
Mad. CALAS.
^ Execrahîe calomniateur:... viens-tu l'abreuver du sang de mo« époux douvient ta haîne impie?... d'où vient ta rage abominab,e f... que t a fait Calas ? moi ; celle fille infortunée ?. . est-oc 1 enter qui t envoyé pour exterminer ma famille ?
AMBROiSE , dans le dernier f rouble.
Madame. . .
Mad. CAî Ag.
P ,^^'i *^j f "^ l'Y «^^ ««^^"56 Tinnocent ! . . . c'est toî qui le traîne à i echataud /. . . c est sur toi que retombera son sang • et nos cri, dedou.eur, nos malédictions et les foudres de Dieu le poursuivront jusqu au tombeau.
TOUS
Oui, jusqu'au tombeau!
AMBr.oîSE, éperdu. '
Laissez-moi m'ëloigner.
^■^ovAnn, le po'irsitii'rin!.
^ f^on, tu dois les attendre!., ion supplice commence avec celui oe ta victime; mais le sien va devenir le triompbe du juste, tandis que le tien se prolongera dans les borreurs de leternité !.. Les remords vengeurs l'y ponrsinvront sans relâche ! . . Tu verseras jour Cl nuit deslarmes de sang!., et quand tes yeux se fermeront à la lumière alors la main de Dieu te livrera aux éternels supplices, et les malediciions célestes retentiront encore dans l'éternité! AMBPoiSE ^ Jlij-ant.
Grand Dieu !.. laissez- moi !.. laissez-moi l!.
î^i-'d. CALAS, le poursuivant.
Malédiction !.. malédiction ! . . .
. , TOCS.
Oui, malédiction sur toi!..
( Il fuit dans ùï dernière épouvante. Calas , conduit par quelques gardes, paraît sur le seuil delà chambre de Juslice. )
PAULINE
Ab ! voilà mon j.ère!
JACOB et JEaNNETTK.
Mon maître!
( Tout le monde court à lui; on l'amené , on l'entoure avec toutes les marques du respect et de l'amour. Les soldats se retirent. )